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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

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Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Torchwood : Children of Earth

Tout était calme, mais comme souvent dans le Whoniverse, ce calme se voit rompu par un phénomène inquiétant impliquant une partie de la population humaine qui agit de manière bizarre comme sous le coup d’une hypnose. En l’occurrence, tous les enfants du monde se figent en même temps pendant une minute entière, avant de reprendre leurs activités comme si de rien n’était. Plus tard dans la même journée, cela recommence, mais cette fois, les mômes se mettent à proférer à l’unisson : « We are coming ! »


Parallèlement, le gouvernement semble cacher quelque chose (pour changer), et tente de communiquer avec une race alien qu’ils ont nommée « les 456 ». Le secrétaire permanent du Bureau de l’Intérieur, John Frobisher (NB : aucun rapport avec le pingouin de Colin Baker), lui-même père de deux petites filles, comprend qu’il y a un lien entre les 456 et le comportement des enfants. Les 456 n’en sont pas à leur premier contact avec la Terre, et cela est une histoire qui remonte à 1965…Jack Harkness et son équipe vont donc enquêter sur cette affaire.

Pour moi, Torchwood sonne en général comme un ersatz de Doctor Who, les étoiles en moins. Les deux premières saisons étaient sympathiques mais sans plus. Mais là, avec Children of Earth, le spin-off semble avoir trouvé la bonne formule, ainsi qu’une véritable identité « Torchwood ». Cette troisième saison ne compte que cinq épisodes, d’une cinquantaine de minutes chacun, et sur lesquels s’étale une seule histoire (la suivante utilisera une organisation presque similaire).

Donc, premier point positif, on a un bon scénario, et un seul arc sans épisodes loners venant le parasiter. Un scénario dont les proportions dramatiques vont crescendo, et ça nous change de l’alien de la semaine et l’aspect inégal des saisons précédentes. Cette fois, c’est la planète entière qui est en jeu !

Cela est surtout réussi au niveau de l’émotion : malgré quelques longueurs de-ci de-là, l’histoire est bien rythmée, et on trouve enfin le côté adulte dont la série se targuait depuis le début (alors que pour les deux premières saisons, bof…suffit pas de mettre un peu de sexe et un peu de gore pour que ça soit mature, hein). Le dilemme face à la situation de crise et les discussions entre les dirigeants laissent à réfléchir…Le quatrième jour, en particulier, contient des conversations assez révoltantes. Et face à Gwen Cooper qui incarne le personnage classique qui veut sauver tout le monde coûte que coûte, il y a ceux qui pensent à prendre des mesures moins pourvues de bons sentiments…mais pour le bien commun. Et entre les deux, il y a Jack.


Jack…J’ai l’impression que ce personnage devient de plus en plus sombre. Cette saison mettra en lumière des aspects de lui qui me déplaisent, d’autant plus que finalement, la solution finale vient de là. Pourra-t-il encore se regarder dans une glace après ça ?


Ce n’est pas une fin très joyeuse, et c’est assez troublant ce « il faut toujours faire un sacrifice », car finalement, ça rend Jack encore plus « doctoresque » (rappelons que le Docteur a lui-même un ou deux génocides sur la conscience) comme si le côté « mec intemporel qui perd toujours tout le monde » ne suffisait pas. En parlant du Docteur, bien que je saute de joie à chaque fois qu’il est mentionné dans Torchwood, j’apprécie le fait qu’il n’intervienne pas, déjà, c’est pas sa série, et puis, il est bien de rappeler qu’il n’est pas là pour sauver l’Humanité à chaque fois qu’un vilain alien débarque.

Concernant les autres personnages, je dois dire que les morts de Tosh et Owen ont au moins cela de bon qu’avec une équipe réduite, s’appesantir sur les personnages pour leur donner du background est plus aisé. Je n’aimais pas trop Gwen dans les deux premières saisons, mais je commence à l’apprécier à partir de celle-ci. Pareille pour Ianto, que je trouvais assez effacé mais qui prend enfin de la substance. Même si c’est pour mieux le faire disparaître. Au moins, il a eu une belle sortie.


De son côté, le 456 est suffisamment effrayant comme il faut. On ne le voit pas beaucoup, mais sa requête est des plus glaçantes. Il faut dire qu’à partir du moment où cela concerne les enfants, c’est toujours pire, surtout quand on découvre ce qu’il veut faire avec, et qui est complètement glauque (et qui choque le colonel de UNIT qui voulait au moins que le sacrifice ait un sens). Bien qu'au final, les humains sont pires que le 456.



Les personnages secondaires sont bien campés, de Frobisher (le mec qui se sait manipulé et « remplaçable », mais qui ne sait que faire), à la petite Lois Habiba (personnage malheureusement sous-exploité, qui sert surtout d’espionne pour Torchwood et qui ne reviendra pas en saison 4 malgré son potentiel), en passant par l’immonde Premier Ministre Green.


En conclusion, on peut dire que Torchwood : Children of Earth est une réussite, et hisse la série à un niveau supérieur à précédemment. Maintenant, il reste à voir ce qui vient après…


Article précédent/suivant sur Torchwood.

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Ecrit par Campanita, le Dimanche 13 Mai 2012, 15:06 dans la rubrique "Critiques séries".