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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

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Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


La Passe-Miroir, tome 2: Les disparus du Clairdelune
--> par Christelle Dabos

Le clan des Dragons est presqu’entièrement décimé, et Ophélie, récemment promue vice-conteuse à la cour de Farouk, doit monter sur scène pour divertir le terrifiant esprit de famille. Tout en étant aux premières loges pour observer les haines et les complots qui se cachent sous les illusions pétillantes et dorées de la Citacielle. Des personnalités influentes du Pôle se mettent à disparaître mystérieusement et notre héroïne se voit chargée de l’enquête. La situation s'intensifie quand elle reçoit des lettres de menace s'adressant à elle au nom de Dieu (ni plus ni moin !). Dans ces conditions dangereuses, peut-elle seulement compter sur Thorn, son fiancé toujours aussi énigmatique et acariâtre ? Et puis, il y a toujours le Livre de Farouk, dont l’union des talents de liseur et de chroniqueur devrait révéler les secrets.

Ça y est, vous pouvez me compter parmi les fans de cette saga. La preuve : j’ai déjà terminé le tome suivant (la rédaction de cette critique passait après mon avidité à lire la suite) et j’ai fait un tour sur DA pour trouver des fan arts (j’en ai même vu un avec Thorn et Archibald qui se font des bisous…sacrées fangirls !). Sinon, j’ai récemment visité un atelier de restauration de documents anciens, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la tante Roseline.

Plus concrètement, j’ai trouvé la première partie, intitulée « La conteuse » assez lente et détachée du reste, au point que je me suis longtemps demandé pourquoi ça ne faisait pas partie du tome 1 (sans doute parce que ça aurait mieux respecté l’unité de lieu). Pourtant, un élément qui y intervient sera réutilisé à la fin et pour le coup, j’ai entendu le coup de feu tiré par le Fusil de Tchekov (euh non, il ne s'agit pas du rédacteur en chef du Niebelungen). Il n’empêche que j’ai cependant eu du mal à entrer dans cet arc de la conteuse. Comme bien souvent, il m’a fallu le Poudlard Septentrion Express pour pouvoir embrasser la magie du récit. Y’a rien à faire, tout est toujours mieux quand il y a un train.

Côté personnages, mon sentiment est dans la continuité de celui que j’avais exprimé pour le tome précédent, que ça concerne les nouveaux comme les anciens : au-delà de tout stéréotype, aucun n’est mono-dimensionnel ou complètement détestable. J’aurais peut-être une micro-réserve pour les cousins maternels de Thorn mais ils apparaissent peu et ne seront plus mentionnés (peut-être dans le tome 4 ?), je ne saurais donc vraiment me prononcer. Pour ce qui est de Thorn lui-même, j’avoue de plus en plus m’attacher à lui. Il a toujours un caractère d’ours mal léché et fera douter de la qualité de ses intentions plus d’une fois, mais il ressort à la fin de ce deuxième tome qu’il est foncièrement bon mais juste complètement handicapé sur le plan social. En fait, avec sa rigueur, son amour de l’ordre, sa méthodicité et sa manie de ne jamais s’embarrasser de fioritures, il me fait penser à Sheldon Cooper si celui-ci était dans une série où les gens différents sont traités comme des humains et non comme des sujets de fascination pour les gens normaux. Chaque fois qu’Ophélie l’enguirlande (pour des raisons légitimes), loin de se fâcher, Thorn l’écoute et intellectualise le problème, le tout en affichant un visage impassible. Leur couple me laissait sceptique à l’issue du tome 1 (ce qui n’aurait pas été un mal), après celui-ci il m’apparaît comme évident qu’ils tiennent énormément l’un à l’autre et sont prêts à se défoncer pour lui. Simplement, ils n’en oublient pas les priorités, les mises au point, et ne se surnommeront jamais « mon canard en sucre ! ».

En dehors des chapitres classiques empruntant le point de vue d’Ophélie, l’auteur nous gratifie de « bribes », des interludes se déroulant avant la Déchirure et mettant en scène les futurs esprits de famille, dont un certain Odin, pourtant inconnu au bataillon (bien que ça ne soit pas très difficile de deviner de qui il s’agit). Cette histoire en filigrane débouchant sur le véritable secret au cœur de l’univers de La Passe-Miroir, avec un deus ex machina incroyablement littéral, un nouvel ennemi redoutable, et toujours plus d’interrogations.

Tome 1 : Les fiancés de l'hiver


Tome 3 : La mémoire de Babel

Ecrit par Campanita, le Mercredi 30 Mai 2018, 12:00 dans la rubrique "Critiques bouquins".


Commentaires :

  Cari
Cari
25-08-18
à 14:46

J'ai bien aimé le coté enquête du truc et à quel point Clairedelune n'est que de le poudre aux yeux. Par contre, Archibald m'a fait mal au cœur à la fin, je l'aime bien, Archie. J'ai également apprécié le sang froid (ou le coup de folie) d'Ophélie face à Farouk.

J'aime bien l'apparition des dieux mythologiques aussi . 

C'est définitif: j'aime le caractère de Thorn, ce mec est droit comme un i et d'une rigueur qui me plait beaucoup.