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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

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Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Class
--> ♫ What I have I been waiting for wasting all my time...
Coal Hill est décidément une école pas comme les autres, puisque régulièrement fréquentée par des individus qui, quand ils ne viennent pas d'une autre planète, ont tendance à traîner avec des individus qui eux viennent bel et bien d'une autre planète. Peu après Clara Oswald et Danny Pink (qui ont droit à un très discret clin d’œil), et longtemps après cette nuisance auditive,  voilà que le collège anglais attire à nouveau les ennuis divers et paranormaux.



Dans la famille Whoniverse, après la maman, le tonton, la gamine et le mort-né, il manquait l'ado paumé (enfin, il y a aussi le fils aîné disparu dans d'obscures circonstances, mais je n'en ai pas encore parlé sur ce blog, donc...). Cette fois aux commandes, c'est Patrick Ness, auteur pour la jeunesse et les jeunes adultes, à qui l'on doit notamment Tip of the Tongue, la nouvelle consacrée au cinquième Docteur dans le recueil publié à l'occasion des 50 ans de la série. Si sa contribution est celle que j'avais le moins aimée sur les 12, c'est parce qu'elle ne mettait pas assez en valeur le Seigneur du Temps et ses compagnons, ce qui selon moi est un défaut quand cela était précisément le but du recueil. En revanche, la force de cette nouvelle résidait dans les nouveaux personnages qui étaient intéressants et bien campés. Ce qui augure bien dans le cadre d'un spin-off où justement le Docteur doit se faire discret tout en laissant au minimum l'impression qu'il existe dans cet univers.

Class est  une série diffusée sur BBC3, comptant à ce jour une saison de huit épisodes, et visant donc un public adolescent. Plus trash que Doctor Who mais moins que Torchwood, elle a pour protagonistes principaux une bande de lycéens découvrant que leur école est le théâtre d'évènements surnaturels et qu'il est vraiment sensé de se méfier des profs de maths. Comme toujours avec un spin-off, la première question est de voir s'il arrive à se constituer une identité propre tout en gardant une filiation visible avec sa série-mère. Après cette saison, cet aspect me semble réussi.  On retrouve un état d'esprit similaire et on croise quelques éléments qui en sont issus (dont un tout à la fin que je ne spoilerai pas, mais pour ceux qui ne connaissent pas DW, ça doit être bien énigmatique). Le Docteur lui-même (Twelve plus précisément) fait une courte apparition en fin du premier épisode, et j'ai trouvé son introduction quoi qu'un peu brusque très intéressante. À titre de comparaison : dans Torchwood il était une arlésienne ne servant quasiment qu'à combler quelques unes des nombreuses interrogations quant à l'existence tarabiscotée de Jack Harkness, mais n'apparaîtra jamais. Dans Sarah Jane Adventures, il apparaît par deux fois dans un double-épisode en tant que fanservice ambulant : dès qu'il débarque, il fait son show et la série devient la sienne. J'ai trouvé son traitement dans Class plus original : certes il débarque en fin d'épisode et on s'attend à ce qu'il soit le grand sauveur comme à son habitude, mais en vrai, ce n'est pas lui qui règle entièrement le problème, et il finit par filer après avoir dit aux vrais héros de la série que c'était à eux de gérer la situation dorénavant, tel un maître de jeux venu uniquement pour expliquer les règles aux joueurs.

Même le générique d'ouverture, qui paraît complètement déplacé dans le whoniverse, finit par devenir logique (et un earworm au bout d'un moment).  Class développe en effet sa propre ambiance et sa propre tonalité. On en nous épargnera ni les séquences gores, ni les chocs émotionnels et horrifiques, cependant sans le côté racoleur et parfois franchement immature qu'on trouvait dans Torchwood.


Yummy yummy!

Côté personnages, tout semble bien classique à première vue : la petite blanche gentille bien comme il faut, le sportif beau ténébreux, la surdouée qui a sauté des classes, le blondinet qui est en fait un prince alien et son petit ami dont la prononciation du prénom est sujet à débat...Matéus? Mathious? Ils se révèlent tous attachants (bien qu'April y ait mis plus de temps que les autres avec son air trop lisse) et trimballent tous un fardeau psychologique plus ou moins handicapant (et ça ne va pas s'arranger avec le temps). Petite mention à Tanya qui est à la fois racisée, de sexe féminin et surdouée, trois éléments de plus en plus représentés seuls dans le paysage audiovisuel, mais qu'il est suffisamment rare de voir combinés dans un seul personnage pour que ça mérite d'être relevé. En même temps, dans la série-mère, on a un couple lesbien inter-espèces (d'ailleurs à ce propos, Moffat, c'est quand que tu nous ponds un spin-off sur le Paternoster Gang?) et des personnages qui peuvent changer de sexe en se régénérant...



Notons également que le rôle de l'alien infiltré parmi les humains et par conséquent source de fascination pour ces derniers, schéma récurrent dans les séries du Whoniverse (okay, ni Jack Harkness ni Luke Smith ne sont des aliens à proprement parler, mais vous aurez saisi le concept) est cette fois réparti entre deux personnages : Charlie, le fameux prince rodhian ayant échappé à la guerre et survivant de sa civilisation, et Miss Quill (de son vrai nom Andra'ath) survivante du peuple ennemi se faisant passer pour un professeur de mathématiques à Coal Hill. Ce n'est pas la première fois qu'on nous fait le coup de l'adulte responsable du groupe de héros adolescents (Giles dans Buffy pour ne citer que lui).  Mais Quill a ceci de particulier qu'elle n'est en rien bienveillante envers ceux qu'elle semble être désignée pour protéger. Y compris Charlie. Surtout Charlie. Leur lien n'est en aucun cas motivé par la sympathie mutuelle et l'entraide entre survivants, ils sont ennemis. Un parasite vivant dans le cerveau de Quill l'empêche d'utiliser une arme, de nuire à Charlie et la force à lui obéir. Ce dont le petit prince profite, faisant d'elle son esclave. Malgré tout, il faut croire que Quill s'est peu à peu attachée à la petite bande pour éprouver de la compassion et de l'empathie pour eux, elle qui est supposée être une machine à tuer sans émotion.



Pour ce qui est du scénario, on a droit à pas mal de freaks of the week dans un premier temps avec pour fil rouge un méchant récurrent, le Shadowkin, antagoniste plutôt manichéen et pas original pour une cawette. Cependant, tout semble parti pour être plus complexe et plus profond vers la fin de la saison, avec l'introduction des Governors, une mystérieuse organisation, et l'excellent épisode Detained qui marque un tournant dans l'évolution psychologique des personnages.



On regrettera cependant une certaine lenteur dans la progression de l'intrigue principale, à trop vouloir poser les personnages. Il manque peut-être un petit je-ne-sais-quoi pour me convaincre totalement pour l'instant, mais c'est avec plaisir que je regarderai la suite.



Sommaire Whoniverse
Ecrit par Campanita, le Mercredi 7 Décembre 2016, 12:56 dans la rubrique "Critiques séries".


Commentaires :

  Zakath-Nath
Zakath-Nath
11-12-16
à 14:46

J'ai bien aimé cette saison même s'il y a des défauts. Les personnages sont intéressants ainsi que leur relation, mais le fait qu'ils ne fonctionnent pas (encore) vraiment en tant que groupe contribue à mon avis au problème de rythme ou de construction des épisodes, ils font leurs affaires en solo, duo ou trio pendant un moment avant de penser à se mettre tous au courant de ce qui se passe et d'établir un plan, du coup on a souvent l'impression qu'ils perdent du temps ou que la mise en place est un peu laborieuse.