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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

***

Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


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...ou par-là!

Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Lundi (12/11/18)
Les prénoms épicènes
--> Ameri-Sama!


Chaque année, Amélie Nothomb sort un nouveau roman à la rentrée littéraire, et chaque années Campanita affiche un retard affligeant pour ce qui est de sortir l’article qui en fait la critique. Il est des choses qui ne changent pas. Admirez ma belle régularité dans l’art de traîner.

Alors, sur le thème la dualité dans la bibliographie d’Amélie, on avait déjà Mercure qui avait deux fins, ici, nous avons Les prénoms épicènes qui forme un dyptique avec Frappe-toi le cœur !, le cru de l’année dernière. Les deux ont un thème commun : les relations parent-fille, avec le parent qui se révèle toxique pour la fille, la différence étant que si l’an dernier on épinglait les mamans, ici on s’attaque aux papas. Et croyez-moi, celui dont il est question donne une nouvelle dimension au mot « obsession ».

Mais d’abord, penchons-nous sur le titre, ce qui nous amène à la question : « Mais c’est quoi un prénom épicène ? » On le sait, Amélie Nothomb est une spécialiste des prénoms alambiqués : Prétextat, Plectrude, Déodat, Palamède, et bien d’autres... Bref, quand on connaît l’animal, on n’est même pas étonnés : elle nomme toujours ses personnages avec un grand soin. Eh bien, un prénom épicène, c’est tout simplement le terme correct pour parler d’un prénom « unisexe ». Les protagonistes s’appellent Claude (homme), Dominique (femme) et leur fille...Épicène. Logique. On ne peut plus logique.

Après une scène de rupture en guise de prologue, le roman débute sur les prémices de la romance relation entre Claude et Dominique pour continuer sur leur vie de couple, mariage, naissance d’Épicène, parcours scolaire de cette dernière, et tentative d’ascension sociale de Claude... Très vite, on ressent qu’il y a quelque chose qui cloche dans cette famille, et ce depuis le début, on devine que Claude n’est pas sincère, mais ce qui intrigue, c’est à quel point et dans quel but. Et comment Domnique et Épicène vont se dépêtrer d’un des pires époux et pères que ce monde ait vus. 

J’avais beau avoir plus ou moins deviné le dénouement, l’avoir attendu et espéré avec force, il n’empêche que je l’ai savouré même sans l’effet de surprise. Ce n’est certes pas la première fois que la romancière met en scène un salaud, mais celui-ci m’a tout particulièrement débectée. Sans trop entrer dans les détails : Claude n’a jamais eu d’amour sincère pour femme et enfant, elles ne sont pour lui que les outils d’une vengeance qu’il rumine et met en place depuis des années... Je ne parviens pas bien en identifier la raison, mais il me dégoûte plus que la ribambelle de psychopathes auxquels je suis habituée de la part de cette écrivaine. Peut-être parce qu’eux se contentaient de prendre des vies, parfois par amour. Alors que Claude en crée une par vengeance et par haine.

Néanmois, là où dans Frappe-toi le coeur ! toute mon attention se portait sur son héroïne Diane, aux prises avec des mères toxiques (la biologique comme celle de substitution), le père restant effacé ; je trouve que Les prénoms épicènes fait se partager le devant de la scène entre Épicène et Dominique, unies contre un ennemi commun, et j’ai même eu d’avantage d’empathie envers la mère et épouse flouée. 

Reste qu’Épicène est une héroïne traditionnelle nothombienne. Alors que sa mère se voile la face sur la situation malsaine, allant même jusqu’à sacrifier ses envies personnelles, Épicène, enfant surdouée, comprend rapidement que son père ne l’aime pas, qu’il est nocif, lui retourne sa haine et tente autant que possible de se préserver de lui. D’abord en ayant recours à la métaphore animalière : le cœlacanthe, un poisson qui peut s’éteindre pendant des années si son milieu devient trop hostile, se laissant alors gagner par une mort temporaire en attendant de pouvoir « résuciter » quand les conditions se seront améliorées. Et pour sa résurection, Épicène s’inspire du mythe d’Orphée qui la fascine depuis un épisode de son enfance, quand suite à un déménagement (encore un coup égoïste de son père), elle rêvait de rejoindre sa meilleure amie restée sur l’autre rive de la Seine, fleuve qui joue ici le rôle du Styx. Et enfin, la jeune fille devenue adulte sortira de ce silence, de cette mise entre parenthèses, se lancera dans l’étude de la langue anglaise et consacrera sa thèse au verbe ‘to crave’, terme polysémique faisant référence à la faim sous toutes ses formes, un écho évident à Biographie de la faim.

Comme d’habitude, l’écriture est fluide et percutante, chaque phrase calculée, chaque image puissante. L’histoire semble calme, banale même, mais cache une violence et une cruauté inouïes.

C’est une lecture qui en tous cas ne peut laisser indifférent et dont la conclusion apporte un bien-être carthartique.

Ecrit par Campanita, à 15:14 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Dimanche (17/06/18)
La Passe-Miroir, tome 3: La mémoire de Babel
--> par Christelle Dabos


Depuis que j’ai commencé à m’intéresser à cette saga, j’entends dire de toutes parts qu’il s’agit du nouveau Harry Potter mais en français. Bon, il faut reconnaître que dans ce tome 3, Ophélie intègre une école avec une ambiance magique dans laquelle les élèves sont poussés à la compétition et où l’art qui y est enseigné n’est pas à la portée de tout le monde. D’accord, ça rappelle quelque chose. À cela près que, au lieu d’étudier la sorcellerie, on y apprend à devenir Rita Skeeter, que les Cracmols peuvent se révéler être les éléments les plus brillants, que Rogue a une bonne hygiène capillaire et un fils gentil, et que la Divination est un sujet à prendre au sérieux (et surtout que ceux qui la pratiquent sont plus tordus que les Mangemorts).

Allez, j’arrête de faire l’andouille (je ne suis pas un chat perché sur un Renard!). Deux ans et demi après son mariage avec Thorn (et leur combat contre Dieu, rien que ça), Ophélie s’ennuie sur Anima où elle a été forcée de retourner. Pas de nouvelle de son époux qu’elle apprécie de plus en plus (tout comme nous), et pas de réponse de la part des Doyennes de l’arche non plus. Décidée à ne pas rester les mains cousues dans les poches et contre l’avis général de son entourage, elle ne peut enquêter sur les mystères qui la rongent qu’en rassemblant une maigre documentation. Jusqu’à ce que la providence la réunisse avec Archibald, Gaëlle et Renard et lui offre l’occasion de s’évader sur une autre arche. Mais alors que l’ex-ambassadeur (qui depuis qu’il a été viré de son hive mind familial s’est découvert un nouveau pouvoir latent) s’acharne à localiser la mystérieuse et intriguante Arc-en-Terre, Ophélie préfère une autre destination: Babel, arche cosmopolite où elle espère trouver des réponses (et éventuellement Thorn). Elle y trouvera surtout une nouvelle aventure qui ne sera pas de tout repos...

Je suis toujours autant sous le charme de cette série, et je pense que c’est en partie du au fait que c’est le genre de livres qui me donnent le sentiment que j’aurais pu les écrire moi-même (si j’en avais le talent). Il faut dire que Christelle Dabos est au départ une bibliothécaire, et qu’elle habite en Belgique, et vraiment, cela se voit. J’avais déjà évoqué le patois du grand-oncle qui n’est autre que du wallon, mais Ophélie passe également le début de ce tome à vendre des gaufres (dans le suivant, on nous annoncera qu’Artémis a inventé les boulets à la liégeoise et que son Livre révèle ce qu’on met vraiment dans les fricadelles^^). Pour ce qui est de l’aspect bibliothéconimique, eh bien déjà, ce mot apparaît, ensuite, on est loin du cliché de Mme Pince. Ça parle à tout va de catalographie, de fiches à trous, de traitement de l’information, et ça aborde même le sujet de la censure, notamment dans les ouvrages destinés à la jeunesse. En tous cas, c’est bien le genre d’une bibliothécaire de pondre un scénario dont la clef réside dans un bouquin pour enfants dont tout le monde se fout.

Question personnages, je continue à apprécier de plus en plus le couple principal, au point que ça ne me dérange même plus de les shipper (alors que, je le répète, cette tendance à la romance obligatoire dans les œuvres adressées aux jeunes femmes m’agace à plus d’un niveau). Il faut dire qu’à partir du moment où je les aime tous les deux pris séparément, c’était déjà un grand point de gagné. Et au final, je trouve qu’ils vont plutôt bien ensemble, notamment par leur côté « inadaptés » mais néanmoins décidés à triompher d’un monde qui leur est hostile. Les nouveaux personnages sont, une fois de plus, très réussis, même si cette fois je ne peux pas prétendre que tous sont parvenus à s’attirer ma sympathie. Argh, Mediana (à qui j’ai bien envie de dire: « Tu mi rompi le palle ! ») et ses cousins (qui n’ont aucune personnalité propre et semblent reliés par une conscience collective, encore un cas de hive mind, ça fait redondant par rapport aux sœurs d’Archibald). En revanche, j’ai beaucoup d’affection pour Blasius, le « porte-malheur », et pour Elisabeth, dont l’humour pince-sans-rire apportait une dose de légèreté bienvenue. Hélène est également assez fascinante, parmi les esprits de famille rencontrés jusqu’ici, elle sort clairement du lot.

Ce qui est un peu le problème principal, c’est ceci : alors qu’on s’attendait à repartir vers Arc-en-Terre avec l’ex-ambassadeur and co, voilà qu’à la place on s’en va vers un nouvel environnement à peine mentionné auparavant, avec des nouveaux personnages qui, s’ils ne sont pas déplaisants (dans l’ensemble) nous font quand même ressentir à quel point les anciens nous manquent. Ajoutons à cela que l’intrigue est une fois de plus très lente, et que bien qu’Ophélie finisse par atteindre ses objectifs (retrouver Thorn et en apprendre un peu plus sur cette histoire de Dieu et de l’autre), ça aura bien pris son temps et on en ressort avec l’impression d’avoir lu un énorme épisode filler. Un filler qui était loin d’être désagréable et qui explore bien profondément l’univers, mais un filler tout de même. Heureusement, à linstar des bribes du tome 2, le récit est entrecoupé de chapitres adoptant le point de vue de Victoire, la fille de Berenilde âgée de deux ans. Incapable de parler et dotée de ce qui semble être une nouvelle déclinaison du pouvoir familial du Pôle, c’est au travers de ses yeux denfant que lon découvre un nouveau pan de lhistoire, avec des retournements de situation ma foi assez glaçants.

Bien entendu, la fin à son lot de scènes et révélations palpitantes, et pour une réponse glanée il y a dix nouvelles questions. On reste sur sa faim, on attend la suite. Et en parlant de la suite, j’ai une crainte à exprimer: nous avons eu l’occasion de découvrir trois arches (et un aperçu d’une quatrième) sur un total de vingt durant ces trois premiers tomes. Le quatrième (qui est prévu d’être le dernier, à moins que Christelle Dabos nous la joue G.R.R. Martin) va avoir fort à faire s’il veut aborder de manière satisfaisante ce qui reste. Bien que je sois convaincue que les meilleures œuvres sont celles qui ne répondent pas à toutes les questions, qui donnent l’impression d’être « plus grandes » que ce qu’elles nous laissent entrevoir et laissent suffisamment de place aux lecteurs pour combler avec leur imagination, je trouve quand même que là il y a beaucoup trop. Enfin, nous verrons. Je suis pour ma part assez intriguée par la fameuse arche neutre.

Eh bien, il n’y a plus qu’à attendre...

Tome 1 : Les fiancés de l'hiver

Tome 2 : Les disparus du Clairdelune


Ecrit par Campanita, à 15:24 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Mercredi (30/05/18)
La Passe-Miroir, tome 2: Les disparus du Clairdelune
--> par Christelle Dabos

Le clan des Dragons est presqu’entièrement décimé, et Ophélie, récemment promue vice-conteuse à la cour de Farouk, doit monter sur scène pour divertir le terrifiant esprit de famille. Tout en étant aux premières loges pour observer les haines et les complots qui se cachent sous les illusions pétillantes et dorées de la Citacielle. Des personnalités influentes du Pôle se mettent à disparaître mystérieusement et notre héroïne se voit chargée de l’enquête. La situation s'intensifie quand elle reçoit des lettres de menace s'adressant à elle au nom de Dieu (ni plus ni moin !). Dans ces conditions dangereuses, peut-elle seulement compter sur Thorn, son fiancé toujours aussi énigmatique et acariâtre ? Et puis, il y a toujours le Livre de Farouk, dont l’union des talents de liseur et de chroniqueur devrait révéler les secrets.

Ça y est, vous pouvez me compter parmi les fans de cette saga. La preuve : j’ai déjà terminé le tome suivant (la rédaction de cette critique passait après mon avidité à lire la suite) et j’ai fait un tour sur DA pour trouver des fan arts (j’en ai même vu un avec Thorn et Archibald qui se font des bisous…sacrées fangirls !). Sinon, j’ai récemment visité un atelier de restauration de documents anciens, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la tante Roseline.

Plus concrètement, j’ai trouvé la première partie, intitulée « La conteuse » assez lente et détachée du reste, au point que je me suis longtemps demandé pourquoi ça ne faisait pas partie du tome 1 (sans doute parce que ça aurait mieux respecté l’unité de lieu). Pourtant, un élément qui y intervient sera réutilisé à la fin et pour le coup, j’ai entendu le coup de feu tiré par le Fusil de Tchekov (euh non, il ne s'agit pas du rédacteur en chef du Niebelungen). Il n’empêche que j’ai cependant eu du mal à entrer dans cet arc de la conteuse. Comme bien souvent, il m’a fallu le Poudlard Septentrion Express pour pouvoir embrasser la magie du récit. Y’a rien à faire, tout est toujours mieux quand il y a un train.

Côté personnages, mon sentiment est dans la continuité de celui que j’avais exprimé pour le tome précédent, que ça concerne les nouveaux comme les anciens : au-delà de tout stéréotype, aucun n’est mono-dimensionnel ou complètement détestable. J’aurais peut-être une micro-réserve pour les cousins maternels de Thorn mais ils apparaissent peu et ne seront plus mentionnés (peut-être dans le tome 4 ?), je ne saurais donc vraiment me prononcer. Pour ce qui est de Thorn lui-même, j’avoue de plus en plus m’attacher à lui. Il a toujours un caractère d’ours mal léché et fera douter de la qualité de ses intentions plus d’une fois, mais il ressort à la fin de ce deuxième tome qu’il est foncièrement bon mais juste complètement handicapé sur le plan social. En fait, avec sa rigueur, son amour de l’ordre, sa méthodicité et sa manie de ne jamais s’embarrasser de fioritures, il me fait penser à Sheldon Cooper si celui-ci était dans une série où les gens différents sont traités comme des humains et non comme des sujets de fascination pour les gens normaux. Chaque fois qu’Ophélie l’enguirlande (pour des raisons légitimes), loin de se fâcher, Thorn l’écoute et intellectualise le problème, le tout en affichant un visage impassible. Leur couple me laissait sceptique à l’issue du tome 1 (ce qui n’aurait pas été un mal), après celui-ci il m’apparaît comme évident qu’ils tiennent énormément l’un à l’autre et sont prêts à se défoncer pour lui. Simplement, ils n’en oublient pas les priorités, les mises au point, et ne se surnommeront jamais « mon canard en sucre ! ».

En dehors des chapitres classiques empruntant le point de vue d’Ophélie, l’auteur nous gratifie de « bribes », des interludes se déroulant avant la Déchirure et mettant en scène les futurs esprits de famille, dont un certain Odin, pourtant inconnu au bataillon (bien que ça ne soit pas très difficile de deviner de qui il s’agit). Cette histoire en filigrane débouchant sur le véritable secret au cœur de l’univers de La Passe-Miroir, avec un deus ex machina incroyablement littéral, un nouvel ennemi redoutable, et toujours plus d’interrogations.

Tome 1 : Les fiancés de l'hiver


Tome 3 : La mémoire de Babel

Ecrit par Campanita, à 12:00 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Vendredi (11/05/18)
La Passe-Miroir, tome 1: Les fiancés de l'hiver
--> par Christelle Dabos

Derrière son écharpe usée et ses lunettes, Ophélie cache des pouvoirs uniques : c’est une liseuse (elle peut lire le passé des objets en les touchant) et une passe-miroir (les miroirs lui permettent de voyager en passant au travers).

Vivant tranquillement sur l'arche d’Anima (une des nombreuses îles flottantes où s’est réfugiée l’Humanité après un évènement apocalyptique appelé la « Déchirure »), son existence se voit chamboulée quand les Doyennes lui arrange un mariage avec Thorn, originaire de l’arche du Pôle. Arrachée à sa famille, Ophélie découvrira vite que le caractère glacial et revêche de son fiancé est le moindre de ses soucis : plongée dans un nouvel environnement ou tout n’est qu’illusion (ou presque) et où personne n’est digne de confiance, elle devient l’objet d’un complot politique, subit des intrigues de cour, et se retrouve entre les feux croisés d’une guerre des clans entre personnages aux pouvoirs terrifiants.

Que ça fait du bien de constater qu’on peut encore trouver des auteurs à l’imaginaire débordant, qui s’adonnent au fantastique, à la fantasy ou la SF, et qui écrivent en français. Non, vraiment, j’ai l’impression qu’ils ne sont pas nombreux, ou du moins qu’ils ne sont pas assez mis en valeur. Christelle Dabos est Française (bien qu’elle ait habité en Belgique d’après ce que j’ai appris, ce qui explique le fameux patois du grand-oncle d’Ophélie : c’est du wallon !)

Les fiancés de l’hiver est le premier tome d’une quadrilogie (trois sortis à ce jour, et le second est déjà en ma possession) et contient tout ce qui me plait : un univers riche, une ambiance étrange, des personnages complexes et des interrogations en suspend (Qu’est-ce que la Déchirure ? D’où viennent les esprits de famille ? Où se situe Arc-en-Terre ?...). Si je devais faire un reproche, ce serait le manque d’action et de dynamisme (alors qu’à partir d’un certain point, les mésaventures d’Ophélie s’enchaînent à une vitesse qui ne lui laisse pas le temps de souffler). Mais c’est un premier tome, ça pose les bases, et ça ne nous laisse qu’entrevoir  des possibilités alléchantes. En particulier concernant les différents clans et leurs pouvoirs (moi, ce sont les Nihilistes qui m’intéressent…et aussi les Arcadiens…leur pouvoir, c’est un peu de jouer sur les dimensions façon TARDIS, non ?). Car il y a un potentiel certain, l’auteur ayant construit un univers fourmillant et conséquent. L’écriture est fluide et aide à rester happé dans le récit même dans les passages les plus mous. Et l’univers décrit…je ne saurais dire s’il me ravit par son inventivité ou s’il me donne envie de vomir. Je parle ici de l’aménagement des illusions dans la Citacielle (centre névralgique du Pôle) : tout est calculé pour émerveiller mais tout est faux, et tout va dans l’excès et la décadence. C’est Alice au Pays des Cauchemars, ce truc.

Un mot sur les personnages. Commençons par l’héroïne, qui de l’avis de certains est un peu trop cruche et banale. Certes, le coup de la fille maladroite mais gentille qui subit un entourage superficiel n’a rien de révolutionnaire. Mais il y a cependant quelque chose chez Ophélie qui m’a interpellée, et qui au fil de la lecture l’a faite passée à mes yeux pour atypique, mais dans une manière elle-même atypique. Dans n’importe qu’elle autre roman du même genre, elle se serait métamorphosée pour devenir une badass qui finit par maîtriser le nid de serpents dans le quel elle est tombée. Mais non, elle reste humble et dépassée par les évènements, sans pour autant resté passive. Elle tire son épingle du jeu, mais dans des proportions réalistes. Elle n’est pas moche, mais elle est considérée comme telle (ou du moins inélégante) parce qu’elle ne ressent pas le besoin de se conformer aux standards, toujours elle privilégie son confort aux apparences (cette écharpe !). Elle a une éthique qu’elle ne transgresse jamais (la déontologie des liseurs qui leur impose de demander le consentement au propriétaire de l’objet). Elle n’est pas stupide, mais tout le monde la méprise et la traite comme une moins que rien. Ce que je peux tellement comprendre, j’ai de suite eu beaucoup d’empathie pour elle, qu’on a déracinée puis plongée dans un monde sans pitié où personne ne raisonne comme elle, où on ne lui explique aucune règle mais où on la punit sévèrement à la moindre incartade.

Thorn est aussi un être fascinant, tout comme sa tante Berenilde. On ne sait jamais si on doit les considérer comme gentils ou méchants, s’ils sont oui ou non dignes de confiance. Il y a quelque chose d’incroyable dans le fait que je pouvais les détester profondément lors d’un passage pour ensuite éprouver une vive compassion pour eux dans le suivant. Je suis en tous cas heureuse qu’on ne nous fasse pas le coup de la romance sulfureuse et interdite entre Thorn et Ophélie. Pas que j’aie forcément de répulsion face aux romances, mais parce que je suis lasse de ce schéma de « L’amour commence par une dispute, qui aime bien châtie bien » (et accessoirement par l’idée implantée dans la conscience collective comme quoi si une histoire est écrite par une femme et/ou que le protagoniste est féminin et/ou que le public l’est aussi, la romance sirupeuse est obligatoire). En tous cas, Ophélie n’a toujours pas confiance en Thorn à l’issue de ce premier tome, et ce fait la bloque totalement. Je ne peux pas prédire qu’ils ne finiront pas ensemble d’ici trois tomes, mais en tous cas, cette relation sera à des années-lumière de Twilight ou de la collection Harlequin.

À côté de cela, on retrouve une foultitude de personnage certes hauts en couleur, mais assez éloignés des stéréotypes attendus. Je peux dire qu’il est très difficile pour moi de les détester, tant ils parviennent à devenir attachants à leur manière. Sauf peut-être le chevalier, un gamin tout juste flippant qui a des « mommy issues » (et encore…). Il y aussi Farouk, l’esprit de famille du Pôle (l’ancêtre de tout les habitants de celui-ci et dieu parmi les hommes), un grand enfant capricieux à la mémoire défaillante, la très droite tante Roseline, le grand-oncle farfelu parlant wallon (qui s’occupe d’Archives, donc point bonus pour lui), le pétillant et bourru Renard, l’intriguant ambassadeur Archibald, la non-moins intriguante Mère Hildegarde…

Le défaut majeur est, comme je l’ai évoqué plus tôt, qu’on a l’impression qu’il ne se passe rien (ce qui est pourtant faux…), mais pour moi, toutes les prémices d’une grande saga sont là.

Tome 2 : Les disparus du Clairdelune

Tome 3 : La mémoire de Babel

Ecrit par Campanita, à 10:42 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Samedi (07/04/18)
J'ai joué à Super Mario Odyssey
--> Trois siècles après tout le monde


Non non, il ne s’agit pas d’un test complet comme je le ferais pour un Zelda. Pas que je n’ai pas aimé, simplement je n’en ai ni la motivation ni l’envie (et puis, on va être honnête, les mauvaises expériences sont tout aussi voire plus divertissantes à disséquer en long et en large que les bonnes, les critiquer méchamment a même des vertus cathartiques). À la place, je vais discuter librement de toute structure.

Donc, nous (mon fiancé et moi) avions acheté la Switch pour Breath of the Wild. Jeu qui à lui seul justifie l’achat d’une nouvelle console à nos yeux (et il n’avait même pas besoin d’être bon pour ça, être un Zelda étant suffisant). Mais dans les faits, nous nous sentions quand même un peu coupables, d’où la nécessité de nous procurer un/des autre(s) jeu(x) disponibles dans le catalogue de la console. Notre dévolu s’est porté sur l’autre « monstre » de l’année 2017, issu de la franchise la plus emblématique de Nintendo (oui, cela est d'une originalité ébouriffante).

Les aventures du plombier moustachu occupent la troisième position dans mes préférences vidéoludiques, après Legend of Zelda (sans déc ?) et Pokémon. Et encore, dans le Marioverse, Mario n’est même pas mon chouchou : déjà, il y a ce lion peureux de Luigi, bien plus attachant que son frangin (d’ailleurs, si la rumeur d’un Luigi’s Mansion 3 sur Switch s’avère vraie, tu parles que je vais l’acheter !) et puis il y a Wario, l’anti-héros moche, crado et tellement jouissif à incarner (Wario Land 2 sur Game Boy est THE jeu de mon enfance).

Mon fiancé a testé Super Mario Odyssey dès sa livraison chez nous, mais moi j’ai attendu. Parce que le dernier DLC de BotW était disponible qu’il fallait absolument que j’entame une troisième partie, et puis j’étais aussi sur Pokémon Lune, et puis et puis...puis j’ai une vie à côté aussi, je me suis fiancée, j’ai adopté un adorable chaton, j’ai joué dans une pièce de théâtre, et puis le Docteur est devenu une femme ! Le truc, c’est que ça devait faire environ 20 ans que je n’avais plus joué à un Mario, puisque la dernière fois c’était en 2D et en noir et blanc sur mon Game Boy...et sérieusement, m’y remettre me fit un effet des plus bizarres.

Mais elle va parler du jeu en lui-même au lieu de raconter sa vie ?

Minute papillon ! J’y viens. Mais j’avais prévenu que ce serait assez décousu.

Si j’ai toujours préféré Zelda à Mario, ça ne sort pas de nulle part. Il y a d’une part le type de jeu (mais j’en parlerais plus bas), mais aussi l’univers. Pas que je le trouve trop perché à mon goût (j’aurais même tendance à apprécier cet aspect). Ce qui me gêne est avant-tout une question de scénario et de personnages. En gros : tous les clichés stupides et blagues moisies qu’on fait sur Zelda, qui sont on ne peut plus faux, sont vérifiés quand on les applique à Mario : c’est en effet toujours la même histoire qui se répète ad nauseam avec les mêmes protagonistes, à savoir un ménage à trois où le héros doit sauver pour la quarante-douzième fois une princesse infichue de se tirer les doigts du séant et capturée par une caricature de macho n’ayant pour ambition que de se la farcir avec ou sans son consentement. Parce que dans Zelda c’est une toute autre chanson, on a des scénarii qui, sous des apparences parfois similaires, sont beaucoup plus variés, avec des personnages qui ne sont pas les mêmes d’un jeu à l’autre et avec une personnalité moins simpliste, notamment des antagonistes dont les motivations sont plus complexes que de juste vouloir serrer une meuf (sauf dans Four Swords, que j’hésite toujours à considérer comme un jeu à part entière ou comme une extension de A Link to the Past à l’intérêt limité), laquelle meuf sait se défendre et représente plus qu’un trophée pour le héros (même si Spirit Tracks met en place ces tropes de façon ironique au début pour mieux les prendre à contre-pied pendant tout le reste du jeu). Alors, oui, je sais que Mario, ça fait exprès d’être léger, que ça ne cherche pas à être sérieux ou à construire une mythologie solide avec chronologie alambiquée, que le simple fait d’y chercher du sens et de tout analyser sous un angle sociologique ou que-sais-je est futile et que c’est normal si Peach n’est rien de plus qu’un personnage-McGuffin. Mais ce n’est pas ce que j’aime. Rien qu’une question de goût en somme. Évidemment, je n’ai pas joué à tous les jeux Mario et ne prétend pas en avoir une connaissance encyclopédique, mais d’après ce que j’ai pu observer....Et puis parce que j’aime me prendre la tête avec des futilités. Puis j'exagère un peu quand j'insinue que tous les jeux ont un scénario copié-collé.

Et Super Mario Odyssey m’a agréablement surprise sur le sujet, alors même que la scène d’intro m’avait fait soupirer d’agacement, parce que "Here we go again!". Bowser kidnappe Peach parce qu’il veut l’épouser (contre son gré). Et le mariage non consenti, quand on y réfléchit, c’est juste la version « tout public » du viol. Eh oui, la pauvre Peach est victime de misogynie à plus d’un titre, et encore c’est pas fini. La scène se déroule devant les yeux impuissants de Mario, que le Koopa King ne se prive pas d’admonester: « T’es jaloux, hein ? ». Peach la Timballe, que deux mâles se disputent comme des hommes préhistoriques ! Bowser en profite aussi pour piétiner et réduire en lambeaux la casquette iconique de son rival, avant de l’envoyer valdinguer à l’autre bout du monde. Le seul truc qui manque pour parfaire le tableau, ç’aurait été qu’il fasse un commentaire désobligeant sur la taille de sa virilité.

Mario se réveille là où il a atterri, à savoir dans un film de Tim Burton au Pays des Chapeaux, dont les habitants sont des chapeaux polymorphes. L’un d’eux, Cappy, dont la petite sœur Tiara a également été enlevée par l’autre abruti pour qu’elle serve de voile de mariée à Peach (bref, on a deux damoiselles en détresse pour le prix d’une), propose à Mario de s’allier à lui pour sauver leur deux jouvencelles. Cappy se pose sur la tête de son nouvel ami et prend donc la place de la casquette perdue (un peu comme Exelo qui devient le bonnet de Link dans Minish Cap), devenant aussi une arme de jet façon boomerang et un moyen de se transformer en n’importe quel ennemi en prenant le contrôle de celui-ci (ça s’appelle la « chapimorphose »). Et voici nos deux compagnons lancés à l’aventure dans la poursuite du gros vilain pas beau dans un vaisseau volant en forme de chapeau à voiles, l’Odyssée (voilà, c’est pour ça le titre).

Je ne l’avais pas réalisé de prime abord, mais cette entrée en matière est un pur moment d’auto-caricature. Et J’ADORE! J’adore quand Nintendo se moque de lui-même de façon un peu méta. Oui, Bowser qui kidnappe Peach parce qu’il a un crush sur elle, c’est le cliché de base d’un jeu Mario, et cette fois, ils ont décidé de jouer là-dessus à fond. Le mariage est tellement central dans ce titre qu’on ne peut douter que ça soit fait exprès : les contrées que Mario et Cappy visiteront au cours de leur périple ont été ravagées par Bowser parce que celui-ci y faisait ses courses de mariage (la robe, la bague, la pièce-montée...et le champagne, évidemement!). À ce stade, c’est juste trop énorme.

 

Une métaphore évidente !

Il y a aussi les Broodals, une entreprise familiale de lapins dont tous les membres sont affrontés à un moment ou un autre en tant que boss. Bowser les a engagés pour deux choses : ralentir Mario et organiser le mariage. Leur nom est même un jeu de mots avec le terme anglais « bridal ». Quant au combat final, il a pour contexte la cérémonie en elle-même (dans une église sur la Lune…euh…j’hésite à dire : « Ta gueule, c’est magique ! », mais « Ta gueule, c’est Nintendo ! » est plus approprié.). Bref, ça se voit un chouïa que le jeu se focalise sur le thème du mariage.

Mais tout cela aurait été vain s’il n’y avait pas la scène finale, après le combat (et un passage épique où Mario prend le contrôle de Bowser pour s’échapper de l’intérieur magmatique de la Lune sur une chanson de Kate Higgins….Ta gueule, c’est Nintendo !) : voilà Peach sauvée, et que fait Mario ? Il lui fait sa demande à son tour ! Comme si effectivement elle n’était qu’un trophée pour lui, et que maintenant qu’il l’a sauvée, elle avait le devoir d’accepter ses avances. Sur ce, Bowser, qui a recouvré un peu ses esprits, s’interpose pour tenter de la séduire à son tour, les deux rivaux se mettent alors à se bousculer et à jouer des coudes tout en brandissant chacun une fleur contre le visage de la malheureuse princesse (ne pas essayer d’y voir un sous-entendu graveleux, ne pas essayer d’y voir un sous-entendu graveleux….). Et là…elle leur fout un vent royal (enfin, princier) avant de se diriger nonchalamment vers l’Odyssée.

Oui, vous avez bien lu : elle les rejette tous les deux !

Pourquoi c’est génial ? Eh bien, parce que, contrairement à certains qui vont sauter sur l’occasion pour faire la même blague pas drôle pour la centième fois (« Rhôôoo la salope ! Comment elle l’a friendzoné ! Comment elle peut le traiter comme ça après avoir été sauvée, quelle pute ingrate ! »), moi j’y vois plutôt que Peach en a ENFIN marre de son statut de demoiselle en détresse et d’être objectifiée par ces deux-là et qu’elle décide ENFIN de les envoyer péter. C’est tout juste si je ne l’ai pas entendue dire : « Fuck ! Y’en a marre de ces conneries, je me casse ! ». Bravo, Peach, je m’en veux d’avoir dit tant de méchancetés sur ton compte, t’es toujours pas au niveau de Zelda, mais tu t’es bien rattrapée !

Bon, oui, pauvre Mario qui si ça se trouve ne pensait pas à mal et était peut-être sincère dans ses sentiments. Mais bon, mon petit père, là elle vient de subir une expérience limite traumatisante, tu pourrais lui laisser un peu de temps, non ? Faut-il rappeler que l’amour n’est pas quelque chose de dû, sauvetage ou pas. Et qu’un héros, un vrai, n’agit pas dans l’espoir d’une récompense mais parce qu’il fait ce qui est juste. Sinon, ce n’est pas un héros, mais un connard.

Dans la partie post-game, c’est la panique au Royaume Champignon : Peach a encore disparu, ce qui met les Toads en émoi (pour mon plus grand bonheur…parce que je hais ces machins-là, ils ont une voix insupportable, crient tout le temps, et en plus ils considèrent Luigi comme un lâche alors qu’ironiquement ils sont bien plus couillons que lui ! Les voir souffrir me procure un plaisir sadique). Mais en fait, cette fois, Peach n’a pas été enlevée…non, elle a juste décidé de voyager à travers le monde avec sa nouvelle amie Tiara ! Ça ne pouvait pas être une meilleure conclusion.


« Ma che per che ? Tou pars en vacances sans moi ? Tou me brise il cuore !
— Javais besoin despace ! Et maintenant, tu me laisses me dorer la pilule tranquilou ?»
 

Sinon, pour parler de l’aspect du jeu qui consiste à…jouer, je me suis bien amusée mais sans plus. Il faut dire que je ne suis pas très fan des plateformers (quand il y a une séquence de plateformes dans Zelda, je tolère mais c’est loin d’être mon moment préféré). Et comme Mario c’est un peu la référence en la matière, on en bouffe à la pelle, et certains passages ont un niveau de difficulté qui me dépasse… Allez-y, pensez que je suis nulle ! C’est pas comme si je n’assumais pas mon statut de casu. Et encore, c’était je pense la première fois que je jouais à un plateformer en 3D. Et croyez-moi, si les Mario de mon enfance en 2D ne me posaient aucun problème, Odyssey fut pour moi l’occasion de découvrir que j’avais un véritable souci quand il y a une dimension en plus. Ce qu’il y a, c’est que j’ai des difficultés avec : l’orientation, la psychomotricité et la situation dans l’espace (probablement lié à mon autisme même si je n’en suis pas sûre). Je suis d’une maladresse supérieure à la moyenne et n’ai pas assez de compétences pour ce genre de jeu. De plus, s’acharner sur un passage plus délicat est chez moi synonyme, non pas d’énervement et d’envie de ragequit, mais de fatigue intense voire de violents maux de tête…je n’ai donc pas complété ce jeu à 100% (et ai renoncé rapidement à ne fut-ce qu’essayer), histoire de ne pas vider mon stock d’analgésiques. Bref…le premier qui me sort que : « Mario c’est trop un jeu d’autiste parce que c’est bizarre lol ptdr ! », je lui réplique que du coup, en fait, c’est plutôt un jeu pour neurotypiques ! Ce que j’ai plus apprécié, en revanche, c’est le côté exploration pour trouver des lunes de puissance (qui sont en quelque sorte le carburant de l’Odyssée), ainsi que les quelques énigmes (en gros…les aspects les plus zeldaesques…on ne se refait pas).

Quant à la direction artistique, elle est vraiment très créative. J’enfonce ici une porte ouverte, mais le mélange de styles, aussi bien visuels que musicaux, allant du très réaliste au très cartoonesque et du jazz à la pop en passant par du classique et du rock, est un véritable plus. Cela a pour résultat un univers très riche et très varié, chaque pays visité à son identité et son charme propre, et quand les habitants de ces contrées se rencontrent post-game, cela donne naissance à des tableaux plutôt bigarrés.

 

La véritable définition de la diversité ethnique, le village d’Euzéro de BotW peut aller se rhabiller^^

La présence de Pauline (la première princesse que Mario a sauvée dans sa carrière, alors qu’il était encore charpentier et non plombier) en maire de New Donk City faisait aussi chaud au cœur, alors que je n’ai jamais joué au jeu concerné. Ce passage est d’ailleurs juste grandiose. Non. Légendaire. Ah, et oui, bien sûr, les passages en 2D et en 8bit...

 

Enfin, j’ai dit que chaque pays avait son charme, mais il y en a quand même un sur lequel j’aimerais revenir…

Le Pays de la Cuisine. Sans doute le plus coloré et mignon, ses habitants sont des fourchettes parlantes (Ta gueule, c’est Nintendo !) trop choupies, leurs habitats sont des monticules de nourriture : les rochers à démolir sont du fromage, on peut escalader des collines de fruits et légumes…et cette musique qui évoque la France (parce que la gastronomie française…). Même qu’avec la taille que fait Mario par rapport à toute cette boustifaille, on a un peu l’impression d’être Rémi le rat de Ratatouille. Le tout flotte sur une mer rose bonbon qui semble être soit de la sauce bouillante soit de la confiture de framboise. Cela agit comme de la lave et on en déduit que c’est parce que c’est très chaud.

Jusqu’au combat contre le boss de ce niveau…Déjà, admirez son design pas du tout kitsch…

 

On découvre, lors de la bataille, que cette bouillie rose provient en réalité de l’estomac de cette chose…Ce qui signifie que cette substance dans laquelle Mario nage quand il prend la forme d’une flamme, c’est du vomi ! Avec des morceaux. Et extrêmement acide, ce qui explique son caractère létal. C’est tout de suite moins choupikawaii.

 

YEURK !

 

Eh ben, finalement, j’aurais quand même couvert un peu près tout ce qu’il y avait à dire sur ce jeu. Mais on va conclure par ma dernière déception :

Luigi apparaît grâce au DLC (ce qui devrait me réjouir), et il fait une grosse référence à un personnage de Zelda (idem).

Sauf que…

 

Tingle Tingle kooloo Limpah !

Noooooooooooooooon ! Pourquooooooooiiii ?

Ecrit par Campanita, à 13:06 dans la rubrique "Divers".
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Frappe-toi le coeur et Foire du Livre 2018
--> Cet article est un hybride de billet d'humeur et de critique littéraire


Oui, ce roman date de la rentrée littéraire 2017 et nous sommes à Pâques 2018, j’affiche un retard vertigineux dans la rédaction et publication de cette critique. Et alors, qu’est-ce tu vas faire ? Ouais, ouais, pour une soi-disant fan, ça ne fait pas très sérieux. Mais bon, quand on tient un blog pour le plaisir et qu’on doit traiter d’un sujet qui donne l’impression qu’on se répète d’article en article, la motivation ne vient que timidement. D’ailleurs, j’annonce, comme ça, que ça intéresse quelqu’un ou pas, que je ne risque plus de faire de critique de musique, pas que je déteste la musique maintenant (j’ai bien acheté, écouté et adoré le dernier album d’Indo par exemple), mais mon inspiration pour en parler en est au point mort.

En ce qui concerne Amélie, je me suis rappelée de ce retard affolant en février dernier (donc ça date quand même un peu) lors de la Foire du Livre de Bruxelles, où je l’ai rencontrée comme chaque année en dédicace, d’autant plus que cette fois, elle se rappelait de moi ! C’est bon, ma vie est complète à présent ! J’ai aussi discuté avec sa sœur Juliette (à qui j’ai fait dédicacer également un de ses romans jeunesse), nous avons parlé de Desperate Housewives, et de séries télé en général, elles m’ont alors demandé quelle était celle que je préférais. Ainsi, j’ai pu prononcer devant Amélie Nothomb les mots « Doctor » et « Who ». Je peux mourir en paix maintenant !

Le cru de cette année, Frappe-toi le cœur ! (citation tronquée d’Alfred de Musset: « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. ») je l’ai tout particulièrement aimé. Je sais que je dis ça pour chaque roman de cette auteure (Y’a une gratte dans le disque, comme on dit parfois de par chez moi) mais que voulez-vous, la qualité de son écriture est aussi régulière que son rythme soutenu (rappelons : trois-quatre bouquins par an, dont un qui sera finalement publié).

Entrons dans le vif du sujet, expression ici fort à propos puisque la protagoniste principale est cardiologue, métier dans lequel on peut être amené à procéder à une opération chirurgicale, donc à entrer dans le vif du sujet (ça y est, vous l’avez mon super jeu de mots ?). Cela dit, avant de nous présenter notre héroïne, on nous présente sa mère. Marie est belle, Marie est aimée, et surtout Marie aime susciter l’envie chez les autres. Ah, la jalousie ! Ce thème, pourtant important moteur des actions humaines, est trop souvent oublié de la littérature au goût de la romancière, en particulier la jalousie d’une mère envers sa fille, ce dont il est question ici. « La jalousie est un dévoiement de l’amour qui peut aller jusqu’à la haine. » déclare-t-elle en interview. Car le vent tourne pour Marie: après son mariage précipité avec le bel Olivier (durant lequel elle n’attirera pas assez de convoitises car manquant de faste), la naissance de leur fille Diane, encore plus belle qu’elle, la plongera à son tour dans la plus profonde jalousie. Commencera alors pour Diane une enfance toxique à endurer le mépris et la froideur de sa génitrice. Ce parcours de vie continuera sur cette lignée lors qu’elle se lancera dans des études de médecine. Elle rencontrera à cette occasion Olivia (et on remarquera que si pour une fois on évite les prénoms alambiqués, il y a une certaine symétrie entre les personnages, la fille d’Olivia s’appelant Mariel), un brillant professeur qui deviendra rapidement son amie ainsi qu’en quelque sorte une mère de substitution. Mais là encore Diane ira au-devant d’une suite de déceptions...Le tout raconté avec les finesse et verve habituelles (quoi que dans un style un peu plus épuré).

Mais je n’ai pas fait que ça lors de cette convention (oui, convention, la Foire du Livre est une sorte de convention, on y retrouve plein de geeks littéraires). J’ai aussi joué à Mario odyssey dans les files d’attente (mais ce n’est pas l’évènement du jour) et j’ai fait quelques trouvailles:

Premièrement, le premier tome de la Passe-Miroir de Christelle Dabos, une série fantastique, que j’ai ramassé par hasard pour essayer, auquel je consacrerai un article incessamment sous peu, dès que j’aurais lu cette brique de 600 pages qui promet d’être passionnante.

Secondement, j’ai déniché quelque chose que je n’aurais pas pu trouver ailleurs. Enfin disons que ce n’est pas le genre de bouquin qu’on voit partout en librairie et dont on parle énormément sur le Net. Il aurait été facile de passer à côté. Et pourtant...

Alors que je me promenais dans les allées en regardant à droite et à gauche, espérant que le hasard me fasse encore faire une heureuse découverte, mon regard s’accrocha sur ceci : 

Le mot « zèbre », je l’avais déjà entendu employé dans un cadre autre que la zoologie. Étant autiste Asperger, je connais un peu le vocabulaire des autres neuroatypies mais je suis encore mal documentée sur ce à quoi ces termes font référence. Mais ça m’intrigue. Je sentis alors qu’on m’observait : de l’autre côté du comptoir, un garçon de 10-12 ans me fixait. Je finis par comprendre que j’avais en face de moi l’auteur. J’en fus impressionnée. Il avait l’air aussi intrigué à l’idée que je puisse m’intéresser à son œuvre. Que je me suis empressée d’acheter, et de lui demander une dédicace au passage. J’ai dévoré le livre durant le trajet du retour (bien que je souffre de mal du voyage), je devine que c’est un roman autobiographique bien qu’il ait changé les noms. Je retrouve beaucoup de ma propre expérience dans tout ça. Zèbre…Aspie…ce n’est pas tout à fait la même chose mais c’est assez similaire sur certains points.

Voilà, c'est pour ce genre de perles que je vais à la Foire du Livre de Bruxelles chaque année.


Ecrit par Campanita, à 12:13 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Lewis, Snow et Skull Kid en argile!
Voilà, je m'essaye à la sculpture en glaise...séchée à l'air libre (parce qu'il faut cuire à 300°C et que les fours le permettant coûtent un peu cher...) et peinte à l'acrylique.

D'abord, pour ne rien tenter de trop compliqué, des formes géométriques simples, et dans le même style que mes peintures de la série
« Comme chiens et chats ». Vous aurez peut-être reconnu Lewis et Snow.




Passons ensuite à quelque chose de plus alambiqué (et qui a nécessité beaucoup de temps): Skull Kid!


Ecrit par Campanita, à 12:08 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Une autre fournée de chienchiens et chachats
Et encore un cocker gourmand (qui apprécie ce pot de confiture laissé en plan):




Mes deux chats, mon vieux Azraël ronchonchon et ma petite Snow qui joue à cache-cache dans la bibli, tableau inspiré de la réalité.


 

 Celui-ci est un peu cucul-la-praline, mais c'est mignon, non?

 

 Je fais des infidélités aux cockers, mais c'est parce qu'on m'avait demandé (soi-disant les chiwawas sont à la mode en ce moment...euh...).





Et enfin, un cadeau pour ma prof de peinture: Tara, son border-colley (encore une bébête que j'adore de tout mon cœur).


 
Ecrit par Campanita, à 12:06 dans la rubrique "Mes modestes petites peintures".
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Affiche Une grenouille dans le potage
Notre dernière pièce de théâtre, Une grenouille dans le potage de Thierry François et Marie C. Affiche réalisée par mes soins.




Il y avait aussi un magazine de lingerie qui nécessitait une couverture pour un accessoire de scène  (la styliste de cette collection étant l'un des personnages), je l'ai donc réalisée également, mettant en avant la dernière création : le fabuleux string en croco. Je me suis inspirée d'une image de pin-up trouvée sur le Net.


Ecrit par Campanita, à 12:05 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Samedi (09/09/17)
Lewis et Nala
D'habitude, les cockers que je peins dans cette série sont des individus imaginaires. Ici, j'ai représenté Nala, l'adorable chipie adoptée par mon frère et sa copine, qu'ils mettent en pension chez mes parents quand ils vont travailler. Mes parents qui ont eux-même un cocker mâle de cinq ans. Nala n'hésite pas à enquiquiner son Tonton Lewis.




Ecrit par Campanita, à 12:25 dans la rubrique "Mes modestes petites peintures".
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