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Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

***

Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


Vous cherchez un article en particulier? Par ici!


...ou par-là!

Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Samedi (01/04/17)
Legend of Zelda : Breath of the Wild
--> Savotta, vaïs et voïs !


Ça y est ! Mon second test de jeu vidéo ! Qui, comme le premier, porte sur le dernier opus de ma licence préférée, et autant dire que les chances sont faibles de me voir parler d’autre chose. Comme je l’avais précisé dans l’intro de cet article sur Triforce Heroes, je suis d’avantage une geek de Zelda qu’une gameuse. Un geek étant pour moi un passionné d’univers imaginaires indépendamment du support, alors qu’un gamer aime avant tout le jeu vidéo pour ce support en lui-même. J’aime Zelda de la même manière que j’aime Harry Potter ou Doctor Who (à savoir comme une religion) et à côté de ça je ne joue pas à grand-chose d’autre, n’ai pas de curiosité particulière envers d’autres jeux (juste ce qu’il faut pour être à jour sur ma culture G).

Quoi qu’il en soit, j’avais exprimé, à la fin de l’article sur TFH, mon sentiment que le Zelda suivant serait un tout autre trip. Je ne m’étais pas trompée.

 

C’est une tuerie (au propre comme au figuré) !

 

C’est parti pour ma critique de Breath of the Wild (que vous pouvez traduire par « le souffle de la nature », ou « l’haleine du sauvage », comme bon vous semble). Je ne vais pas en parler de façon succincte, mais en long et en large, alors gare aux

 

La console

Sans doute vous demandez-vous, au préalable, si j’y ai joué sur la Wii U ou sur la Switch, le tout nouveau joujou de Nintendo ? Après moult cogitations et visionnages d’avis de youtubeurs contradictoires sur la question, mon compagnon et moi avons opté pour la seconde proposition. Sans doute en grande partie parce que nous sommes suffisamment fans de Zelda pour acheter une console rien que pour ça alors qu’il s’agit du seul grand jeu du catalogue disponible pour l’instant et sur le succès duquel ils semblent tout miser (bon, y’aura un Mario d’ici la fin de l’année…nous l’achèterons…ou pas).

Aussi, les graphismes sont plus beaux et la possibilité de passer du mode salon au mode portable est pratique pour jouer dans la voiture ou dans la file pour la dédicace d’Amélie Nothomb à la Foire du Livre (true story).

Au moins cette fois, la possibilité de créer plusieurs comptes nous a permis d’y jouer tous les deux malgré l’unique fichier de sauvegarde, ce qui n’était pas le cas et avait été relou pour TFH sur 3DS.

Et non, je ne me suis pas amusée, comme l’a fait tout Internet, à lécher la cartouche pour voir si le goût est amer. On ne sait jamais qu’un chien ait fait pipi dessus comme dirait ma grand-mère !


Achetez la Switch!

Le scénario


Lendemain de cuite...

Link se réveille à poil dans une cuve de liquide régénérateur au milieu d’un sanctuaire décoré à la Tron. Une mystérieuse voix féminine l’exhorte par télépathie de sortir jeter un œil à l’extérieur et de sauver tout le monde, car une fois de plus il est le seul espoir sur lequel repose le destin d’Hyrule. Un souci : notre héros est amnésique et n’a aucune idée ni d’où il vient ni d’où il va. Pour l’aider, et histoire d’être en phase avec la modernité de l’air du temps, on lui remet une tablette sheikah (qui ressemble de manière troublante à la console que nous avons entre les mains en mode portable) possédant quelques applications utiles. Et si le choix du terme « application » vous semble douteux, vous comprendrez très vite qu’il est pertinent même si jamais employé dans le jeu. Même que plus tard, il pourra en « télécharger » d’autres, et aussi les « mettre à jour ».


Réception des données

Une fois dehors, un monde gigantesque s’offre à lui, ne demandant qu’à être exploré. Après une brève rencontre avec un ermite (non, pas celui-là), Link comprendra peu à peu quelle est sa mission : poursuivre le sempiternel combat contre Ganon et délivrer la princesse Zelda (dont tout le monde aura compris qu’elle était la détentrice de la voix du début). Un combat qu’ils avaient entamé il y a 100 ans, et qu’ils ont perdu. Link ayant été sauvé in extremis en étant mis en stase dans le Sanctuaire de la Renaissance alors qu’il était aux portes de la mort, Zelda utilisant ses dernières forces pour contenir Ganon, leur affrontement figé depuis un siècle (grâce à une sorte de verrou temporel, c’est en tous cas comme ça que je m’explique qu’elle soit toujours en vie, toute réincarnation d’une déesse qu’elle soit, elle n’est pas immortelle), attendant que le Héros ait fini de se régénérer pour reprendre la lutte.

Dans la plus pure tradition de la franchise Zelda, le but est de vaincre Ganon, et il est possible, une fois le chapitre « tutoriel » terminé, de directement se rendre dans la ruine du château d’Hyrule pour l’affronter, mais le jeu a bien plus à offrir. En cherchant à reconstituer sa mémoire brisée, Link découvrira bien des secrets du passé, notamment que l’histoire commence en réalité 10 000 ans environ auparavant avec les créations de la brillante civilisation des Sheikahs, dont la technologie avancée ne subsiste plus que sous forme de vestiges. Il découvrira également qu’il y a un siècle, lui et la princesse avaient quatre alliés, un Goron, une Zora, une Gerudo et un Piaf, qui pilotaient les Créatures Divines, d’immenses mechas carburant au magitek, tous morts à ce jour. Sans oublier les Gardiens, de redoutables machines sensées les aider mais retournées contre eux, cherchant désormais à exterminer tout ce qui bouge.

Thèmes principaux

Le jeu insiste beaucoup, d’avantage que ses prédécesseurs, sur deux points:

Premièrement, l’utilisation du magitek. Ce concept faisant référence à l’idée que science et magie coexistent au sein du même univers, évoluent parallèlement tout en s’influençant l’une l’autre, le tout aboutissant à une technologie hybride. Pour donner un exemple, la saga des Final Fantasy adore ce trope. Cela permet notamment de créer un univers cohérent qui à la fois semble bloqué dans une époque (dans le cas qui nous concerne, le Moyen-Âge, c’est du moins l’impression générale qui ressort du fait que Zelda c’est l’histoire d’un mec avec une épée et qu’en plus il y a des châteaux avec des ponts levis etc…ah, la vision hollywoodienne de l’Histoire !) tout en y introduisant une technologie qui y semble complètement anachronique (genre des donjons qui sont en fait des usines abandonnées de l’ère industrielle, des mécanismes électriques, des robots,…), ou encore une esthétique qui paraîtrait déplacée (par exemple, du steampunk). Quand je pense que certains fans râlent à propos de la présence de trains à vapeur roulant sur des rails forgés par les dieux dans Spirit Tracks, arguant que cela n’a rien à faire dans l’univers de Zelda, les mots me manquent pour leur dire à quel point ils n’ont rien compris… Quoi qu’il en soit, Breath of the Wild va plus loin, car si vous étiez gênés par un Link cheminot, que dites vous d’une incarnation de notre héros se promenant avec un ordinateur accroché à sa ceinture ? Parce que la tablette sheikah est un ordinateur. Même le vocabulaire employé va dans ce sens, si on évite « application » ou « téléchargement », il y a « module » et « mise à jour ». Et pour les Créatures Divines, les contrôler nécessite d’activer des « terminaux de contrôle » et « l’unité centrale ». Simplement, la mise en scène et l’animation sont pensées pour rendre le tout plus « mystique ».


Alors, réservons nos tickets de train sur Sheikahnet...oh, il fait une réduction si on s'appelle Link!

Secondement (ça alors, ce mot existe !), il y a l’aspect cyclique de l’affrontement sans fin de Link et Zelda contre Ganon (avec ou sans -dorf), cette histoire qui se répète encore et toujours à travers les générations, et qui, on est maintenant fixés, date d’au minimum 10 000 ans. Seul élément permanent et immuable : l’épée légendaire (dans laquelle Fay semble être toujours présente). Ou comment construire une mythologie. Ici, Ganon n’est ni un sorcier maléfique, ni un guerrier surpuissant, ni un gros porcin infernal. Ayant volontairement renoncé à sa capacité de réincarnation, il n’est plus qu’une abomination eldritchienne, un cauchemar inhumain à l’état brut. Notre duo héroïque n’en paraît que plus fragile, et y a une grande mise en évidence de l’humanité et de la faiblesse de Link et Zelda face à cette situation, rappelant qu’on a beau être l’Élu ou la déesse Hylia réincarnée, la réussite ne coule pas de source. Un grand soin est apporté, via une des quêtes secondaires, au développement de leur personnalité, de leur relation pas évidente au début, et de leur rapport à la pression immense qu’ils subissent en raison de leurs rôles respectifs. Zelda souffre d’un immense complexe d’infériorité qui peut la rendre…on va dire « sensible et émotive » (et son père est tellement horrible avec elle que j’ai eu envie d’entrer dans l’écran pour le taper !). Quant à Link…eh bien, son célèbre mutisme trouve enfin une explication autre que « c’est plus pratique quand on est l’avatar du joueur ».

Place dans la chronologie

Oh…C’est maintenant que je dois aborder le sujet ? Aïe. Je suppose que c’était inévitable.

Pour les non-initiés, la chronologie Zelda est un beau bordel timey-wimey suffisamment alambiqué pour que je soupçonne Steven Moffat d’être impliqué dans son élaboration. Il faut dire, pour remettre en contexte, que lors de la diffusion des premiers jeux la question ne se posait pas vraiment, mais qu’au fil du temps, la licence s’enrichissant à chaque opus et ceux-ci s’enchaînant dans le désordre, le besoin de mettre une continuité en place s’est fait ressentir. Ainsi, en 2011 paraît la Bible Hyrule Historia pour les 25 ans de la saga, dans laquelle on peut trouver une chronologie reprenant les seize jeux alors sortis, mettant fin aux théories de fans. Une chronologie qui vu les circonstances était forcément bricolée et complexe. D’autant plus que, certains jeux tournant autour du voyage dans le temps, il était prévisible qu’on se retrouve avec plusieurs timelines, et c’est sans compter les jeux se déroulant dans une dimension parallèle ou un univers de poche.

Depuis, trois jeux sont sortis, et si A Link Between Worlds et Triforce Heroes trouvent leur place sans peine, Breath of the Wild est bien plus difficile à situer. Au point que moi-même je ne pourrais rien vous apprendre, mes recherches sur le sujet s’étant révélées infructueuses à ce jour. Tout ce qui a été confirmé officiellement pour l’instant par Kami-Sama Shigeru Myamoto et Eiji Aonuma étant : c’est après Ocarina of Time mais pas dans la timeline de Wind Waker. Les trois timelines ont en réalité leur lot de partisans avec des arguments plus au moins probants. Un résumé ici. Il y a même d’autres théories, comme celle d’une quatrième timeline, ou encore, plus fou, l’idée que les trois lignes fusionnent en une seule (j’avoue que tout aussi grisant que cela soit, je ne vois pas trop comment c’est possible…).

Pour ma part, mon plaisir personnel était, à chaque fois que je débloquais une partie de la carte, d’examiner la toponymie pour y repérer les clins d’œil aux autres jeux, comme des noms de personnages ou de lieux. Et j’en ai trouvé pour tous les jeux, ce qui rend donc impossible d’en faire des indices. Si les ruines du Temples du Temps et du Ranch Lon Lon sont peut-être de véritables indications, on trouve aussi des références à TFH et au dytique des Oracles (trois jeux se déroulant dans des pays différents), à Spirit Tracks (sur un autre continent), Wind Waker (où Hyrule est englouti suite à un déluge tel l’Atlantide), Phantom Hourglass (dans une portion d’océan qui est l’équivalent zeldaesque du Triangle des Bermudes), Majoras’Mask (dans un monde parallèle) ou encore Link’s Awakening (dans un rêve !). J’en déduis donc qu’il ne peut s’agir que de fan-service.

Bref, je suis toujours dans l’attente d’informations concrètes.


L’univers et le gameplay

Une des missions que ce jeu s’était données était un retour aux sources, tout en renouvelant un maximum de concepts (vous le croirez pas, Link est droitier et il s'habille plus en vert...comment ça c'est pas important?). À savoir, le tout premier Legend of Zelda sur NES avait en son temps révolutionné le jeu vidéo en offrant un monde ouvert à explorer dans lequel le joueur était largué sans explication. Juste un vieux schnock pour te filer une épée en bois parce que ‘It’s dangerous to go alone, take this !’ et c’était parti, dépatouille-toi tout seul, Link ! C’est effectivement le cas ici. Vous débutez l’aventure sur le Plateau du Prélude, qui s’avèrera être la plus petite province du pays est la plus dépeuplée. À part le mystérieux ermite et quelques camps de Bokoblins, personne ! Le silence, seulement rompu par de discrètes notes de piano, une atmosphère contemplative à la Ghibli, un monde sauvage fleurant bon la post-apocalypse, la sensation d’être seul sans âme qui vive aux alentours, des monuments en ruines et d’étranges machines détériorées enlisées dans la mousse qui les recouvre…Très vite, on a le sentiment d’évoluer dans un environnement où la nature a repris ses droits après un évènement terrible. Et cette première partie, pourtant très intense tant notre héros se voit en mode fight for life alors qu’il est largement sous-équipé à ce stade, vous semblera bien infime quand vous obtiendrez votre paravoile (une sorte de planeur transportable) et passerez les frontières du plateau pour vous lancer à la découverte du reste du monde…enfin de la civilisation ! Mais c’est un pays qui essaye de se reconstruire après une fin du monde, des villages, des gens, des secrets détenant les clefs de votre passé…

Vous pouvez choisir d’affronter Ganon tout de suite, le jeu vous le permet, et c’est le seul objectif indispensable pour gagner, tout le reste est facultatif ! Ce que les speedrunners ne se sont pas privés de faire, afin de boucler le jeu en quelques heures. Pour ma part, je n’ai jamais compris l’intérêt du speedrun (à part pour la forfanterie d’avoir établi un record) a fortiori dans un jeu comme les Zelda, qui ont toujours tiré leur force de la richesse de l’exploration et des quêtes secondaires. D’ailleurs, ils ont pensé à tout : ceux qui se lanceront dans le combat final sans un regard pour le reste non seulement subiront ce combat comme une purge, mais se verront infligés d’une fin alternative leur expliquant qu’ils ne méritent qu’une victoire à la Pyrrhus et insistant sur le fait qu’ils sont passés à côté de l’essentiel du jeu.

D’habitude, il y a une quête principale et des quêtes secondaires. Ici, j’établirais plutôt trois niveaux d’importance :

La quête primaire, c’est abattre Ganon, c’est la seule condition de réussite. Simple. Efficace.

Les quêtes secondaires visent à rendre cette tâche plus aisée tout en faisant progresser l’histoire et en permettant au joueur de découvrir l’univers sous toutes ses coutures. Cela comprend les quatre Créatures Divines (que l’on peut considérer comme les quatre « donjons » au sens classique, et initiant des intrigues secondaires avec des personnages attachants et/ou charismatiques qui seront vos partenaires lors d’un combat, mentions spéciales à Sidon, le prince Zora au sourire ravageur et au super thème musical, et à Yunobo, le Goron doublé par Donald Reygnoux ce qui fait que je le surnomme Titeuf), les souvenirs de Zelda (pour aider Link à retrouver la mémoire et comprendre son passé), la quête de l’épée de légende (avec les Bois Perdus évidemment, et la seule arme du jeu à être incassable) et les 120 sanctuaires (des mini-donjons qui font gagner des réceptacles de cœur, d’endurance, et toutes sortes de chouettes trésors).

Enfin, les quêtes tertiaires sont faites de tout et n’importe quoi, et sont d’une utilité variable, c’est à vous d’expérimenter pour le découvrir. Moi-même je ne les ai pas toutes complétées, et il y en a dont j’ignore tout simplement l’existence, l’univers de ce jeu étant immense à ce point. En vrac, vous pourrez : faire de la paella, crafter toutes sortes de trucs, acheter une maison, fonder un village multi-ethnique, faire du commerce avec Fétide Adams, élever des canassons, chevaucher des bestioles qui ne sont pas des canassons (genre un ours…et après l’avoir immolé…oui), jouer à Koh-Lanta, rencontrer un barde emplumé, suivre un cours de séduction de voïs (c’est ainsi que les Gerudos, peuple constitué entièrement de femmes, nomment les individus nantis d’un chromosome Y), prendre des photos dans un but archéologique, contribuer à une encyclopédie, surfer sur votre bouclier en vous faisant tracter par un morse des sables…et évidemment, sinon ce ne serait pas un vrai Zelda : aller chercher les poules d’un péquenot.

Innovation pour la série : chaque PNJ a sa personnalité et une grosse majorité d’entre eux ont une utilité (même si c’est une quête dont la récompense est 50 rubis). La diversité parmi eux commence aussi à s’approcher du réalisme : on trouve des individus de tous âges, couleurs de peau et sexes, fini le Syndrome de la Schtroumpfette qu’on retrouvait chez certains peuples, comme les Zoras et les Piafs (Ocarina of Time : Ruto et plein de Zoras mâles, Majora’s Mask : Lulu et plein de Zoras mâles, Wind Waker : Medolie et plein de Piafs  mâles, Twilight Princess : Rutela et plein de Zoras mâles, A Link Between Worlds : Orlène et plein de Zoras mâles, Breath of the Wild : des Zoras et des Piafs de tous sexes, les femelles n’étant pas obligées d’être des reines/princesses/prêtresses/chanteuses vedettes indispensables au scénario, certaines se payant même le luxe de ne servir à rien, de juste exister parmi une population, comme dans la vraie vie !)

Et je ne vous ai même pas encore parlé des Yigas (sorte de mafia constituée de ninjas obsédés par les bananes) ou de la Lune de Sang (qui sait, si Link se déshabille quand elle se lève, il passera peut-être un truc…), il y a tant de sous-intrigues !

Breath of the Wild a, depuis sa sortie mais aussi peu avant, été comparé à d’autres jeux célèbres, parfois même au point de faire tomber des accusations du style « C’est trop nul ils ont copiééééé ! », Skyrim pour le monde ouvert et l’ambiance contemplative, Shadow of Colossus pour le fait de partir à l’assaut de créatures titanesques, Metal Gear Solid pour l’aspect infiltration, Tomb Raider pour l’exploration de ruines et le fait de chasser du gibier, Dark Souls pour la difficulté et l’esthétique de certains combats,…et même d’autres œuvres non vidéo-ludiques : j’ai déjà évoqué les Studio Ghibli, et effectivement, il y a de quoi remplir un bingo Miyazaki (même, paraît-il parce que je ne l’ai pas trouvé, un cervidé tout droit sorti de Princesse Mononoké).

Une liste non-exhaustive ici.

Même si l’inspiration est évidente, je n’irai pas jusqu’à parler de plagiat, ni même de fainéantise créative. Les p’tits gars, les œuvres littéraires et artistiques (et je considère le jeu vidéo comme un art) se repompent les unes les autres depuis la nuit des temps ! C’est même un processus vital pour que la culture évolue et se transmette à travers le temps et l’espace : toujours reprendre ce que font les autres, se le réapproprier, le réinventer, le mélanger avec d’autres sources d’inspiration, l’upgrader… Comme le disait Paul Valéry : « Rien de plus original, rien de plus soi, que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le lion est fait de mouton assimilé.»

Breath of the Wild n’est peut-être pas la révolution qu’on attendait, ni le meilleur jeu de tous les temps (cela étant trop subjectif), mais je suis convaincue que l’Histoire s’en souviendra comme d’une excellente synthèse de ce qu’était le jeu vidéo à notre époque. Si vous me permettez une analogie avec la génétique, ce jeu est une chimère !

Il y a aussi que chacun découvre le jeu avec son propre bagage référentiel. Comme je l’ai dit, je ne me considère pas comme une gameuse et je connais mal les univers des jeux cités plus haut. Mais j’ai mes propres références, et j’en ai repérées des totalement fortuites dans ce jeu. Les cœurs jaunes « temporaires » et le côté try and die me rappellent The Biding of Isaac (qui s’inspire des premiers Zelda sur NES, donc l’ascenseur revient), les tours à activer me font penser à Code Lyoko, quant aux Gardiens, vous savez, ces monstres emblématiques du jeu très mis en avant dans les trailers et disposant de leur propre amiibo ? Réfléchissons, ce sont des créatures robotiques, créées il y a très longtemps par probablement quelqu’un de brillant mais sans doute pas très net dans sa tête, expérience qui a mal tourné, qui sous un design plutôt rigolo voire ridicule cachent d’implacables machines à tuer ayant pour but existentiel d’exterminer tout ce qui n’est pas eux, mais en particulier le héros de l’histoire, via un laser tiré depuis leur œil unique ?

Ce sont des putains de Daleks ! Si vous pensiez que je ne trouverais pas de référence à Doctor Who, c’est que vous ne me connaissez pas !

Il y a beaucoup plus d’éléments de RPG. L’environnement qu’on explore est très réactif, les interactions possibles sont nombreuses avec celui-ci, et la météo n’est pas là juste pour créer une ambiance (on peut mourir de froid, prendre feu ou se faire frapper par la foudre, la pluie rend l’escalade plus ardue,…) et nécessitera de s’adapter. Les lois de la physique sont globalement mieux respectées qu’à l’accoutumée, ce qui peut être exploité de manière originale (allumer un feu réchauffe l’air, crée un courant ascendant qui permet de s’envoler avec la paravoile) mais faut pas non plus pousser Mémé dans les orties exagérer , certains points restent sacrément chelous et incitent à invoquer la licence artistique (non, dans la vraie vie on ne grimpe pas une paroi verticale sans aspérité à moins d’être Spiderman, pas plus qu’on ne fait avancer un radeau sur lequel on se tient en agitant un gros éventail…)


T'as froid? Ooooh...pauvre petit chat! Si tu ne te baladais pas à moitié à oualp aussi...

Que dire de plus : ce jeu est dur, mais vraiment très prenant. Les armes qui se brisent au bout d’un certain nombre d’utilisations, le fait de devoir bouffer pour retrouver de l’énergie (fini de trouver des cœurs en cassant des pots !) et des ennemis capables de one-shoter Link dès les premières minutes produisent un effet d’insécurité, voire de peur et de panique : on meurt très souvent, et le fait de ne pas savoir où on va et quoi faire est très perturbant et frustrant surtout si comme moi vous avez un sens de l’orientation avoisinant celui de Zoro dans One Piece. Mais on finit par trouver ses marques et élaborer ses propres stratégies pour atteindre ses objectifs c’est limite une métaphore de ma condition d’Asperger. Il n’y a pas une seule manière de triompher des épreuves, les solutions pour une énigme sont multiples et parfois les créateurs du jeu eux-mêmes n’y avaient pas pensé.

Les combats sont beaucoup plus tactiques, les ennemis ne sont pas des plus diversifiés (on a recours à la bonne vielle astuce du palette swap pour faire les mêmes avec plus de PV, et certains classiques de la série sont absents (quoi que j’aurais pas voulu savoir ce que donneraient les Like-Like ou les Fall Masters) et on en invente pas vraiment d’autres), mais même le moindre Bokolblin ou Octorok peut donner du fil à retordre, quand ils sont en bande, foncer comme un bourrin en spammant le bouton d’action ne fonctionnera pas cette fois, vous l’apprendrez à vos dépends. Et je vous ai dit que les Lynels étaient de la jaquette et qu’ils étaient plus flippants que jamais ? En outre, les armes cassables sont une incitation à tester tout ce qui vous tombe sous la main sans compter uniquement sur votre lame préférée.

La feature intéressante (ou du moins classe), c’est le fameux ralenti à la Matrix : quand on est en l’air (saut ou paravoile), partant du principe que la capacité de concentration de Link s’accroit, le temps semble ralentir et lui permet de mieux viser avec l’arc ou une arme. Le résultat en jette visuellement et renforce la dimension épique de certains combats (Vah’Ruta…).

En plus de pouvoir progresser dans toutes les directions sans balises, on a régulièrement le choix de faire ou de ne pas faire quelque chose. Par exemple, j’ai complètement (et sciemment) mis de côté tout ce qui concernait les chevaux (j’en ai juste apprivoisé un au début, l’ai appelé Lewis comme mon cocker au sale caractère et puis ne m’y suis plus intéressée). Il faut dire que je n’ai jamais aimé ces animaux (pas que je les haïsse, juste que je ne partage pas l’engouement de certaines personnes pour ces bêtes et pour l’équitation). Je n’ai jamais kiffé l’iconique Epona, la fidèle jument de Link dans d’autres jeux, et ai toujours eu en horreur les phases l’impliquant (en particulier quand c’est de l’archerie montée). C’est peut-être un grand classique des Zelda, mais pour moi c’est atroce. Que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde : des gens qui aiment les canassons, et d’autres qui préfèrent les trains à vapeur. J’ai choisi mon camp : tchou-tchou ! Quoi qu’il en soit, j’étais bien heureuse d’avoir le choix d’échapper aux dadas dans ce jeu si j’en avais envie ! J’ai bien eu peur, lors de la dernière phase du combat final, qu’on m’y oblige, mais cette peur fut de courte durée, j’ai pu tout faire à pied, et de manière plus efficace pour moi !

 Par contre, et c’est le plus gros point négatif, qui m’a plus d’une fois mise dans des situations délicates : LA CAMÉRA N’EST PAS TON AMIE ! J’ai aussi trouvé que certains contrôles n’étaient pas pratiques (le centre du joystick gauche qui fait accroupir Link et le fait marcher au ralenti alors que tu veux fuir) en plus d’être parfois en parfaite contradiction avec ceux des jeux précédents, ce qui feront maudire leur mémoire musculaire aux habitués de la saga. 

Autre élément qui pourrait vous plaire ou vous déplaire selon votre sensibilité : les donjons (je récapitule : 4 « grands », les Créatures Divines, et 120 « petits », les sanctuaires) abandonnent la formule habituelle « clefs-carte-boussole-mini-boss-objet-boss-relique » mais sont aussi diantrement répétitifs et manquent d’identité propre, ce qui n’est éventuellement appréciable que si vous enfermer dans une routine vous rassure. Les sanctuaires comportent pour la plupart des énigmes courtes tournant autour d’un même principe, et chacune est unique. D’autres vous feront affronter un Gardien dans une épreuve de force, et ceux-là sont plutôt redondants (à noter que de tous les combats du jeu, ce sont ceux qui m’ont le plus forcée à penser stratégie et combiner différentes techniques). D’autres encore n’apparaissent que suite à la résolution d’une énigme extérieure, et ceux-là sont les plus divertissants. Quant aux Créatures Divines, sans dire que ce sont des copier-coller et bien que de niveaux différents de difficulté, elles ne varient pas les unes des autres et reposent sur le même genre de mécanismes. Alors que, suivant la tradition des donjons Zelda, elles ont chacune leur thème (l’eau, le feu, le vent et la foudre), cela ne se ressent pas en dehors du boss.

Dernier point qui mettra à bout de nerfs quiconque possédant peu de patience : les temps de chargement lors des téléportations. On essaye bien de nous distraire avec des astuces et conseils aléatoires, mais peu d’entre eux sont véritablement utiles (« Évitez de combattre un ennemi puissant s’il ne vous reste plus beaucoup de cœurs, ou alors pensez à vous soigner. » Captain Obvious, welcome among us !).

 

Musiques, graphismes, mise en scène,…

Je vais enfoncer une porte ouverte, mais effectivement c’est une claque visuelle ! Sans doute d’avantage sur Switch que sur Wii U, et sans doute qu’on aurait pu éviter le léger voile brumeux qui apparaît par moment, mais c’est chercher la petite bête. Je n’ai eu à déplorer aucun des lags ou bugs dans l’animation que certains ont repérés, mais peut-être suis-je chanceuse. Ça ne peut en revanche pas être gênant au point d’être un handicap méritant d’être relevé.

La diversité des PNJ est couplée avec un grand travail sur la personnalité du plus insignifiant d’entre eux et ils disposent d’un emploi du temps qu’il faut respecter, ce qui n’était plus arrivé depuis Majora’s Mask. Ils donnent l’impression d’être de vraies personnes, qui protestent quand on les bouscule, et avec qui il est possible d’avoir des dialogues soignés. Car, on l’oublie, Link a beau être le plus iconiques des héros muets, on peut en réalité lui faire dire énormément de choses via les choix de réponses durant les dialogues, qui sont ici très importants. En plus d’influencer la narration, c’est aussi une des sources d’humour, humour dont le jeu n’est pas dépourvu malgré un scénario de fond très sérieux, dans la lignée de ses prédécesseurs. Si cela vous correspond, il y a moyen de « jouer » Link comme un petit morveux insolent qui balance des piques et inflige râteau sur râteau à ceux et celles qui ne cachent pas leur intérêt pour sa personne (et sérieusement, il y en a un étonnant paquet qui veulent le pécho…y’en a aussi plein qui ne peuvent pas le saquer voire qui tenteront de l’étriper sans sommation, ça compense).

Pour ce qui est du son, la grande nouveauté est le doublage des personnages principaux (sauf bien évidemment Link qui est toujours abonné aux « Hyaaaaa !!! Euhaaa ! Yahaaaa !!! » il a un peu moins l'air demeuré cependant), doublage bien entendu différent pour chaque langue. Ce que j’en ai pensé ? Eh bien, au-delà de ma joie de reconnaître certains doubleurs : Donald Reygnoux (Titeuf, Robin dans Kim Possible, Shinji dans Evangelion,…), Benoît Dupac (Onizuka dans GTO, Leo dans Charmed, Shadow dans Sonic,…) ou encore Charlyne Pestel (Misa dans Death Note, Fifi brindacier…), je les ai trouvé complètement…dispensables. C’était sympa mais ça n’apportait pas grand-chose. Et la synchronisation labiale de Zelda, c’était pas trop ça (pas vraiment par la faute de la doubleuse, mais le personnage à l'écran a des mouvements de bouche qui sonnent faux), ce qui rendait ses nombreuses scènes un peu artificielles.


Pauv' niouk!

La musique est, comme il fallait s’y attendre, à la hauteur. Quoi que vraiment discrète dans le premier chapitre pour renforcer la sensation d’isolement dans un monde dévasté. Mais quand on rejoint la civilisation, les thèmes marquants se multiplient, le tout diffusé avec parcimonie.

Ma liste coups de cœur :

Le thème principal, comme si on pouvait passer à côté de celui-là. 

Le village Piaf , un remake de Dragon Roost Island de Wind Waker. 

Le thème d'Urbosa. Les Gerudos sont badass, les Gerudos sont sexy. De toutes façons si t’es pas d’accord, elle va claquer des doigts, et crois-moi, tu n’as pas envie d’être là quand elle claque des doigts.  Même le modèle de poche est une terreur.

Le thème du prince Sidon. Okay, c’est un homme-requin qui fait trois fois la taille de Link, un rouleur de mécaniques et une pub ambulante pour Colgate, mais il a une personnalité juste adorable. On ne peut s’empêcher de se dire : ce mec est trop cool. Pourquoi je ne suis pas étonnée de découvrir l’existence de ceci ?

Les combats contre les Créatures Divines ont tous les quatre une musique vraiment épique, que ce soit le vieux chameau, l’éléphant , le gros pigeon ou la petite salamandre.

Le combat contre le Moldarquor. Depuis Wind Waker, on sait que combattre un ver des sables géant à la Dune est toujours génial si ça se passe dans l’univers de Zelda. 

Et bien sûr, la franchise agrandit son catalogue de musiques trauma adrénaline infarctus instantané avec ceci: you hear that you know you're fucked! 

 
En conclusion...

Je crois que ça n'étonnera personne, mais j'ai adoré ce jeu. Pas juste passé un bon moment avec (comme pour TFH), mais adoré. Après l'avoir fini (avec un taux de complétude ridiculement bas tant il y a à faire, mais au moins j'ai bouclé les quêtes vraiment importantes), j'éprouve un sentiment assez paradoxal: j'ai envie d'y rejouer et en même temps pas envie. Il en va comme pour ces livres, briques d'un millier de pages, qu'on a aimé du début à la fin et qu'on est heureux d'avoir lus, mais qu'on ne va pas relire pour autant. Du moins pas tout de suite.

Et pourtant, je ressens déjà la nostalgie. Même une fois l'objectif final atteint, on a encore envie de s'y promener, d'en fouiller le moindre centimètre carré.

Je terminerais tout de même par cette anecdote alarmante: j'ai trouvé un perso secondaire à l'utilité contestable qui m'horripile encore plus que f*#%ing Tingle, et ça, c'est un exploit en soi!

Je vous présente Noïa, un Korogu géant supposé aider en agrandissant l'inventaire. Mais passée ma première rencontre avec lui, il n'a plus donné signe de vie! Et ce n'est certainement pas moi qui ai mal cherché: j'ai même été sur Internet pour savoir à quels endroits il était sensé apparaître, et il n'y est jamais apparu (j'ai même comparé les captures d'écran), et ce même avec plusieurs centaines d'heures de jeu à mon actif! J'ai beau siffler là-haut sur la colline avec un bouquet d'églantines, il n'est jamais venu, zaï zaï zaï zaï...Et je ne serais pas la seule dans le cas, d'autres joueurs ont eu ce problème. Noïa est aussi lié à une quête, la quête la plus fastidieuse et lourdingue de tout le jeu, nécessitant de collecter 900 items (rien que ça!), afin d'obtenir, à ce que j'ai compris, une grosse noix qui pue en forme de caca et qui permet de le voir danser avec ses maracas débiles à volonté. Le concept de récompense cosmétique poussé à son paroxysme!


Crève, grosse merde!

Je pourrais éditer cet article dans le courant de l'année, sachant que quelques nouveautés seront disponibles d'ici là grâce au seasonpass.
Ecrit par Campanita, à 12:47 dans la rubrique "Divers".
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Lundi (27/03/17)
Affiche L'héritage presque parfait
--> notre dernière pièce de théâtre
Ecrit par Campanita, à 14:16 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Vendredi (03/03/17)
Dad
--> par Nob


Il n'y a pas que Les Nombrils qui font vibrer mon cœur en matière de bédé francophone nouvelle vague (même si c'est la meilleure, et ce, de manière totalement objective). Il y a Tamara (dont je pourrais dire autant de bien que de mal...), Seuls (que je devrais sérieusement me mettre à lire parce que visiblement ça déchire, et le film adapté récemment sorti serait une telle tuerie que même Durendal l'a kiffé...Durendal, quoi!), et bien d'autres. Aujourd'hui je mets le focus sur un récent coup de cœur, Dad.

On y suit les déboires de ce personnage rondouillard et d'allure bonhomme qu'on ne connaîtra que par son surnom, Dad, à la tête (quoi que sa position dans la hiérarchie est discutable) d'une famille qu'on qualifierait de bien moderne. Père de quatre filles de mères différentes qui l'ont apparemment toutes laissé avec un cœur brisé et un nouveau bébé sur les bras, il tente de concilier sa carrière calamiteuse d'acteur avec l'éducation de quatre petites pestes charmantes jeune-filles au caractère bien trempé. L'aînée, Pandora dite Panda, est l'intello à lunettes passionnée par les finances et la comptabilité. D'un humour cynique et pince sans rire, elle est vite devenue mon personnage favori. Viennent ensuite la puinée Ondine, girly jusque dans ses cheveux roses, prototype même de l'ado branchée mauvaise à l'école et craignant que son père lui mette la honte en lui parlant devant ses amis ; Roxanne, la sportive garçon manqué accro à la console ; et enfin Bérénice, qui est un bébé et...et être un bébé est déjà bien assez quand on sait l'attention que demandent ces machins-là. Et si toutes les quatre sont au fond adorables et affectueuses envers leur pauvre paternel, elles sont implacables et lui mènent la vie dure.

En trois tomes, on ne sort pas trop de la formule gag d'une planche, mais tout de même quelques petits fils rouges se tissent, alors qu'on en apprend un peu plus sur le passé de Dad et que ses ex-femmes ressurgissent les unes après les autres (bon, on en a vu que deux pour l'instant, mais c'est la moitié!).

Très rafraîchissante, cette bédé procure beaucoup de rire et de bonne humeur, le tout servi par un dessin simple et des couleurs douces comme de l'aquarelle.

Ecrit par Campanita, à 16:49 dans la rubrique "Critiques 9ième art".
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Amigurumi BMO
Juste au moment où je termine de tricoter cette petite console vivante de dessin animé, le facteur vient m'apporter la Switch (avec Breath of the Wild évidemment) !




Ecrit par Campanita, à 15:51 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Vendredi (23/12/16)
Les animaux fantastiques...
Tout est dit.

Non pas vraiment, en fait. Mais c'est amusant.

Ecrit par Campanita, à 12:57 dans la rubrique "Divers".
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Mercredi (07/12/16)
Class
--> ♫ What I have I been waiting for wasting all my time...
Coal Hill est décidément une école pas comme les autres, puisque régulièrement fréquentée par des individus qui, quand ils ne viennent pas d'une autre planète, ont tendance à traîner avec des individus qui eux viennent bel et bien d'une autre planète. Peu après Clara Oswald et Danny Pink (qui ont droit à un très discret clin d’œil), et longtemps après cette nuisance auditive,  voilà que le collège anglais attire à nouveau les ennuis divers et paranormaux.



Dans la famille Whoniverse, après la maman, le tonton, la gamine et le mort-né, il manquait l'ado paumé (enfin, il y a aussi le fils aîné disparu dans d'obscures circonstances, mais je n'en ai pas encore parlé sur ce blog, donc...). Cette fois aux commandes, c'est Patrick Ness, auteur pour la jeunesse et les jeunes adultes, à qui l'on doit notamment Tip of the Tongue, la nouvelle consacrée au cinquième Docteur dans le recueil publié à l'occasion des 50 ans de la série. Si sa contribution est celle que j'avais le moins aimée sur les 12, c'est parce qu'elle ne mettait pas assez en valeur le Seigneur du Temps et ses compagnons, ce qui selon moi est un défaut quand cela était précisément le but du recueil. En revanche, la force de cette nouvelle résidait dans les nouveaux personnages qui étaient intéressants et bien campés. Ce qui augure bien dans le cadre d'un spin-off où justement le Docteur doit se faire discret tout en laissant au minimum l'impression qu'il existe dans cet univers.

Class est  une série diffusée sur BBC3, comptant à ce jour une saison de huit épisodes, et visant donc un public adolescent. Plus trash que Doctor Who mais moins que Torchwood, elle a pour protagonistes principaux une bande de lycéens découvrant que leur école est le théâtre d'évènements surnaturels et qu'il est vraiment sensé de se méfier des profs de maths. Comme toujours avec un spin-off, la première question est de voir s'il arrive à se constituer une identité propre tout en gardant une filiation visible avec sa série-mère. Après cette saison, cet aspect me semble réussi.  On retrouve un état d'esprit similaire et on croise quelques éléments qui en sont issus (dont un tout à la fin que je ne spoilerai pas, mais pour ceux qui ne connaissent pas DW, ça doit être bien énigmatique). Le Docteur lui-même (Twelve plus précisément) fait une courte apparition en fin du premier épisode, et j'ai trouvé son introduction quoi qu'un peu brusque très intéressante. À titre de comparaison : dans Torchwood il était une arlésienne ne servant quasiment qu'à combler quelques unes des nombreuses interrogations quant à l'existence tarabiscotée de Jack Harkness, mais n'apparaîtra jamais. Dans Sarah Jane Adventures, il apparaît par deux fois dans un double-épisode en tant que fanservice ambulant : dès qu'il débarque, il fait son show et la série devient la sienne. J'ai trouvé son traitement dans Class plus original : certes il débarque en fin d'épisode et on s'attend à ce qu'il soit le grand sauveur comme à son habitude, mais en vrai, ce n'est pas lui qui règle entièrement le problème, et il finit par filer après avoir dit aux vrais héros de la série que c'était à eux de gérer la situation dorénavant, tel un maître de jeux venu uniquement pour expliquer les règles aux joueurs.

Même le générique d'ouverture, qui paraît complètement déplacé dans le whoniverse, finit par devenir logique (et un earworm au bout d'un moment).  Class développe en effet sa propre ambiance et sa propre tonalité. On en nous épargnera ni les séquences gores, ni les chocs émotionnels et horrifiques, cependant sans le côté racoleur et parfois franchement immature qu'on trouvait dans Torchwood.


Yummy yummy!

Côté personnages, tout semble bien classique à première vue : la petite blanche gentille bien comme il faut, le sportif beau ténébreux, la surdouée qui a sauté des classes, le blondinet qui est en fait un prince alien et son petit ami dont la prononciation du prénom est sujet à débat...Matéus? Mathious? Ils se révèlent tous attachants (bien qu'April y ait mis plus de temps que les autres avec son air trop lisse) et trimballent tous un fardeau psychologique plus ou moins handicapant (et ça ne va pas s'arranger avec le temps). Petite mention à Tanya qui est à la fois racisée, de sexe féminin et surdouée, trois éléments de plus en plus représentés seuls dans le paysage audiovisuel, mais qu'il est suffisamment rare de voir combinés dans un seul personnage pour que ça mérite d'être relevé. En même temps, dans la série-mère, on a un couple lesbien inter-espèces (d'ailleurs à ce propos, Moffat, c'est quand que tu nous ponds un spin-off sur le Paternoster Gang?) et des personnages qui peuvent changer de sexe en se régénérant...



Notons également que le rôle de l'alien infiltré parmi les humains et par conséquent source de fascination pour ces derniers, schéma récurrent dans les séries du Whoniverse (okay, ni Jack Harkness ni Luke Smith ne sont des aliens à proprement parler, mais vous aurez saisi le concept) est cette fois réparti entre deux personnages : Charlie, le fameux prince rodhian ayant échappé à la guerre et survivant de sa civilisation, et Miss Quill (de son vrai nom Andra'ath) survivante du peuple ennemi se faisant passer pour un professeur de mathématiques à Coal Hill. Ce n'est pas la première fois qu'on nous fait le coup de l'adulte responsable du groupe de héros adolescents (Giles dans Buffy pour ne citer que lui).  Mais Quill a ceci de particulier qu'elle n'est en rien bienveillante envers ceux qu'elle semble être désignée pour protéger. Y compris Charlie. Surtout Charlie. Leur lien n'est en aucun cas motivé par la sympathie mutuelle et l'entraide entre survivants, ils sont ennemis. Un parasite vivant dans le cerveau de Quill l'empêche d'utiliser une arme, de nuire à Charlie et la force à lui obéir. Ce dont le petit prince profite, faisant d'elle son esclave. Malgré tout, il faut croire que Quill s'est peu à peu attachée à la petite bande pour éprouver de la compassion et de l'empathie pour eux, elle qui est supposée être une machine à tuer sans émotion.



Pour ce qui est du scénario, on a droit à pas mal de freaks of the week dans un premier temps avec pour fil rouge un méchant récurrent, le Shadowkin, antagoniste plutôt manichéen et pas original pour une cawette. Cependant, tout semble parti pour être plus complexe et plus profond vers la fin de la saison, avec l'introduction des Governors, une mystérieuse organisation, et l'excellent épisode Detained qui marque un tournant dans l'évolution psychologique des personnages.



On regrettera cependant une certaine lenteur dans la progression de l'intrigue principale, à trop vouloir poser les personnages. Il manque peut-être un petit je-ne-sais-quoi pour me convaincre totalement pour l'instant, mais c'est avec plaisir que je regarderai la suite.



Sommaire Whoniverse
Ecrit par Campanita, à 12:56 dans la rubrique "Critiques séries".
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Mardi (22/11/16)
Riquet à la houppe
--> cui cui


D'un côté, il y a Déodat, atrocement laid (et même bossu) mais brillant et obssédé passionné par les oiseaux. De l'autre, il y a Trémière, belle mais stupide (enfin, ça c'est qu'on dit) mais dotée d'un talent aussi rare qu'incroyable : celui d'exceller dans l'art de la contemplation. Deux destinées que tout oppose, développées en parallèle, et qui finiront par se rejoindre (seigneur, cette tournure est tellement galvaudée !).

Ah, qu'il était bon, ce Nothomb-là ! Même que je l'ai déjà relu une fois (alors que ma Pile à Lire est plus haute que jamais). Comme pour Barbe Bleue en 2012, Amélie-sama (oui oui, je continue à l'appeler comme ça, paskeuh!) revisite un conte de fée à sa sauce. Conte que je ne connais absolument pas, contrairement au précédent, je jugerai donc ce roman pour ce qu'il est en lui-même sans savoir ce que cette interprétation peut bien y apporter.

En commentaire, elle a expliqué que Riquet à la Houppe de Perrault est en quelque sorte une version « plus civilisée » de La Belle et la Bête :


« Dans La belle et la bête, à la fin, quand la princesse avoue son amour au prince et lui donne le baiser de l’amour, la bête se transforme en prince charmant. Et ça, c’est nul... la pauvre princesse est flouée: elle est tombée amoureuse d’un monstre et se retrouve avec un prince charmant. Dans Riquet à la houppe, la belle femme tombe amoureuse du monstre et il reste un monstre. Simplement, comme elle le voit avec les yeux de l’amour, il est transfiguré. Je trouve que c’est beaucoup mieux comme ça. C’est plus juste. »


J'ai envie de dire, c'est du classique. On retrouve les sempiternels ingrédients que l'écrivaine jette dans son chaudron d'année en année. Prénoms à coucher dehors: check. Mec super-moche: check. Meuf super-belle: check. Personnages allumés et hauts en couleur : check. Le mot « pneu » : check. Des personnes différentes, incomprises, rejetées, intimidées mais tirant partis de cette différence pour atteindre des objectifs spectaculaires : check. Une sublimation de l'enfance : check. Une narration mordante et des dialogues acidulés : check. Du champagne : glou...check ! Mais diantre, ça marche! C'est comme les spéculoos de ma mamie : chaque année elle fait les mêmes, chaque année je les attends parce qu'ils sont inégalables !
Ecrit par Campanita, à 16:47 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Mardi (25/10/16)
Mylène Farmer : Interstellaires
Il me faut le constater, mais les reviews musicales sont celles qui m'inspirent le moins. Ce qui explique ce retard éhonté. Peut-être parce qu'à peu près au moment où j'ai cessé de regarder la télé pour ne plus consommer de vidéos que sur Internet et au cinéma (sauf pour les premiere de Doctor Who, Ave BBC toute puissante...) j'ai également arrêté d'écouter la radio (bon, Classic 21 dans la voiture et au boulot, mais c'est tout). Résultat, je suis rarement à jour dans l'actualité musicale, et je me « force » de temps en temps à prendre des nouvelles des chanteurs ou groupes dont je suis fan depuis l'adolescence, et que je continue à suivre comme je continue à manger du Nutella tous les matins depuis 20 ans : par habitude, j'ai décrété un jour que j'aimais ça, je ne vais pas briser la routine, quoi !

Mylène n'y échappe pas. Je continue à acheter ses albums de manière mécanique. Je les écoute, et si je ne déteste jamais, ça n'est définitivement plus pareil que ma ferveur d'antan. Cela dit, j'avais trouvé
Monkey Me pas trop mal il y a trois ans, et aujourd'hui, je me dis que ce nouvel album, Interstellaires, est quand même 'achement mieux. Pourtant, je l'ai écouté en boucle pendant quelques semaines après sa sortie, et puis je suis passée à autre chose.
Pourtant, ce n'est pas comme si ça ne m'avait rien fait. Notamment, j'avais réalisé ce fan art du clip City of Love (qui est juste magnifique...le clip, pas le fan art!)


Les 13 morceaux compris sur Interstellaires n'ont pas été composées par Laurent Boutonnat, mais par Mylène Farmer herself, qui est toujours auteur des textes (et Martin Kierszenbaum, un compositeur et producteur américain que je ne connais pas, mais dont j'ai appris qu'il avait travaillé entre autres avec Lady Gaga, Tokio Hotel et t.A.T.u...je suis assez partagée, du coup).

Cet album est très agréable, c'est indéniable. À une exception près, Mylène ne part plus dans les aigus excessifs (ce que lui est généralement reproché même si c'est ce qui fait son charme) et sa voix est harmonieuse et apaisante. Le morceau d'ouverture, éponyme de l'album, m'a d'emblée emballée dans la mesure où il recréait bien l'ambiance intersidérale, sauce farmérienne, des images de nébuleuses et de vide de l'espace me venant naturellement à l'esprit en l'écoutant. Ce qui est dommage, c'est qu'il ne s'agissait que de l'ouverture, et le reste de l'album n'a pas continué sur cette voie lactée. Un peu comme si on avait découpé le prologue d'un livre pour le recoller dans un autre.

Notons également deux reprises : Stolen Car de Sting, qui est un duo avec ce dernier où Mylène chante en français. Et...sorry. je préfère la version Sting alone. Pas que cette nouvelle version soit mauvaise, juste tiède à mon goût (un comble quand on sait que Mylène n'aime pas ce qui est tiède, ce qu'elle nous répète encore une fois au cours de l'album). Mais c'est toujours mieux que l'autre reprise, Want You to Want Me  de Cheap Trick, qui ne me convainc juste pas.

De manière globale, cet album, c'est du Mylène mylénesque, on y retrouve tous les tics habituels de la chanteuse. Si d'un point de vue musical il est plus intimiste, planant et moins rythmé que l'accoutumée, au niveau des textes, ce sont encore les thèmes tellement sempiternels chez elle que j'ai la flemme d'encore les lister qui reviennent.

Et au passage un petit clin d’œil à Souchon:

« La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ! »


Ecrit par Campanita, à 17:52 dans la rubrique "Critiques musique".
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Mercredi (20/07/16)
Des écussons brodés
Pour parfaire mon cosplay d'Annie Leonardt, il me fallait un écusson des Brigades Spéciales. Je n'avais plus brodé depuis des siècles, mais c'est revenu assez vite.








En me voyant faire, Erwann, inénarrable neveu de huit ans de mon homme (un geek au stade de la pré évolution et une vraie graine de troll) était fasciné et aurait déclaré à ses parents vouloir apprendre la broderie suite à cela. Comme c'est un grand fan de comics en général et d'Avengers en particulier, je lui en ai fait un petit:



Ecrit par Campanita, à 16:02 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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De retour de la Japon Expo 2016...
Le 10 juillet dernier en fin d'après-midi, le RER s'est vu particulièrement surchargé d'individus en sueur dans la chaleur parisienne et la moiteur de l'air confiné des wagons, conséquence directe de la confluence d'une part d'un ramassis de footeux s'en allant gaiement vibrer lors de la finale de l'Euro, et d'autre part d'un agglutinement de geeks-nerds-otakus en cosplay rentrant du dernier jour du dix-septième impact de la Japan Expo. Difficile de déterminer laquelle de ces deux sous-catégories de l'espèce humaine (si si, des tests génétiques l'ont prouvé!) offre la perspective la plus curieuse et étonnante (et ridicule diront certains) au regard des non-initiés. À vous de voir, vaut-il mieux:
- porter une perruque de Marouane Fellaini Ronald McDonald aux couleurs du drapeau, ce qui fait pire que la crinière de Rainbow Dash; ou se déguiser en Tingle ?
- s'extasier sur les exploits de vingt-deux gus en short jouant à la baballe; ou beugler de joie en mirant quatre types faire des smashs avec des princesses Nintendo ?
- massacrer son hymne national parce qu'on le connaît pas; ou massacrer un générique d'anime lors d'une séance de karaoke?

Je pourrais continuer longtemps avec ce genre de comparaisons, et si j'ai l'habitude de ne pas trop kiffer le foot (ou le sport en général, surtout sous forme de compétition médiatisée), force est de constater que les supporters sont semblables aux geeks sur bien des points. En particulier pour ce qui est du sentiment tribal, ce besoin qu'on éprouve d'appartenir à un groupe quelconque pour en faire une composante de notre identité et le revendiquer haut et fort.
Moi je suis une geek. Et c'est un motif de fierté, et là je ne fais que paraphraser Mad Dog.

Ça faisait un petit temps que je n'avais plus été à la JE de Paris (depuis 2011 en fait). Cette fois, c'était en couple et c'étaient nos seules vacances pour cet été (et comme on revenait des Ardentes à trois heures du mat' le même jour, c'était plutôt chaud). Récit de mes passionnantes aventures:

Bien entendu, j'étais en cosplay...




J'étais supposée ressembler à ça...


Pour quatre autres photos du massacre, c'est par ici.

J'ai encore acheté plein de trucs, comme des t-shirts, des posters, un badge, un CD, un jeu de cartes, un nœud pap' avec le TARDIS, des cadeaux pour la famille/les potes pas là et une épée pour aller dans la rue avec un manteau noir en hurlant: "I am the bastard of Winterfell and I know nothing !". Et l'air de rien, on a même pu assister à des activités à propos du Japon ne concernant ni les mangas ni les jeux vidéos (genre une dégustation de saké).



Au rayon des spectacles les plus attendus, il y avait évidemment la présentation de Link fait du camping tout seul LOZ: Breath of the Wild (responsable de la perte d'hectolitres de salive qui ont bien failli inonder les allées). Il aurait été illusoire d'espérer être un des rares élus à qui on a permis de jouer à la démo du bébé, mais en mater un s'amuser à faire chasser et cuire ses proies au barbecue à l'Hylien était déjà très plaisant.




Geronimoooo!!!!

Ce qui me fait parfois un effet étrange (et qui prouve que la JE est un rassemblement de geeks et pas seulement d'otakus), c'est que les personnes que je voulais rencontrer (et que j'ai rencontrées) étaient tous des Français (sauf un qui était belge comme moi) et que si ce qu'ils avaient à offrir tournait en partie autour du Japon, cela dépassait carrément ce cadre pour s'étendre à la culture pop et geek en général.

Tout d'abord, il y avait Lady Dandy (sans doute plus connue comme Docteur Pralinus), qui m'a sympathiquement dessiné une petite Annie avec écrit dessus que c'était rien que pour moi, na !

Ensuite (et notre emploi du temps dépendait grosso modo de leur programme d'activité): les Voxmakers.
Des gens dont j'apprécie énormément le travail et qui ont mis une ambiance de tous les diables sur la scène Ichigo. Faut dire qu'ils me feraient presqu'aimer Dora l'Exploratrice et qu'ils parviennent à faire headbanger leurs fans sur des musiques parlant de Pokémon. Et chez qui j'ai fait l'acquisition d'un poster dédicacé par tous, d'une compile d'Epic Pixle Battles, d'un jeu de Voxgarous (c'est comme les Loups-garous de Tiercelieu, mais avec l'Ermite Moderne qui a des tentacules...) et certains d'entre eux m'ont même fait des bisous (double dose de la part de Neku content de tomber sur des compatriotes) parce que je leur ai offert des amigurumis à leur effigie.


Whooops! La seule photo que j'aie faite avant de leur offrir, et je remarque que l'Ermite se planque derrière Mad Dog (ou alors il lui murmure quelque chose à l'oreille, mais quoi?) Notez également la présence de Kanipan, qui n'était pas là mais que je voulais faire quand même parce qu'elle a un look trop kawai (et donc je possède toujours la poupée).

Quelques cosplays trop classes (que j'ai pris en photo mais que je ne montre pas parce que...j'ai demandé l'autorisation à personne, même si je pense qu'en vrai ils seraient plus flattés qu'autre chose, voilà, ça se fait pas...): une Zelda dont j'aurais bien aimé être le Link, un trio Mario-Luigi-Waluigi, une TARDIS-girl et une Dalek-girl, un Robocop, deux Jedis en plein duel au sabre-laser *vwouiong zwiong* (j'essaie vraiment d'imiter le bruit) et des Ghosbusters qui avaient probablement démantelé deux voitures et trois tondeuses à gazon pour un effet très réussi.



Autres photos:


En pensant à un ami fan de Disney...


...pas de chocolat!


Ce moment où tu réalises que les graphismes de la N64 n'étaient pas loin d'un papercraft...






Et une petite avec Sasha pour la route...


Ça m'a réellement fait du bien de revenir là-bas après ces quelques années, malgré la touffeur quasi-insuportable, la foule qui rendrait n'importe qui agoraphobe et le gigantisme écrasant des lieux, c'est la grand messe et c'est c'est incontournable.



Ecrit par Campanita, à 14:38 dans la rubrique "Billets d'humeur".
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