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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

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Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


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Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Frappe-toi le coeur et Foire du Livre 2018
--> Cet article est un hybride de billet d'humeur et de critique littéraire


Oui, ce roman date de la rentrée littéraire 2017 et nous sommes à Pâques 2018, j’affiche un retard vertigineux dans la rédaction et publication de cette critique. Et alors, qu’est-ce tu vas faire ? Ouais, ouais, pour une soi-disant fan, ça ne fait pas très sérieux. Mais bon, quand on tient un blog pour le plaisir et qu’on doit traiter d’un sujet qui donne l’impression qu’on se répète d’article en article, la motivation ne vient que timidement. D’ailleurs, j’annonce, comme ça, que ça intéresse quelqu’un ou pas, que je ne risque plus de faire de critique de musique, pas que je déteste la musique maintenant (j’ai bien acheté, écouté et adoré le dernier album d’Indo par exemple), mais mon inspiration pour en parler en est au point mort.

En ce qui concerne Amélie, je me suis rappelée de ce retard affolant en février dernier (donc ça date quand même un peu) lors de la Foire du Livre de Bruxelles, où je l’ai rencontrée comme chaque année en dédicace, d’autant plus que cette fois, elle se rappelait de moi ! C’est bon, ma vie est complète à présent ! J’ai aussi discuté avec sa sœur Juliette (à qui j’ai fait dédicacer également un de ses romans jeunesse), nous avons parlé de Desperate Housewives, et de séries télé en général, elles m’ont alors demandé quelle était celle que je préférais. Ainsi, j’ai pu prononcer devant Amélie Nothomb les mots « Doctor » et « Who ». Je peux mourir en paix maintenant !

Le cru de cette année, Frappe-toi le cœur ! (citation tronquée d’Alfred de Musset: « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. ») je l’ai tout particulièrement aimé. Je sais que je dis ça pour chaque roman de cette auteure (Y’a une gratte dans le disque, comme on dit parfois de par chez moi) mais que voulez-vous, la qualité de son écriture est aussi régulière que son rythme soutenu (rappelons : trois-quatre bouquins par an, dont un qui sera finalement publié).

Entrons dans le vif du sujet, expression ici fort à propos puisque la protagoniste principale est cardiologue, métier dans lequel on peut être amené à procéder à une opération chirurgicale, donc à entrer dans le vif du sujet (ça y est, vous l’avez mon super jeu de mots ?). Cela dit, avant de nous présenter notre héroïne, on nous présente sa mère. Marie est belle, Marie est aimée, et surtout Marie aime susciter l’envie chez les autres. Ah, la jalousie ! Ce thème, pourtant important moteur des actions humaines, est trop souvent oublié de la littérature au goût de la romancière, en particulier la jalousie d’une mère envers sa fille, ce dont il est question ici. « La jalousie est un dévoiement de l’amour qui peut aller jusqu’à la haine. » déclare-t-elle en interview. Car le vent tourne pour Marie: après son mariage précipité avec le bel Olivier (durant lequel elle n’attirera pas assez de convoitises car manquant de faste), la naissance de leur fille Diane, encore plus belle qu’elle, la plongera à son tour dans la plus profonde jalousie. Commencera alors pour Diane une enfance toxique à endurer le mépris et la froideur de sa génitrice. Ce parcours de vie continuera sur cette lignée lors qu’elle se lancera dans des études de médecine. Elle rencontrera à cette occasion Olivia (et on remarquera que si pour une fois on évite les prénoms alambiqués, il y a une certaine symétrie entre les personnages, la fille d’Olivia s’appelant Mariel), un brillant professeur qui deviendra rapidement son amie ainsi qu’en quelque sorte une mère de substitution. Mais là encore Diane ira au-devant d’une suite de déceptions...Le tout raconté avec les finesse et verve habituelles (quoi que dans un style un peu plus épuré).

Mais je n’ai pas fait que ça lors de cette convention (oui, convention, la Foire du Livre est une sorte de convention, on y retrouve plein de geeks littéraires). J’ai aussi joué à Mario odyssey dans les files d’attente (mais ce n’est pas l’évènement du jour) et j’ai fait quelques trouvailles:

Premièrement, le premier tome de la Passe-Miroir de Christelle Dabos, une série fantastique, que j’ai ramassé par hasard pour essayer, auquel je consacrerai un article incessamment sous peu, dès que j’aurais lu cette brique de 600 pages qui promet d’être passionnante.

Secondement, j’ai déniché quelque chose que je n’aurais pas pu trouver ailleurs. Enfin disons que ce n’est pas le genre de bouquin qu’on voit partout en librairie et dont on parle énormément sur le Net. Il aurait été facile de passer à côté. Et pourtant...

Alors que je me promenais dans les allées en regardant à droite et à gauche, espérant que le hasard me fasse encore faire une heureuse découverte, mon regard s’accrocha sur ceci : 

Le mot « zèbre », je l’avais déjà entendu employé dans un cadre autre que la zoologie. Étant autiste Asperger, je connais un peu le vocabulaire des autres neuroatypies mais je suis encore mal documentée sur ce à quoi ces termes font référence. Mais ça m’intrigue. Je sentis alors qu’on m’observait : de l’autre côté du comptoir, un garçon de 10-12 ans me fixait. Je finis par comprendre que j’avais en face de moi l’auteur. J’en fus impressionnée. Il avait l’air aussi intrigué à l’idée que je puisse m’intéresser à son œuvre. Que je me suis empressée d’acheter, et de lui demander une dédicace au passage. J’ai dévoré le livre durant le trajet du retour (bien que souffre de mal du voyage), je devine que c’est un roman autobiographique bien qu’il ait changé les noms. Je retrouve beaucoup de ma propre expérience dans tout ça. Zèbre…Aspie…ce n’est pas tout à fait la même chose mais c’est assez similaire sur certains points.

Voilà, c'est pour ce genre de perles que je vais à la Foire du Livre de Bruxelles chaque année.


Ecrit par Campanita, le Samedi 7 Avril 2018, 12:13 dans la rubrique "Critiques bouquins".