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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

***

Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


Vous cherchez un article en particulier? Par ici!


...ou par-là!

Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Des nouvelles de Once upon a Time
--> bilan après la saison 6

Il y a des séries qui, après m’avoir enthousiasmée à leur découverte par leur concept original, se sont lentement mais sûrement détériorées pour maintenant se ranger dans la catégorie de mes plaisirs coupables. Au point que seul mon attachement pour les personnages et l’ambiance me motivent à continuer à les regarder, quand bien même je ne me leurre pas sur la qualité devenue médiocre du bouzin. Et puis parce qu’il faut bien un truc à me mettre sous la dent en attendant Doctor Who ou Game of Thrones (séries qui si elles ont leurs défauts n’atteignent pas le niveau d’avanies de ce dont on va parler ici).

Pour illustrer par un exemple, je pourrais citer Friends pour les geeks The Big Bang Theory qui, si dès le début présente des stéréotypes dépassés voire insultants à propos des geeks et nerds, avait au moins le mérite de placer ces derniers dans le rôle des héros principaux plutôt que d’en faire un quota. Quelques saisons en trop plus tard, la sitcom est devenue un copier-coller de toutes les autres, avec intrigues romantiques prise de tête à tire-larigot et un concept tellement épuisé qu’ils ne savent plus quoi inventer pour le renouveler et tirent toujours plus sur la corde usée. Avec des rappels ponctuels à l’univers geek, à la science et à la bizarrerie improbable de Sheldon. N’empêche qu’on regrette quand même le temps où Raj était atteint de mutisme sélectif et où Howard prenait du bon temps avec un bras robotique…

Mais je devais parler de Once upon a Time. Au préalable, voici les deux articles que j’ai déjà écrits au sujet de cette série. Je m’étais donc arrêtée après la saison 3, il y en a maintenant 6. Une septième est en préparation mains sera vraisemblablement consacrée à la next gen. C’est donc le moment idéal pour faire un nouveau bilan.

Petite récapitulation des arcs narratifs (les noms donnés ici sont soit de moi soit de Michael J):

Saison 1 : l’arc d’Emma découvrant Storybrook

Saison 2 : l’arc de Cora la reine de Cœurs et l’arc des Anti-Magie

Saison 3 : l’arc de Peter Pan et l’arc de la Sorcière de l’Ouest

Saison 4 : l’arc de la Reine des Neiges et l’arc des Trois Sorcières

Saison 5 : l’arc d’Emma Ténébreuse et du Roi Arthur et l’arc des Enfers

Saison 6 : l’arc de Regina Vs Dark Regina et l’arc de la Bataille Finale

Le spin-off a moitié avorté : Once upon a Time in Wonderland ou l’arc d’Alice

D’ailleurs, MJ, dans l’hypothèse absurde où tu lirais un jour cet article, comme tu as dis lors d’un live avoir arrêté de suivre cette série après avoir vu la tronche d’Hadès, je te signale, juste pour ton information personnelle, qu’Émilie de Ravin a finalement eu le fameux bébé MacGuffin auquel elle a droit dans tout ce dans quoi elle joue.


Globalement, la série était de qualité jusqu’à la fin de l’arc de Peter Pan (ou du moins on pouvait sans problème fermer les yeux sur ses défauts), et l’arc de la Sorcière de l’Ouest, qui avait le mauvais goût d’apporter une suite inutile après une conclusion satisfaisante et qui s’achevait par un remake foireux de Retour vers le futur, au moins restait regardable et suffisante pour combler un spectateur ne cherchant qu’à passer un bon moment sans trop réfléchir.

Mais c’est après que tout part en sucette. La saison 4 est…comment dire…nulle à chier ! MJ a très bien expliqué pourquoi dans ses vidéos, mais comme ce serait fainéant de ma part de me reposer dessus (cela dit, allez quand même les voir, ça vaut le coup, y compris les bonus), voici un résumé :

Déjà, ça commence avec la Reine des Neiges en atteignant un niveau de copié-collé de la version Disney plus élevé que jamais. Comme si on ne nous avait pas assez soûlés avec ça ces dernières années, voilà que OUAT se lance dans le plus pure fanservice écœurant. De plus cet arc propose une histoire aussi peu inspirée qu’oubliable, réutilisant des ressorts scénaristiques vus et revus dans la série et induisant des incohérences dans la chronologie. Si les flash back se déroulant dans la Forêt Enchantée étaient ce qui faisait le charme de la série au début, ils sont de plus en plus utilisés pour faire croire que tous les personnages de toutes les histoires se sont un jour croisés (généralement pour tisser des liens d’amitié très fort, parce que l’amitié, c’est magique ) bien que ça ne soit matériellement pas possible. Et tous les personnages rencontrés lors de cet arc ne seront plus jamais évoqués passé celui-ci (d’un côté, tant mieux, d’un autre, ça souligne l’absurdité de leur avoir consacré une demi-saison).


Fais un sourire pour la photo de cosplay, sista!

On enchaîne ensuite avec l’arc des Trois Sorcières, qui sont : Ursula (la seule dont la présence est pertinente), Maléfique (morte en saison 1, ressuscitée parce que TG c’est magique ! et ayant changé de look vestimentaire pour mieux coller à Disney mais sans raison valable in universe) et Cruella Devil (qui n’est pas une sorcière, mais c’est pas grave, on lui a donné le pouvoir de contrôler les clebs avec son haleine puante. No comment). Il y a une histoire comme quoi la fille de Maléfique, qui était la BFF d’Emma quand elles étaient gamines et orphelines en perdition, a été pervertie par le Mal grâce à un coup de pute de Snow et Charming. Pendant ce temps-là, Regina est tentée elle aussi de repasser du côté obscur (encore), pendant que Rumple manipule Belle pour lui faire croire qu’il a changé mais en fait non, car il veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière (re-encore), et une intrigue prometteuse avec un personnage appelé l’Auteur qui retombera comme un soufflé en plus de manquer de retconer l’entièreté de la série.


Emma : «Au secours, je suis dans la saison 4 !»

La saison 5 est à peine mieux. La présence de Merlin n’est pas problématique. OUAT est au contraire le genre d’univers qui se prête très bien à accueillir ce personnage, la matière arthurienne n’est pas ce qu’il y a de plus incongru ayant été rajouté dans la série (j’ai même trouvé que certains univers Disney juraient bien plus, comme Arendelle ou les Enfers). Il y avait d’ailleurs un épisode consacré à Lancelot dans la saison 1. Et surtout, il y avait de bonnes idées : Nimueh (la zouz à Merlin) est la Ténébreuse originelle et sa lame est un fragment d’Excalibur.

C’est tout ce qu’il y a autour qui pêche. Déjà, Emma en Ténébreuse était une idée moisie au départ. Mais en plus, la vitesse à laquelle elle succombe au Mal, et celle à laquelle elle en guérit est juste ridicule (mais pas autant que l’espèce de blanco qu’on lui a plaqué sur la tignasse pour lui donner l’air plus méchante…sérieux, je fais du théâtre dans une troupe amateure de village, et quand on se met de la bombe argentée dans les cheveux pour avoir l’air vieux on fait moins faux !)

I’m Draco. Draco Malfoy !

Et toute cette intrigue d’Arthur et Merlin servira à régler celle d’Emma Ténébreuse pour qu’en suite les personnages concernés disparaissent pour ne plus jamais être mentionnés (encore !). Ajoutez à cela une énième histoire où tout le monde se réveille après une ellipse temporelle sans souvenir de ce qui s’est passé et un mini-arc de remplissage avec Merida de Rebelle complètement inutile. Mais ce qui m’a fait le plus facepalmer, c’est le coup de Crochet qui devient co-Ténébreux avec Emma.

L’arc suivant est juste un gros bric-à-brac qui essaye tant bien que mal de mêler de façon harmonieuse (en vain) les événements du précédent arc avec ceux à venir en saison 6, tout en rallongeant la sauce avec une nouvelle intrigue. Pour récupérer l’âme de Crochet, nos amis vont en Enfer, ni plus ni moins. D’où la présence d’Hadès, et Hercule et Mégara passent même faire un petit coucou (même qu’Hercule en fait, c’est un pote d’enfance de Snow…ça vous étonne ?). Et là, la série commet la même erreur que Percy Jackson (erreur que le Hercule de Disney, pourtant une adaptation très libre de sa source, avait néanmoins évitée) : confondre les Enfers de la mythologie gréco-romaine avec l’Enfer des religions monothéistes, et voilà donc nos héros confrontés à d’anciens ennemis morts dans une version maléfique de Storybrook filmée avec un filtre rouge devant la caméra (bon, en vrai, c’est pas vraiment les gens méchants qui atterrissent là-bas mais plutôt ceux qui ont un « unfinished business », mais bon…y’avait Cruella et la sorcière d’Hansel et Gretel quand même !). Ah, et Hadès a eu une romance passée avec Zelena (encore une fois : ça vous étonne ?). Tout ça pour conclure dans les derniers épisode avec un personnage qui n’est là que pour introduire un problème que les protagonistes rencontreront dans la saison suivante et qui disparaîtra une fois son rôle informatif terminé : Dr Jeckill/Mr Hyde. Au moins, c’est pas plus bizarre que Frankenstein. 


La saison 6 est plutôt bonne. Enfin, disons juste qu’elle fait du bien après les deux précédentes, mais que c’est loin d’être la gloire pour autant. Emma, qui rappelons-le est toujours la Sauveuse, en apprend plus sur son destin. Tout comme il y a eu plusieurs Ténébreux, il y a eu plusieurs Sauveurs (même que l’un d’entre eux c’était Aladdin !). Emma devra également mener une Bataille Finale pour que tout le monde ait sa fin heureuse. Hélas, elle a des visions de cette bataille…où elle la perd ! Et ça lui file la maladie de Parkinson. Celui destiné à la tuer n’étant autre que le bébé MacGuffin d’Émilie de Ravin devenu adulte. Ça plait moyen à Rumple, qui a déjà perdu un fils et ne veut pas en perdre un autre, tout en essayant de regagner la confiance de Belle par manipulations pour la soixante-quatrième fois. Sans oublier que la grande méchante qui tire les ficelles depuis le début, la Fée Noire, eh bien, c’est la daronne à Rumple (donc, la meuf qui s’est tapé Peter Pan si vous avez suivi, oui les deux parents de Rumple sont les deux seuls personnages à être mauvais au-delà de toute rédemption). Sinon, y’a aussi Regina qui a tenté de se débarrasser de son côté sombre, sauf que celui-ci s’est matérialisé sous forme de son sosie maléfique. Et un mini-arc Aladdin d’une pertinence douteuse. Soupir.

Mais tout finira par s’arranger avec un happy end ultime mais durement gagné, et cette fois sans entourloupe (enfin, jusqu’à la toute dernière scène, mais j’y reviendrai). La fin de la saison est franchement plaisante et me réconcilie avec la série, notamment dans son écriture. Il y a bien un épisode musical en mode craquage de slip assez dispensable mais vraiment très drôle (la meilleure chanson étant celle de Regina), et ensuite, on conclut cette histoire de Bataille Finale sans effet de pétard mouillé avec au passage toutes sortes de clins d’œil aux premières saisons, comme un hommage à cette période de la série qui prend fin.

Mais avant de parler de cette dernière scène et de son nouveau coup de théâtre, tâchons de lister toutes les erreurs commises au long de la série, ne serait-ce que pour la thérapie cathartique :

Des concepts récurrents utilisés ad nauseam

Genre la dichotomie manichéenne entre le Bien et le Mal. Surtout qu’ils sont sacrément inconséquents sur le sujet : ils passent leur temps à nous bassiner insister sur le fait que personne n’est tout noir ou tout blanc, mais à côté de ça nous pondent des intrigues où Regina essaye littéralement de couper sa personnalité en deux pour se retrouver avec deux versions d’elle-même, l’une entièrement pure, et l’autre entièrement pourrie. Et de nous répéter trois millions de fois que les méchants ne gagnent jamais et n’ont pas le droit à un happy end, ce qui suppose qu’ils ont une idée très précise de qui est un méchant et de qui est un héros (au sens « personnage vertueux ») et tout le monde se fait étiqueter l’un ou l’autre.

Autre concept récurrent : la famille Neige et leur leitmotiv comme quoi leurs liens sont tellement sacrés que rien ne peut les séparer, qu’ils se retrouveront toujours grâce à la magie de l’espoir blablabla…D’accord, c’est un joli message, mais du coup, tous les plans des méchants impliquent à un moment ou un autre de les séparer histoire de vérifier si c’est vrai, ce qui est très répétitif. Et puis, chaque fois que l’un d’eux dit « Nous nous retrouvons toujours », je finis par entendre : « Un Lannister paye toujours ses dettes ! »

Et puis, il y a le Baiser d’Amour Véritable (ou BAV). Bien sûr, nous sommes dans un univers de conte de fée, avec de la magie de conte de fée, un BAV pour conjurer les plus puissantes malédictions, c’est logique. Et, bon point, l’amour en question peut prendre diverses formes, pas seulement celui de deux amants, mais celui d’une mère pour son enfant par exemple. Mais c’est devenu la solution à tout. Peu importe l’intelligence et la sophistication du sortilège de la semaine, un BAV et c’est réglé ! Deus ex machina ! La pire occurrence étant quand à la toute fin, après qu’Emma ait accepté son destin de mourir dans la Bataille Finale pour que tous les autres puissent vivre heureux, la beauté de son sacrifice héroïque est brutalement ruinée par Henry qui la ressuscite par un BAV.

Rumple et Regina qui font le yoyo entre le Bien et le Mal

Rumple et Regina sont à la base des méchants. Mais. Il y a du bon en eux. D’ailleurs, ils ont un passé tragique au cours duquel ils ont été brisés par des personnages bien plus vils et cruels qu’eux-mêmes, ce qui les a menés tout droit à céder à l’appel du côté obscur et de la magie noire. Mais au contact de personnages positifs comme la famille Snow ou Belle, ils tentent de trouver leur rédemption et de devenir meilleurs. Je sais que c’est difficile, et c’est quelque part ce qui les rend attachants. Mais une fois ou deux par saison, on subit un nouveau round de leur lutte acharnée contre le Mal qui est en eux en passant systématiquement par les mêmes étapes qui étaient supposément acquises. Dans le cas de Rumple, j’ai même l’impression qu’il a un bouton « reset » qui annule sa progression et sur lequel on appuie à chaque fois que le spectateur s’imagine que cette fois il a changé pour de bon. C’est énervant. Très énervant.

Pour définitivement mettre fin à ce cycle répétitif, il a fallu le confronter à un être ayant la même tare : sa propre mère. Et les excuses qu’elle sort pour justifier tous les coups bas qu’elle lui fait sont étrangement similaires à celles qu’ils a de nombreuses fois sorties à Baelfire ou Belle. Ah, là, c’était brillant, je l’avoue. Et cette fois, Rumple brise enfin le cycle….en la tuant en l’espace de cinq secondes ! Au moins, ça compense le BAV d’Henry à Emma dans le même épisode.

Les références lourdingues à Disney

Avant tout, j’adore Disney. Et je ne suis pas du genre à reprocher les libertés prises par les adaptations, même les plus flagrantes comme Hercule ou Le Bossus de Notre-Dame. Dire que Disney édulcore, rend niais et retire la profondeur des œuvres d’origine, c’est pour moi un commentaire réducteur et naïf. Une adaptation par Disney est tout aussi légitime et digne d’intérêt que n’importe quelle autre sur la même œuvre. Mais elle n’est pas la seule et l’unique. Les contes (et autres types d’histoires) intégrés dans OUAT tirent leur richesse de leur côté universel qui leur a permis d’être adaptés de nombreuses fois, avec des interprétations différentes. Or, à partir d’un certain point, la série nie tout bonnement l’existence de ces autres versions et se comporte comme si l’entièreté de l’univers des contes de fée, séculaires et riches en interprétations multiples, se réduisait à une seule vision, celle de l’Empire Disney. Ce qui réduit également le potentiel de créativité. Les personnages finissent par déambuler en cosplay, les intrigues sont des reproductions des films, certains dialogues sont parfois des reprises intégrales…Plus d’une fois nous avons été au bord de la publicité pour le marchandising déguisée.


Si Elsa et Anna pensent gagner le concours de cosplay...elles n'ont aucune chance face à nous!


Nawak, c'est moi qui vais gagner!

En outre, bien que je n’aie aucune preuve de ce que j’avance, je tiens quand même à le signaler parce que je me suis sincèrement posé la question : la Fée Noire, alias la Grande Méchante, celle qui est à l’origine de tout ce qui est mauvais, a pour véritable prénom…Fiona. Oui, comme dans Shrek. De Dreamworks. Le concurrent. Shrek dont la trame principale consiste à pasticher et détourner Disney. Encore une fois : je n’ai aucune preuve que ce n’est pas une coïncidence, mais avouez que c’est troublant.

Le pire couple lesbien que je n’ai jamais vu

Autant je suis contente de voir que les couples homosexuels sont de plus en plus représentés dans les média, autant je me demande parfois si ce n’est pas fait exprès pour être dans l’air du temps et pouvoir dire : « Regardez comme nous sommes ouverts d’esprit et teeeellement avant-gardistes ! ». Aussi OUAT m’a donné l’impression de vouloir se vanter d’avoir sa caution gay-friendly en casant Chaperon Rouge (un personnage semi-récurrent des premières saisons qui revient le temps d’un épisode de la 5) avec Dorothy du Magicien d’Oz (qui n’apparaît que dans ledit épisode). Toutes deux pour ne plus jamais être vues dans la série par après, once again. Bien entendu, les couples secondaires hétéros ne sont pas forcément mieux développés quand on leur accorde un seul épisode, mais souvent il s’agit de couples déjà existant dans leur conte d’origine avec un background supposé, ça aide. Ici, aucune transition, aucune évolution qui prend son temps pour cette relation de Rouge et Dorothy, comme si les scénaristes comptaient uniquement sur l’aspect lesbien pour attirer notre attention. Ah, et vous aurez sans doute pensé à Mulan, plus vue depuis belle lurette non plus, et que nous avions laissée avec son crush pour la princesse Aurore, crush hélas pas réciproque. Eh bien, elle revient aussi dans cet épisode, juste pour dire à Rouge de ne pas commettre la même erreur qu’elle et d’avouer son amour à Dorothy tant qu’il en est encore temps. Et pour couronner le tout, l’épisode se résout grâce à un BAV sous l’œil attendri de Snow qui est heureuse que tous ces amis trouvent l’amour. Ouais, ben désolée, mais je venais de visionner une saison entière de de Steven Universe, et vous ne pouvez pas vous y comparer !

 Ils n’assument pas Wonderland

À croire que le spin-off leur fait honte au point de faire comme s’il n’existait pas. Tout en y faisant quand même quelques références impossibles à ignorer. Zarb. Ils ont le cul entre deux chaises. Notamment, Will Scarlett aka le Valet de Cœur était supposé avoir trouvé le bonheur dans Wonderland avec la Reine Rouge et être devenu le Roi Rouge pour régner à ses côtés. Mais le voilà qui ressurgit dans la série-mère sans explication crédible pour frencher Belle qui veut rendre jaloux Rumple. Il y a aussi que la Reine Rouge était aussi, puisque la série aime les personnages composites, Anastasie la demi-sœur de Cendrillon. Dans la saison 6, il y a un épisode loner consacré à Cendrillon, où l’on apprend l’existence d’une troisième demi-sœur appelée Clorinda, mais pas d’Anastasie. Wonderland avait aussi pour méchant principal Jafar. Dans OUAT, celui-ci apparaît durant la saison 6 (dans le mini-arc d’Aladdin évidemment). Sauf que c’est pas le même. Qu’ils aient changé l’acteur, passe encore, ce n’est pas la première fois qu’on voit ça. Mais son histoire a été également changée. Bref. Deux mecs différents qui se trouvent avoir le même prénom.

OUAT…the…heck ?

Certes, Wonderland était remplie de défauts et je comprends son annulation. Mais après avoir vu les saisons 4 et 5 (et même la 6) de la série-mère, je ne trouve pas que ce spin-off infamant soit nécessairement plus mauvais (et franchement, à choisir, je préfère l’arc d’Alice à celui de la Reine des Neiges). Wonderland aurait pu être intégré dans la série-mère. Ou mieux : tous les arcs inutiles et mal-fichus de la série-mère auraient dû être des spin-off. Les traiter sous forme de mini-séries d’une dizaine d’épisodes chacun aurait à la fois permis de mieux les développer, tout en les empêchant d’empoisonner la série-mère avec des histoires secondaires parasites.

Ils ne savent pas quoi faire de Zelena

Zelena, à savoir la Sorcière de l’Ouest, a le swag même quand elle est peinturlurée en vert. C’est la demi-sœur de Regina, et leur rivalité sororale (qui ici est la source de la jalousie qui a rendu Zelena verte) est intéressante et bien exploitée. Du moins dans l’arc qui lui est consacré. C’est après que ça se gâte.

Reprenons : Regina avait enfin retrouvé l’amour avec Robin des Bois. Comme Lady Marian est morte, cet amour n’est pas impossible, et puis Regina aussi a perdu son premier amoureux, Daniel. Mais, mais, mais.

Lors de l’épisode à la Retour vers le futur, Emma profite du voyage dans le temps pour libérer une demoiselle prisonnière dans un cachot et la ramener à son époque à Storybrook, geste motivé uniquement par son sens de l’héroïsme. Mais il s’avère que la meuf n’est autre que Marian. Aïe. Robin se voit donc partagé entre sa première épouse (occasionnellement, ils ont un fils) et sa nouvelle copine. Et là, Regina fait un truc vraiment bien : elle laisse Robin à Marian, prouvant ainsi son évolution et sa maturité. Mais, mais, mais.

En vrai, c’était pas Marian, c’était Zelena qui a utilisé son sortilège temporel pour prendre l’apparence de Marian, se faire sauver par Emma et se faire engrosser par Robin. Tout ça dans un unique but, dire à sa sœur :

« Nanana nanère-euh ! Je t’ai volé ton homme ! »

C’est débile et ça ruine le beau geste de Regina.

Après cela, Zelena se contente d’exister et d’être une nuisance minime. Mais on ne peut pas se contenter de la laisser se faire oublier, alors elle se tape l’incruste ponctuellement bien que ses interventions fassent rarement progresser l’histoire : ils ne savent pas quoi faire de ce personnage encombrant. Elle a bien droit à une relation amoureuse passée avec Hadès, mais pour ce qu’on en fait…Elle est là pour faire du remplissage, comme s’il n’y en avait déjà pas assez.

Une fois de plus, la saison 6 a réussi à me surprendre et à me réconcilier avec Zelena. Ça ne me guérit pas du reste, mais ne crachons pas dessus :

Alors que l’épisode en question démarrait mal et m’avait arraché un soupir d’agacement parce qu’on allait encore se farcir la donzelle et sa jalousie envers Regina, voilà qu’elle aussi se met à faire un beau geste de sacrifice : elle renonce à tous ses pouvoirs de sorcière pour permettre aux autres de progresser dans la lutte contre la Fée Noire. Suite à cela, Zelena, qui ne sait plus se téléporter grâce à la magie, se voit obligée d’apprendre à conduire une voiture, et se montre très mauvaise à cet exercice. Ce qui revient à la fin comme un boomerang quand, déboulant comme la conductrice du dimanche qu’elle est devenue, elle renverse cette grognasse de Fée Noire en plein pendant son discours emphatique de méchante très méchante ricanant devant les gentils. Bon, ça ne la met pas définitivement hors de nuire, mais à ça leur fait gagner du temps. La scène est d’autant plus hilarante qu’elle est inattendue.

 

Et maintenant, allons-y pour la révélation finale :

 

10 ans après le happy end, nous retrouvons Henry devenu adulte. Il a quitté Storybrook et visiblement sa mémoire a été effacée. Une petite fille frappe à sa porte : « Henry Mills ? Je suis ta fille, Lucy. »

Et ouais, l’histoire se répète. Reste à voir ce qu’ils vont en faire dans la future saison 7. D’une part, je pense qu’ils auraient dû s’arrêter là, ce n’est après tout pas la première fois que cette série manque l’occasion de se conclure de manière satisfaisante. La saison 6 leur a accordé une seconde chance, ce serait dommage de la gâcher en faisant encore une suite. Après, si c’est avec une nouvelle génération, il y a moyen d’en faire un nouveau départ. À condition d'éviter toutes les erreurs que j'ai listées ci-dessus, ça devrait bien se passer.

 

Sinon, évidemment que oui, les fées sont toujours fringuées comme des sapins de Noël, vous vous attendiez à quoi ?

 

Oops ! Mauvaise image.

 



Voilà. Celle en rouge, c’est Lily la Tigresse. Oui, c’est une fée. Et la marraine de Rumple. Eh ouais !

Ecrit par Campanita, le Vendredi 19 Mai 2017, 18:34 dans la rubrique "Critiques séries".