Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Welcome!

Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

***

Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


Vous cherchez un article en particulier? Par ici!


...ou par-là!

Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Les Nombrils, Tome 6: Un été trop mortel
--> par Maryse Dubuc et Marc Delaf
 « La vie est cruelle. Et après? » Tel est le leitmotiv de cette bande dessinée québécoise  que je retrouve avec plaisir après deux ans d'attente. Ah, Les Nombrils, c'est une bédé qui pour moi est bien plus que ce dont elle a l'air. Malgré ses couvertures colorées et son titre à la typo bien girly, c'est tous public, culotté, et parfois un poil politiquement incorrect. Et jamais moralisateur, bon point que j'accorde à une série dont le principal public sont les adolescentes.



Les aventures rocambolesques de ces pestes nombrilistes, je les ai suivies durant trois tomes en les trouvant
«juste sympathiques », avec néanmoins un humour corrosif et grinçant. Les Nombrils, c'est une comédie humaine qui, malgré un trait exagéré (le fameux principe de la caricature plus vraie que nature) a toujours su faire écho à des situations réalistes (et j'oserais même dire, parfois personnellement vécues). Mais c'est au quatrième tome que j'ai accroché pour de bon, avec une histoire prenant une ampleur inattendue. Et depuis le cinquième, on nage en plein thriller...

Avant d'aller plus loin, je préfère réitérer mon avertissement:




Une série évolutive

Commençons par signaler que nos héroïnes ont légèrement changé au niveau physique. En dehors d'un petit relooking saisonnier, Karine semble enfin avoir atteint la puberté et n'a plus autant une silhouette de spaghetti, pendant que les mèches de cheveux de Vicky ont pris du volume et n'ont plus l'air de tortellini. En revanche, Jenny est toujours une nouille, nous ne quitterons donc pas le rayon pâtes.
Cette évolution graphique sied à une série qui a tant progressé depuis sa création: toujours en suivant la formule 
«gag d'une planche», chaque tome contient maintenant un fil rouge, une histoire que l'on suit comme un feuilleton. De la série de gags potaches des débuts, nous sommes maintenant plongés au cœur d'un scénario complexe, toujours plus mature, avec des personnages à la psychologie bien calculée qui grandissent et évoluent.

Ce tome se démarque des précédents en ce que chacune trois filles vit une aventure de son côté, indépendamment des deux autres...du moins, c'est ce que l'on croit, car plus on approche de la fin, plus toutes ces sous-intrigues s'imbriquent comme des pièces de puzzle. Comme d'habitude, on démarre dans une ambiance légère, avec des vacances à la plage (et Vicky qui commet LE caprice en trop) pour terminer avec les personnages aux prises avec un serial killer...


Ouh, un cahier de la mort...mais alors, c'est vrai, Albin est bien Kira!

C'est aussi l'occasion d'une grande première: le mot
«nombril» a été prononcé par un personnage, ça n'était jamais arrivé avant!

A comme Albin, et V comme Vicky

Car ces deux personnages sont les protagonistes principaux de ce volet, d'autant plus qu'ils se livrent une véritable guéguerre (d'influence) vis-à-vis de Karine, l'éternelle victime prise entre tous feux depuis le premier album. Et se feront tous les deux bien remettre en question.

Le premier, introduit brièvement dans le tome 4 Duel de Belles, est de loin le plus sombre et mystérieux de la bédé et a beaucoup contribué à amener celle-ci dans un
ton plus polar par son passé trouble et son attitude décalée (et pour tout dire un peu flippante). S'il y en a bien qui fait douter le lecteur sur ses véritables motivations, c'est lui!  Est-il bon ou méchant? Va-t-il faire passer Karine du côté albinos de la Force? Que veux-t-il dire au juste par «Je vais faire un monde meilleur» ? Et dernièrement: va-t-il vraiment tuer Vicky? Nous découvrirons enfin ce qui peut bien se tramer sous cette tignasse lactescente...
La seconde, Vicky, est la plus chienne des trois héroïnes, mais en même temps la plus fragile, sans arrêt rabaissée par des parents qui l'ont éduquée sur la voie de la putasserie. C'est le genre de fille qui te donne en même temps l'envie de lui démonter la tête à coup de pelle et celle de la serrer dans tes bras pour la consoler. Dans ce tome, elle va vivre quelques péripéties qui changeront définitivement sa manière de voir le monde. Elle connaîtra des désillusions, la solitude, la frayeur, une bonne fessée, le bonheur,...ainsi que ce sentiment étrange qui lui était jusque là inconnu et qui prouvera que oui, il y a bien un cœur qui fait boum-boum au-dessus du string qui dépasse! Peut-être que finalement, en va en tirer du bon, de cette euh...pitoune? poupoune? guidoune? (sorry, j'ai pas fait québécois seconde langue, moi!)


Barbie Vs Punkette

Qui dit nouveau tome, dit nouveaux personnages. Et ceux de cette fournée sont pour le moins truculents, et prometteurs de rebondissements. Il y a d'abord Jean-Francky, un beau maître-nageur dont Jenny s'éprendra (enfin, surtout de ses abdos). Et si les conquêtes de la belle rouquine n'ont jamais été des lumières, celui-ci présente la particularité d'être encore plus stupide qu'elle (si si, c'est possible).



Mais surtout, il y a les nouveaux voisins de Vicky. Une famille identique à la sienne, dont le fils James, un blondinet BCBG rêvant de devenir avocat comme son pôpa. Vicky et sa sœur aînée, l’insupportable Rebecca, se disputeront ce beau parti.

Et puis, il y a Mégane, la punkette gothique en pleine rébellion, qui se retrouvera coincée dans le même camp d'anglais que Vicky et la fera tout bonnement tourner en bourrique...et lui fera tourner la tête!



Rien à dire, je suis déjà conquise par cette nouvelle-venue, et j'attends de voir ce qu'elle va apporter par la suite!

Méfiez-vous des discrets...

Les auteurs ont aussi l'art d'introduire l'air de rien un personnage dans un tome, pour mieux le développer dans le suivant. Mélanie et Albin ont débuté ainsi. Ce coup-ci, celui qui y a droit est utilisé pour enfin révéler la réponse à l'énigme
«Qui a poussé Mélanie du haut du pont?». Depuis deux ans, tout le monde est persuadé que c'est Albin, notamment à cause d'indices auxquels je n'ai jamais cru à la fin du tome 5. Et puis, le mec qui veut se venger de la société qui l'a toujours rejeté et qui tue des gens, c'est un peu faisandé. Mais je n'ai pas vu venir la résolution, et j'avoue que c'est bien trouvé: non, pas Albin, mais un mec qui a de nombreux points communs avec lui, mais qui a fait un choix différent. Car se sont nos choix qui déterminent ce que nous sommes.




Et Coconne 1ère?

Parce que cette bédé, c'est aussi de l'humour désopilant, et ça, elle le doit à Jenny, une cruche de classe intergalactique. Même dans les moments les plus dramatiques, elle parvient à sortir une réplique totalement à côté de la plaque, ce qui allège le tout (sans pour autant briser la tension). Au menu: elle confond un albinos et un albatros, un exorcisme et un exercice, et croit que finir son assiette (par politesse) signifie qu'il faut aussi manger l'assiette-même...


Quiproquos et humour grassouillet comme je les aime

Notre jolie rousse est en forme, même si sa sous-intrigue est la plus faible de l'album (il en fallait bien une): elle sort avec un bellâtre abruti, mais se rend compte qu'elle est attirée par le mec moche et complexé (Hugo, un autre personnage secondaire mis en valeur) qui l'aime aussi pour sa beauté intérieure (et qui accessoirement n'a pas le QI d'un bulot, lui), quel dilemme!

Bref, encore un album excellent. Et désormais...



Avant, j'aimais Albin/Karine, mais puisque la miss préfère visiblement l'autre couillon barbichu, c'est sans espoir...

Sinon, je suis la seule à avoir cherché si le blog hugoestunegrossemerde.com existait vraiment?

Ecrit par Campanita, le Mercredi 16 Octobre 2013, 11:09 dans la rubrique "Critiques 9ième art".


Commentaires :

  Soudy
23-08-15
à 15:18

Moi aussi...

Rassure-toi, j'ai cherché a savoir si le blog hugoestunegrossemerde existait :(.
Deception...

  Campanita
Campanita
23-08-15
à 23:03

Re: Moi aussi...

Ha ha. Enfin, comme je me suis entretemps attachée à ce personnage, je suis plutôt rassurée de ne rien trouver de méchant sur lui.