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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

***

Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


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...ou par-là!

Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Les Nombrils, tome 8 : Ex, drague et rock'n'roll
--> par Dubuc & Delaf



 

Rien ne va plus à Nombrilopolis (nom de la ville où se situe l’action donné par moi, copyright Campanita, pas touche...je plaisante). La fin du tome précédent, en particulier le Sweet Sixteen de Vicky, fut une vraie boucherie sentimentale, où nombre des couples établis ont éclaté, ou du moins été mis en difficulté, des amitiés furent compromises et une famille s’est désagrégée. Personne ne fut épargné, certainement pas les lecteurs qui refermèrent l’album tous tourneboulés pour aller errer dans de sombres et brumeuses forêts, l’air hagard et le regard éteint. Ou c’était juste moi ? Ah.

Si ce nouveau tome se conclut sur des notes plus positives (et par « positives », il faut comprendre « douces-amères », ce qui est toujours mieux que le massacre susnommé), ne tombez pas dans le piège de croire que les émotions fortes vous seront épargnées.

Will et Kate (sic !) les parents de Vicky, se séparent suite à la découverte de l’infidélité de monsieur. Sa fille cadette et lui s’installent avec sa nouvelle go, qui en réalité est aussi une ancienne maîtresse puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de Jennifer, la mère de Jenny. Les deux adolescentes, jadis meilleures amies désormais pires ennemies, se voient obligées de vivre sous le même toit et même de partager leur chambre. Considérant chacune que l’autre a ruiné sa vie, la guerre est déclarée entre les deux bimbos. Et croyez-moi, ça va être velu....enfin euh...

Le puissant Will ruiné par le père de Mégane (la punkette pour qui Vicky éprouve toujours un amour qu’elle n’assume pas), la petite smala recomposée ne roule pas sur l’or et notre jolie métisse s’accoutume mal à sa nouvelle existence de pauvre quelle horreur. Si Vicky n’est pas prête de sortir du placard, Jenny est de son côté loin d’avouer en public qu’elle aime Hugo, le gentil garçon en surpoids qui l’aime en retour (et pour autre chose que son physique), car cela nuirait à sa popularité de Miss Univers locale d’être vue avec lui. Hugo, malgré ses sentiments, refuse d’être le bouche-trou d’une fille superficielle (et on le comprend, te laisse pas faire, Hugo !).

Et ce n’est pas à l’école que les deux bombasses trouveront du réconfort, car Karine, l’ancienne victime qui leur servait de serpillère à merde paillasson au début de la série, a renversé la vapeur à son avantage. Devenue célèbre grâce au groupe d’Albin (que Mégane a rejoint entretemps en tant que bassiste), celle dont tous se moquaient est maintenant une star adulée, son nom étant sur toutes les lèvres. Ce qui a bien entendu le don d’agacer ses amies et anciennes tortionnaires, surtout Vicky qui développe une véritable jalousie à son encontre.

Après avoir léché le sol, Jean-Brian fut hospitalisé en urgence. On ne sut jamais quelle saloperie il avait avalée, mais on ne le vit plus jamais dans Les Nombrils. Une rumeur raconte qu’il ferait des caméos dans d’autres séries publiées dans le journal Spirou, telle Les femmes en blanc (ou Pierre Tombal).

Il ne faut pas croire pour autant que tout est rose pour la grande asperge. Les Albinos ont le vent en poupe et s’apprêtent à enregistrer leur premier album, qu’ils mettront en compétition pour le prestigieux Prix Révélation. Mais en plus de subir la pression de leur maître esclavagiste producteur (qui ressemble toujours à un farfadet maléfique avec une cravate hideuse), ils devront composer avec la concurrence des Underdogs, un autre groupe montant, rivaux des Albinos jusque dans leur chara-design. Surtout Xander, leur leader, dont le charme (inexistant à mes yeux mais mon avis est loin d’être partagé par les jeunes lectrices) ne laisse pas Karine indifférente... Sans oublier que l'ombre de Vinko, l'ex-bassiste tueur en série, plane toujours au-dessus de la carrière de ses anciens amis qui lui doivent en partie leur succès grâce au buzz médiatique. Question sentiments, si on a la joie de constater que la miss semble avoir ENFIN tourné la page Barbichu, elle est toujours confuse quant à ce qu’elle ressent pour Albin. Celui-ci a beau dire sincèrement l’aimer, elle ne peut cependant pas lui pardonner les manipulations dont elle a fait les frais par le passé. D’autant plus qu’ils sont en désaccord sur leurs ambitions professionnelles : Albin veut utiliser la musique comme une arme contre les intimidateurs et faire passer un message fort ; Karine, même si elle refuse de l’avouer, veut d’avantage profiter de sa gloire naissante. Reste à voir ce qu’elle est prête à accomplir pour avoir tous les projecteurs braqués sur elle. En tous cas, ce n’est pas elle qui va fomenter un coup retors digne d’Albin ou de Vicky...n’est-ce pas ?

 

 

Par la Kawasaki Ninja de John-John !

Que cela est bon de les retrouver, ces chipies nombrilistes, surtout après trois ans d’attente (quoi les Vacheries ? Mais c’est pas tout a fait pareil !)

Dans ma critique du tome 7, j’exposais quelques griefs (qui ne voulaient en aucun cas dire que je ne l’avais pas apprécié du tout). J’espérais donc que ce Ex, drague et rock’n’roll rectifierait le tir, mais qu’en est-il ? Eh bien, couci couça. Commençons d’ailleurs par là, histoire d’évacuer les points négatifs :

J’avais trouvé que le format « gags d’une planche » était de moins en moins en adéquation avec la complexité de l’histoire racontée, bien que je puisse comprendre l’intérêt qu’on puisse y trouver (mais le spin-off Les Vacheries des Nombrils était parfait pour l’exploiter). Ce tome est dans la continuité de son prédécesseur, cependant ce problème m’y a beaucoup moins gênée, notamment durant les épisodes centrés sur les Albinos qui, j’ai l’impression cherchent moins le gag à tout prix et basent leur force autre part que dans la chute. Il y a néanmoins toujours quelques passages forcés (genre celui où Vicky promène Jenny comme un chien it makes sense in context). Cela n’empêche pas l’humour d’être présent, et il est extrêmement efficace, mais encore une fois, ce n’est pas à la conclusion des planches que je ris le plus.

J’avais aussi quelques soucis en ce qui concerne Albin. D’abord, sa dépression, dont la guérison tagueulecestmagiquesque m’avait laissée pantoise. Vu que le sujet n’est pas même évoqué une seule fois durant ce tome 8, j’en déduis que je ne dois plus rien espérer de ce côté là (mais bon, j’attends toujours que Karine découvre que ce sont ses amies qui ont tenté d’empoisonner Mélanie dans le tome 4, quand bien même je sais cette attente vaine), que je n’ai plus qu’à combler les trous avec mon imagination: on va dire qu’Albin a guéri tout seul dans son coin, que cette guérison a été compliquée, et qu’il a menti avec le coup des anti-dépresseurs pour éviter à ses proches de s’inquiéter pour lui. Ce qui correspond pas mal avec son côté « Je porte toute la misère du monde sur les épaules » en fait. Et Karine et les autres n’y ont vu que du feu car ils n’ont jamais été dépressifs enfin, Karine l’a probablement été dans le tome 4 mais chut !

Ensuite, il y a cette arèdjî d’Anna, qui n’est pas mentionnée non plus, malgré le beau bordel qu’elle avait amené avec elle. Je suis loin d’être fan du personnage (à vrai dire, j’ai bien envie de la balancer au milieu du ring de Bruxelles à l’heure de pointe), mais elle avait le potentiel d’être la Yandere-Chan des Nombrils et il y a moyen de faire de la bonne littérature avec son cas. D’autant plus que je me demande toujours ce qu’il s’est passé après que Karine ait quitté l’appartement (et espère de tout coeur qu’Albin est parvenu à la repousser. On oublie facilement que ce genre de choses n’arrivent pas qu’aux filles...).

Et enfin, je trouvais que les terribles révélations sur le passé du cher guitariste albinos, en plus de rendre ledit passé surchargé (surtout que depuis, il a été révélé lors d’une tribune qu’il était encore plus jeune que je le pensais), donnaient à penser qu’on cherchait à noircir le personnage le plus possible afin de le présenter comme un salaud intégral dont Karine était la pauvre petite victime sans reproche. Ici je suis plutôt satisfaite : si Albin n’a pas accompli l’acte de rédemption que j’espérais, au moins il est montré comme gris, avec ses mauvais aspects certes, mais aussi avec les bons. Et d’autre part, Karine n’est plus cette sainte à qui il arrive malheur uniquement parce que tous les autres sont des vilains méchants, mais quelqu’un de bien moins pur qu’on le croyait. J’avoue que cela m’a fait un bien fou !

Oh, et puis, où qu’elle est passée Lizon ?

Bon, j’arrête de râler, parce que ce nouvel album est juste une tuerie. Enfin, non, c’est plutôt un gâteau, avec tous les ingrédients qu’on aime dedans et dont on se resservirait volontiers une part une fois la lecture achevée, mais c’est fini, naplus ! Il y a du suspens, de l’humour, de l’émotion, des coups de théâtre, des coups tordus et des personnages qui évoluent, se révèlent complexes et nous surprennent à chaque fois. Tout ce beau monde a des profondeurs cachées...mais elles ne sont pas toujours très reluisantes, ces profondeurs. On répond à certaines questions, on en laisse d’autres dans le vague, et la fin est encore une fois une succession de scènes inattendues qui redistribueront les cartes entre les différents protagonistes et produira du fuel à fanfics et à théories pour les acharnés de la fanbase. Aussi, au risque de me répéter de review en review mais ça reste important de le signaler, le dessin de Delaf devient de plus en plus beau avec le temps (pas que je trouvais ça moche au départ, hein !).

Mais si chacun et chacune a sa petite histoire et trouve sa place sur l’échiquier d’une intrigue aux petits oignons, celle qui se démarque et étonnera le plus le lecteur est Jenny. Si les deux co-vedettes de la bédé que sont Karine et Vicky ont leur lots de fans avides de les voir progresser et se débattre dans leurs aventures mouvementées et leurs sentiments confus, Jenny était un peu la laissée pour contre, la clown de service ; sa stupidité crasse et l’innocente cruauté qui en découle étant un des principaux piliers de l’humour nombrilesque. Elle a beau être le personnage le plus iconique (c’est par exemple elle qui est choisie par un autre dessinateur pour représenter la série dans le numéro spécial Spirou Vs Fluide Glacial), elle reste celle dont on attend surtout de détendre l’atmosphère par ses nombreuses bourdes et sa mécompréhension d’à peu près tout ce qu’on lui dit (mais toujours de la façon la plus hilarante). Ce qu’elle accomplit avec brio, au passage. Mais à part ses conditions de vie désastreuses avec une mère alcoolique et un cadre précaire (et encore, ce problème est désormais réglé depuis le tome précédent), Jenny n’offrait pas grand chose pour inciter à la prendre en pitié et lui souhaiter un meilleur destin. Même son love interest Hugo a l’air aussi chiant que Dan sur le papier (mais contrairement à ce dernier, je ne peux m’empêcher de le trouver adorable).

Documentaire sur les escargots. En tous cas, niveau bave, le compte y est.

Si la couverture semble indiquer que Karine se taillera la part du lion, ne vous y fiez pas : c’est bel et bien Jenny qui est sous la lumière des projos, cet album est le sien. Elle y connaîtra la période sans doute la plus dure et déprimante de son existence mais c’est à cette occasion qu’elle pourra progresser, pour finir par être celle dont le triomphe sera total dans la conclusion (là où ce sera une victoire en demi-teinte pour Karine et un fiasco total pour Vicky). Le parcours de Jenny est lui aussi très inattendu, que ça soit le début de sa descente aux enfers (où ce qui dans Le donjon de Naheulbeuk n’est qu’un gag sur la nunucherie de l’Elfe est ici présenté comme l’équivalent d’une mise à mort et de façon tout à fait crédible), ou le remède (là où ses deux copines ont besoin d’un(e) Manic Pixie Dream Boy/Girl pour retrouver confiance en elles, la rouquine puisera sa force ailleurs).

Une chose est certaine, après votre lecture, vous ne verrez plus Jenny comme la coconne juste bonne à vous divertir par sa bêtise!

Avec Vicky, en revanche, l’effet est inverse. Elle nous avait émus dans les tomes précédents, nous faisant réaliser quel passé douloureux se cachait derrière sa personnalité de pétasse manipulatrice en puissance. Le fait qu’elle possédait la famille la plus odieuse de l’univers et le climat homophobe dans lequel elle évoluait rajoutaient également du tragique à sa situation. Mais expliquer n’est pas excuser. Vicky reste un des personnages les plus difficiles à aimer, elle est coupable de tant d’ignominies et parfois ses actes sont encore plus moralement (voire légalement) discutables que ceux de Mélanie ou d’Albin, des personnages pourtant beaucoup plus pointés du doigt qu’elle comme étant mauvais. Et dans cet Ex, drague et rock’n’roll, ceux qui avaient éprouvé de la compassion pour elle se rappelleront pourquoi ils la détestaient au départ. Moi-même, qui la considère comme un de mes personnages préférés, j’avoue avoir eu bien du mal à éprouver de l’empathie pour elle. Pourtant, jamais on ne tombera dans la haine absolue, simplement, on trépigne d’impatience de la voir se prendre un retour de bâton, et quand elle se le prend, on jubile tant elle l’a mérité, pour quand même avoir le cœur serré pour elle dans les dernières pages. En bonus, Vicky arbore dans ce tome un des sourires dessinés les plus flippants qu’ils m’ait été donné de voir sur une planche de bédé. La première impression qu’il m’a fait était de me faire penser à L’attaque des Titans, c’est dire.

Finalement, Vicky reste fidèle à elle-même : c'est une garce qu’on aime détester mais aussi qu’on aime tout court.

Quant à Karine, ce fut un vrai bonheur de la voir sombrer lentement mais sûrement dans le Côté Obscur. Ce personnage avait commencé à légèrement m’agacer, car elle était si gentille et si immaculée que tous les déboires et injustices qui lui tombaient dessus n’étaient jamais de son fait. Forcément, son seul défaut étant cette grande naïveté qui la poussait à faire confiance aux mauvaises personnes, le coupable était toujours quelqu’un d’autre. Résultat, celle dont l’évolution était annoncée dès Duel de belles stagnait depuis quatre tomes dans cet état où elle n’avait jamais à se remettre en question puisque ce qui lui arrivait n’était jamais de sa faute mais celle de l’un ou autre vil manipulateur. Elle était l’œuvre de Vicky, l’œuvre d’Albin...Cette fois, elle sera l’œuvre de Karine. L’ancienne victime s’affirme, mais au point d’oublier que c’était justement ce statut de victime qui l’avait amenée à faire de la musique pour combattre les injustices. Elle prend la grosse tête, savoure sa nouvelle célébrité, se délecte de la jalousie qu’elle inspire à ses amies qu’elle est enfin parvenue à surpasser, crache sur le message qu’Albin veut faire passer au profit de la gloire...ayant compris que l’industrie musicale était une compétition, elle franchira un point de non-retour pour se débarrasser de la concurrence. Sans trop en dévoiler, même Albin n’était jamais allé aussi loin. Ce que Karine a fait se rapprocherait plutôt de Mélanie ou Vicky... 

Bref, Dark Karine est dans la place, et ça la rend fichtrement intéressante !

Selon ce qui se passera dans les tomes suivants, il se pourrait bien qu’elle et Albin deviennent véritablement un duo infernal ! (1)


Pour parler un peu des nouveaux personnages, la livrée de ce volet est plutôt attrayante. Je les ai trouvés au moins divertissants, et une promesse de rebondissements futurs. À part peut-être pour Steven.

 

Non, pas ce Steven-là. Hélas.

Voilà, cest lui de dos, je nai pas de meilleure image. De toutes façons, pour ce quil est...

Il s’agit d’un beau gosse générique sans saveur (et comme tous les sportifs dans une comédie lycéenne, il porte en permanence le blouson de son équipe) dont Vicky se sert pour faire croire à tout le monde qu’elle est hétéro. Il passe crème pour le rôle qu’il a, mais dans le même style, Jean-Franky était plus truculent.

Ensuite, il y a cette intrigante jeune-fille dont le nom n’est pas donné, mais qui semble bien partie pour être la rivale de Jenny pour le cœur d’Hugo....  J’ai cru comprendre qu’on en apprendrait d’avantage sur elle dans les Vacheries.


Aïe ! Aïe ! Aïe !

Ensuite, il y a Xander.

 

Non, pas ce Xander-là. Hélas.


Xander et ses sous-fifres, les Underdogs, le groupe concurent des Albinos, leur pendant maléfique, tels les Siths pour les Jedis. Si ces derniers sont en blanc, les premiers sont en noir, comme pour souligner leur antagonisme. Ce n’est pas toujours évident de déterminer quelle genre de musique ferait un groupe fictif dans une œuvre non-audio, mais dans leur cas, j’imagine les Underdogs dans la veine de One Direction ou Tokio Hotel. Leur tube, Mordu de toi, laisse également entrevoir un univers à la Twilight. Dès leur première confrontation avec les Albinos, ils tenteront de les clasher avec une rhétorique digne de ton rival dans Pokémon. À propos de Xander en lui-même (car ses sbires ne sont que des figurants) : je crois que ce personnage a été créé dans le but de réconcilier les fans d’Albin avec ceux de Dan, en proposant pour Karine une troisième option romantique faisant passer les deux autres pour des mecs décents. Cet espèce de Don Juan emo fait sans doute craquer toutes les midinettes, mais après avoir fait sa connaissance, on a juste envie de l’émasculer avec un cuillère à melon.
 

Et enfin, il y a Lara.


Non, pas cette Lara-là. Hélas.

Matez-moi ce regard de grognasse. « J’suis trop une princesse, et quand je pète, ça fait des paillettes ! »

 

Celle-ci, c’est à Mélanie qu’elle ferait de l’ombre, dans la catégorie « roulure arriviste ». Puisque Vicky ne peut plus voir Jenny en peinture, elle a besoin d’une nouvelle besta avec qui jouer les reines de la ruche à l’école et conspuer la rouquine. Son dévolu se porte sur Lara. Autant dire qu’elle va amèrement le regretter.

 

Ce tome est sûrement l’un de mes préférés de la série. Il conclut un cycle, à l’instar du quatrième, avec lequel j’ai noté quelques ressemblances structurelles et thématiques : un personnage change de look, s’assume et gagne en maturité ; l’intrigue de Karine se cloture sur une histoire d’innocent piégé par la justice (seulement, cette fois, elle n’est pas la victime qui se venge mais la coupable qui s’en sort). Pour Vicky, ça se termine plutôt en un mix entre les fins des tomes 2 et 3. Et enfin, une petite réminiscence du 5 quand Albin, micro à la main dans un café, invite quelqu’un à s’exprimer publiquement à propos de ses sentiments ; ce qui est par ailleurs pour lui l’occasion de lui dire merci pour ce qu’il s’est passé fin tome 6 dans un moment aussi chaleureux qu’innattendu de sa part.

À bientôt pour le tome 9 !

(1) Par duo, je n’entends pas spécifiquement un couple. Même si à choisir je suis d’avantage Team Albin que Team Dan (et encore moins Team Xander), je préferais que Karine finisse célibataire (parce qu’il n’est pas nécessaire de trouver chaussure à son pied pour être quelqu’un d’accompli, qu'on évacue ses tourments sentimentaux pour se concentrer sur sa carrière musicale par exemple, ne serait pas plus mal). Mais j’aimerais quand même qu’Albin reste un personnage présent, car en plus d’être très intéressant, son rôle ne se limite pas à celui d’un love interest et je me suis vraiment attachée à lui.

Ecrit par Campanita, le Jeudi 29 Novembre 2018, 11:31 dans la rubrique "Critiques 9ième art".