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Welcome!

Hello, je suis Campanita. Juste un petit blog pour partager mes petits gribouillages ainsi que mes impressions sur le monde...

***

Vous pouvez emprunter les images de mes peintures et dessins, mais veuillez me créditer si vous le faites.


Vous cherchez un article en particulier? Par ici!


...ou par-là!

Voyons ce qui se raconte dans la jouebosphère...

Word of God

"I'm a geek. I'm a writer. I spent all of my time in my childhood obsessing about Sherlock Holmes and Doctor Who. I was alone, I was an outsider — what do you expect? I was that bullied kid at the back of the class weeping for loneliness. I don't think, generally speaking, people become writers because they were the really good, really cool, attractive kid in class. I'll be honest. This is our revenge for people who were much better looking and more popular than us. I was a bit like that, I suppose."

Steven Moffat

"De longues recherches m'ont menée à ce constat. : l'aliment théologal, c'est le chocolat. Je pourrais multiplier les preuves scientifiques, à commencer par la théobromine, qu'il est seul à contenir et dont l'étymologie est criante. Mais j'aurais un peu l'impression d'insulter le chocolat. Sa divinité me semble précéder les apologétiques. Ne suffit-il pas d'avoir en bouche du très bon chocolat non seulement pour croire en Dieu, mais aussi pour se sentir en sa présence ? Dieu, ce n'est pas le chocolat, c'est la rencontre entre le chocolat et un palais capable de l'apprécier."

Amélie Nothomb in Biographie de la faim


Vendredi (18/08/17)
Doctor Who : The Wheel of Ice/ La roue de glace
--> par Stephen Baxter


On parle souvent des duos Docteur-compagnon, mais on en oublie les trios. Et pour le coup, voici un roman qui met en scène mon préféré. Si j’aime beaucoup Eleven-Amy-Rory, Twelve-Bill-Nardole, ou encore Five-Tegan-Nyssa (hein ? Adric ? Je ne vois absolument pas de qui vous parlez…), c’est sans hésitation Two-Zoe-Jamie qui remporte ma faveur, ces trois-là ayant une alchimie adorable.

Le Seigneur du Temps à coupe de Beatle, le fringant Écossais et la petite nerd se retrouvent ici dans une colonie minière en forme de roue pas loin de Saturne par le fait d’une perturbation dans le temps. Si le titre vous évoque celui de l’épisode The Wheel in Space, qui marquait justement la première apparition de Zoe, ce n’est pas anodin, puisque la jeune-fille y découvrira les prémices de ce dans quoi elle a grandi, un cadre familier mais en même temps différent. Les premiers habitants humains ont fondé une petite civilisation sur une des lunes de Saturne et luttent pour prospérer malgré les divergences avec les intérêts de l’entreprise minière. Et pour parfaire le tout, il y a quelque chose à l'intérieur de la lune qui ne devrait vraiment pas être réveillé... Quand apparaissent de mystérieux petits humanoïdes bleus, les choses se compliquent.

Le nom de Stephen Baxter me disait quelque chose, aussi me suis-je empressée d’en apprendre sur lui, mais contrairement à ce que je pensais, il n’a rien écrit d’autre pour Doctor Who. En revanche, le mec a un sacré CV comme auteur de hard-SF (même qu’à la base il est prof de maths, physique et informatique), et a même coécrit avec Arthur C. Clarck et Terry Pratchett.

Cet aspect de rigueur scientifique se ressent assez dans ce roman, tout en trouvant un compromis avec l’ambiance de la série, en particulier de la période Troughton, et le scénario est à ce titre très classique lui aussi. Bien qu’on se permette à l’occasion quelques péripéties exotiques avec des robots écossais et des cryovolcans lors d’une séance de ski sur Titan. Les personnages principaux sont très fidèles, en particuliers Jamie et Zoe, qui trouvent tous deux leurs marques dans un environnement qu’ils connaissent tout en étant dépaysés, ce qui génère un certain inconfort qui est bien retranscrit. Le premier trouve des compatriotes avec qui il développe une franche camaraderie mais subit le décalage des générations. La seconde se retrouve sur une station spatiale qui fait partie de sa propre histoire, non sans découvrir les conditions peu mirobolantes sur laquelle la civilisation avancée dont elle provient a été fondée.

La structure du roman m’a empêchée d’y entrer efficacement, les nombreux chapitres « interludes », consacrés à la genèse de tel personnage ou artéfact étant intéressants mais cassant le rythme. On regrettera également le peu de traitement accordé à certains personnages secondaires (en particulier la méchante, une énième femme d’affaires tellement obnubilée par le profit qu’elle fait un caca nerveux dès qu’on lui parle de faire preuve d’humanité, il y a aussi une militaire à la gâchette facile pas très subtile non plus), les monstres pas si renversants que ça et le fait que le potentiel de Zoe soit gâché puisque son rôle dans la résolution finale consiste essentiellement à garder un mioche.


Sommaire Whoniverse

Ecrit par Campanita, à 12:51 dans la rubrique "Critiques bouquins".
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Vendredi (30/06/17)
Amigurumi Link Mojo


Ben tiens, un truc en rapport avec Majora's Mask, ça faisait longtemps...

Ecrit par Campanita, à 18:37 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Amigurumi Nala


Et oui, et un  cocker de plus!
J'espère avoir une meilleure compétence en crochet qu'en photo...


Ecrit par Campanita, à 18:35 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Lundi (29/05/17)
Les vacheries des Nombrils, tome 1 : Vachement copines
--> the bitches are back!


Vous êtes intrigués par cette série de bandes dessinées dont je parle souvent mais vous sentez un peu paumés car j’ai commencé à faire des reviews dessus seulement à partir du tome 5 ? Pas de soucis, nos chers auteurs, Maryse Dubuc et Marc Delaf, initient une série spin-off qui revient aux sources et reprennent tout à zéro ! Même que la première planche est un récapitulatif pour les deux du fond qui dormaient.

Mais pour mieux expliquer tout ça, je vais devoir moi aussi reprendre à zéro (et je ne le fais pas en vain : la pédagogie, paraît-il, est en grande partie affaire de répétition, donc soyez attentifs).

Les Nombrils est une série dont le premier tome fut publié en 2006 et qui a débuté avec la formule « une planche = un gag » et mettant en scène trois adolescentes liées par une amitié toxique, les très sexy mais garces Jenny et Vicky, et leur souffre-douleur Karine AKA « la grande asperge ». Sous des aspects de bédé gentillette pour « fifille » avec un style de dessin très coloré et plutôt cartoonesque, une typographie du titre qu’on verrait bien attribuée à un truc genre « Le journal intime de Marie-Gertrude : mes amours, mes amies et mon cochon d’Inde » et des scenarii tournant majoritairement autour des garçons et des histoires de cœur l’horreur !, Les Nombrils est en réalité un petit bijou d’humour cruel qui peut parler à tout le monde (du moins, à tout qui est un ado ou se rappelle l’avoir été un jour). C’est un peu là qu’est le tour de force : c’est à la fois incroyablement réaliste, ça fait écho à des situations qu’on peut avoir vécues ou qu’on imagine sans peine se dérouler dans la réalité, mais en même temps c’est tourné d’une façon totalement exagérée et caricaturée, l’humour allant parfois dans le burlesque et le slapstick (certains gags sont dignes des Looney Toons).  Au fur et mesure que la série a progressé, un fil rouge est apparu, les personnages ont évolué et le ton est devenu plus dramatique (« le syndrome de Kaamelott » on appelle ça), ce qui a porté le tout dans une nouvelle dimension. Personnellement c’est à ce moment-là que j’ai définitivement accroché (plus précisément, du tome 4 : Duelles de belles), où c’est passé d’une série sympa que je lis volontiers dans Spirou à une série exceptionnelle dont je suis fière de posséder un tome dédicacé (nanananère ! ). De plus en plus des thèmes sensibles sont abordés (la drogue, l’homosexualité…les tueurs en série…) mais toujours avec intelligence. Le format bande dessinée aidant, nous avons un narrateur-caméra totalement impartial et aucune leçon de morale n’est vomie à la figure du lecteur : on lui présente les choses telles qu’elles sont et à lui d’en tirer des conclusions tout seul comme un grand. Si les protagonistes peuvent paraître de prime abord des personnes vraiment horribles et irrécupérables, c'est beaucoup plus complexe.  Notamment, il y a comme un refus de diaboliser gratuitement un personnage féminin hypersexualisé (même quand sa motivation est clairement la bêtise moutonnière) alors qu'à l'heure actuelle la tendance est plutôt de cracher dessus sans faire preuve de la moindre nuance.


Et tout cela est vraiment rafraîchissant.

Néanmoins, j’avais évoqué lors de ma critique du tome 7 qu’avec l’épaississement général des différentes intrigues entremêlées, la formule « gag d’une planche » atteignait ses limites et que je trouvais que s’y conformer desservait la mise en scène. Je ne sais pas dans quelle mesure les auteurs ont pris conscience de ce qui est pour moi un problème et s’ils comptent changer le format pour les tomes à venir (je le souhaite, mais ce n’est que mon avis), mais ce qui est certain, c’est qu’ils ont manifesté une envie de revenir à un type de scénario moins alambiqué leur permettant de justement exploiter l’ancienne formule de manière efficace. 

Ainsi donc sont nées Les Vacheries des Nombrils, la série dérivée qui revient à l’esprit original (du propre aveu des auteurs, il s’agit d’un petit plaisir pour rigoler et respirer un grand coup, la série principale les ayant menés sur des chemins étonnants et représentant un travail fou), cette fois en étant un peu plus équitable quant à la répartition des coups pris par les trois héroïnes. Chronologiquement, les évènements se déroulent avant le tome 1 de la série principale (bien que je soupçonne certains de se dérouler pendant, le tome 1 en question n’étant pas très organisé à ce point de vue et certains éléments des Vacheries vont dans ce sens).

On revient alors aux classiques : une gentille fille timide et complexée se fait taper dessus par deux bimbos au verbe acéré qui abusent de son amitié sans que personne ne se porte à son secours et ne la libère de cette relation malsaine. Jenny est toujours aussi bête au point d’en être hilarante, Vicky une manipulatrice en puissance, Murphy et David sont des pervers, les adultes sont toujours aussi à côté de plaque, les garçons du lycée une masse grouillante d’abrutis dirigés par leurs hormones…


Jenny est en forme...


Vicky aussi...


Bref, c’est le règne des pétasses. Quoi que…Vicky et Jenny en prennent également plein la tronche.

Ce retour aux sources permet aussi de se pencher plus en profondeur sur des personnages secondaires disparus dans la série principale et qu’il serait peu judicieux de faire revenir même si les fans le réclament à corps et à cris. Non, le retour de Dan n’est pas une bonne idée, la preuve : il m’a gavée dans les tomes 6 et 7 alors qu’il n’y est que mentionné ce personnage a eu droit à une conclusion satisfaisante de son arc, laissez-le donc tranquille ! Idem pour John-John. Mais que les amateurs de barbichiant couillon et de motard mystérieux se rassurent : dans les Vacheries vous en apprendrez plus sur vos chouchous  (et encore, ce premier tome est assez léger mais les auteurs ont promis dans une interview qu’il y en aurait d’avantage dans le suivant).

Malgré tout, ce n'est pas la série principale, il n'est pas question d'enquête trépidante, de coups de théâtre, de développement de personnage et de révélations de ouf guedin. Il s'agit plus d'un recueil d’anecdotes (dont certaines sont simplement des planches rejetées du tome 1 qu'on pouvait trouver sur le Net non colorisées) qui fera plaisir aux nostalgiques des premiers tomes tout en constituant un nouveau point d'entrée pour les néophytes. Je ne vais pas mentir, je n'ai pas porté autant d'intérêt et d'enthousiasme aux Vacheries qu'aux Nombrils, mais j'ai passé un agréable moment de lecture, et finalement, c'était le but.

Un second tome est prévu pour mai 2018 et devrait aller plus loin dans son propos.


On confirme également ce que j'avais toujours soupçonné: Murphy est nommé ainsi en raison de la fameuse loi.
Ecrit par Campanita, à 18:08 dans la rubrique "Critiques 9ième art".
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Vendredi (19/05/17)
Des nouvelles de Once upon a Time
--> bilan après la saison 6

Il y a des séries qui, après m’avoir enthousiasmée à leur découverte par leur concept original, se sont lentement mais sûrement détériorées pour maintenant se ranger dans la catégorie de mes plaisirs coupables. Au point que seul mon attachement pour les personnages et l’ambiance me motivent à continuer à les regarder, quand bien même je ne me leurre pas sur la qualité devenue médiocre du bouzin. Et puis parce qu’il faut bien un truc à me mettre sous la dent en attendant Doctor Who ou Game of Thrones (séries qui si elles ont leurs défauts n’atteignent pas le niveau d’avanies de ce dont on va parler ici).

Pour illustrer par un exemple, je pourrais citer Friends pour les geeks The Big Bang Theory qui, si dès le début présente des stéréotypes dépassés voire insultants à propos des geeks et nerds, avait au moins le mérite de placer ces derniers dans le rôle des héros principaux plutôt que d’en faire un quota. Quelques saisons en trop plus tard, la sitcom est devenue un copier-coller de toutes les autres, avec intrigues romantiques prise de tête à tire-larigot et un concept tellement épuisé qu’ils ne savent plus quoi inventer pour le renouveler et tirent toujours plus sur la corde usée. Avec des rappels ponctuels à l’univers geek, à la science et à la bizarrerie improbable de Sheldon. N’empêche qu’on regrette quand même le temps où Raj était atteint de mutisme sélectif et où Howard prenait du bon temps avec un bras robotique…

Mais je devais parler de Once upon a Time. Au préalable, voici les deux articles que j’ai déjà écrits au sujet de cette série. Je m’étais donc arrêtée après la saison 3, il y en a maintenant 6. Une septième est en préparation mains sera vraisemblablement consacrée à la next gen. C’est donc le moment idéal pour faire un nouveau bilan.

Petite récapitulation des arcs narratifs (les noms donnés ici sont soit de moi soit de Michael J):

Saison 1 : l’arc d’Emma découvrant Storybrook

Saison 2 : l’arc de Cora la reine de Cœurs et l’arc des Anti-Magie

Saison 3 : l’arc de Peter Pan et l’arc de la Sorcière de l’Ouest

Saison 4 : l’arc de la Reine des Neiges et l’arc des Trois Sorcières

Saison 5 : l’arc d’Emma Ténébreuse et du Roi Arthur et l’arc des Enfers

Saison 6 : l’arc de Regina Vs Dark Regina et l’arc de la Bataille Finale

Le spin-off a moitié avorté : Once upon a Time in Wonderland ou l’arc d’Alice

D’ailleurs, MJ, dans l’hypothèse absurde où tu lirais un jour cet article, comme tu as dis lors d’un live avoir arrêté de suivre cette série après avoir vu la tronche d’Hadès, je te signale, juste pour ton information personnelle, qu’Émilie de Ravin a finalement eu le fameux bébé MacGuffin auquel elle a droit dans tout ce dans quoi elle joue.


Globalement, la série était de qualité jusqu’à la fin de l’arc de Peter Pan (ou du moins on pouvait sans problème fermer les yeux sur ses défauts), et l’arc de la Sorcière de l’Ouest, qui avait le mauvais goût d’apporter une suite inutile après une conclusion satisfaisante et qui s’achevait par un remake foireux de Retour vers le futur, au moins restait regardable et suffisante pour combler un spectateur ne cherchant qu’à passer un bon moment sans trop réfléchir.

Mais c’est après que tout part en sucette. La saison 4 est…comment dire…nulle à chier ! MJ a très bien expliqué pourquoi dans ses vidéos, mais comme ce serait fainéant de ma part de me reposer dessus (cela dit, allez quand même les voir, ça vaut le coup, y compris les bonus), voici un résumé :

Déjà, ça commence avec la Reine des Neiges en atteignant un niveau de copié-collé de la version Disney plus élevé que jamais. Comme si on ne nous avait pas assez soûlés avec ça ces dernières années, voilà que OUAT se lance dans le plus pure fanservice écœurant. De plus cet arc propose une histoire aussi peu inspirée qu’oubliable, réutilisant des ressorts scénaristiques vus et revus dans la série et induisant des incohérences dans la chronologie. Si les flash back se déroulant dans la Forêt Enchantée étaient ce qui faisait le charme de la série au début, ils sont de plus en plus utilisés pour faire croire que tous les personnages de toutes les histoires se sont un jour croisés (généralement pour tisser des liens d’amitié très fort, parce que l’amitié, c’est magique ) bien que ça ne soit matériellement pas possible. Et tous les personnages rencontrés lors de cet arc ne seront plus jamais évoqués passé celui-ci (d’un côté, tant mieux, d’un autre, ça souligne l’absurdité de leur avoir consacré une demi-saison).


Fais un sourire pour la photo de cosplay, sista!

On enchaîne ensuite avec l’arc des Trois Sorcières, qui sont : Ursula (la seule dont la présence est pertinente), Maléfique (morte en saison 1, ressuscitée parce que TG c’est magique ! et ayant changé de look vestimentaire pour mieux coller à Disney mais sans raison valable in universe) et Cruella Devil (qui n’est pas une sorcière, mais c’est pas grave, on lui a donné le pouvoir de contrôler les clebs avec son haleine puante. No comment). Il y a une histoire comme quoi la fille de Maléfique, qui était la BFF d’Emma quand elles étaient gamines et orphelines en perdition, a été pervertie par le Mal grâce à un coup de pute de Snow et Charming. Pendant ce temps-là, Regina est tentée elle aussi de repasser du côté obscur (encore), pendant que Rumple manipule Belle pour lui faire croire qu’il a changé mais en fait non, car il veut le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière (re-encore), et une intrigue prometteuse avec un personnage appelé l’Auteur qui retombera comme un soufflé en plus de manquer de retconer l’entièreté de la série.


Emma : «Au secours, je suis dans la saison 4 !»

La saison 5 est à peine mieux. La présence de Merlin n’est pas problématique. OUAT est au contraire le genre d’univers qui se prête très bien à accueillir ce personnage, la matière arthurienne n’est pas ce qu’il y a de plus incongru ayant été rajouté dans la série (j’ai même trouvé que certains univers Disney juraient bien plus, comme Arendelle ou les Enfers). Il y avait d’ailleurs un épisode consacré à Lancelot dans la saison 1. Et surtout, il y avait de bonnes idées : Nimueh (la zouz à Merlin) est la Ténébreuse originelle et sa lame est un fragment d’Excalibur.

C’est tout ce qu’il y a autour qui pêche. Déjà, Emma en Ténébreuse était une idée moisie au départ. Mais en plus, la vitesse à laquelle elle succombe au Mal, et celle à laquelle elle en guérit est juste ridicule (mais pas autant que l’espèce de blanco qu’on lui a plaqué sur la tignasse pour lui donner l’air plus méchante…sérieux, je fais du théâtre dans une troupe amateure de village, et quand on se met de la bombe argentée dans les cheveux pour avoir l’air vieux on fait moins faux !)

I’m Draco. Draco Malfoy !

Et toute cette intrigue d’Arthur et Merlin servira à régler celle d’Emma Ténébreuse pour qu’ensuite les personnages concernés disparaissent pour ne plus jamais être mentionnés (encore !). Ajoutez à cela une énième histoire où tout le monde se réveille après une ellipse temporelle sans souvenir de ce qui s’est passé et un mini-arc de remplissage avec Merida de Rebelle complètement inutile. Mais ce qui m’a fait le plus facepalmer, c’est le coup de Crochet qui devient co-Ténébreux avec Emma.

L’arc suivant est juste un gros bric-à-brac qui essaye tant bien que mal de mêler de façon harmonieuse (en vain) les événements du précédent arc avec ceux à venir en saison 6, tout en rallongeant la sauce avec une nouvelle intrigue. Pour récupérer l’âme de Crochet, nos amis vont en Enfer, ni plus ni moins. D’où la présence d’Hadès, et Hercule et Mégara passent même faire un petit coucou (même qu’Hercule en fait, c’est un pote d’enfance de Snow…ça vous étonne ?). Et là, la série commet la même erreur que Percy Jackson (erreur que le Hercule de Disney, pourtant une adaptation très libre de sa source, avait néanmoins évitée) : confondre les Enfers de la mythologie gréco-romaine avec l’Enfer des religions monothéistes, et voilà donc nos héros confrontés à d’anciens ennemis morts dans une version maléfique de Storybrook filmée avec un filtre rouge devant la caméra (bon, en vrai, c’est pas vraiment les gens méchants qui atterrissent là-bas mais plutôt ceux qui ont un « unfinished business », mais bon…y’avait Cruella et la sorcière d’Hansel et Gretel quand même !). Ah, et Hadès a eu une romance passée avec Zelena (encore une fois : ça vous étonne ?). Tout ça pour conclure dans les derniers épisode avec un personnage qui n’est là que pour introduire un problème que les protagonistes rencontreront dans la saison suivante et qui disparaîtra une fois son rôle informatif terminé : Dr Jeckill/Mr Hyde. Au moins, c’est pas plus bizarre que Frankenstein. 


La saison 6 est plutôt bonne. Enfin, disons juste qu’elle fait du bien après les deux précédentes, mais que c’est loin d’être la gloire pour autant. Emma, qui rappelons-le est toujours la Sauveuse, en apprend plus sur son destin. Tout comme il y a eu plusieurs Ténébreux, il y a eu plusieurs Sauveurs (même que l’un d’entre eux c’était Aladdin !). Emma devra également mener une Bataille Finale pour que tout le monde ait sa fin heureuse. Hélas, elle a des visions de cette bataille…où elle la perd ! Et ça lui file la maladie de Parkinson. Celui destiné à la tuer n’étant autre que le bébé MacGuffin d’Émilie de Ravin devenu adulte. Ça plait moyen à Rumple, qui a déjà perdu un fils et ne veut pas en perdre un autre, tout en essayant de regagner la confiance de Belle par manipulations pour la soixante-quatrième fois. Sans oublier que la grande méchante qui tire les ficelles depuis le début, la Fée Noire, eh bien, c’est la daronne à Rumple (donc, la meuf qui s’est tapé Peter Pan si vous avez suivi, oui les deux parents de Rumple sont les deux seuls personnages à être mauvais au-delà de toute rédemption). Sinon, y’a aussi Regina qui a tenté de se débarrasser de son côté sombre, sauf que celui-ci s’est matérialisé sous forme de son sosie maléfique. Et un mini-arc Aladdin d’une pertinence douteuse. Soupir.

Mais tout finira par s’arranger avec un happy end ultime mais durement gagné, et cette fois sans entourloupe (enfin, jusqu’à la toute dernière scène, mais j’y reviendrai). La fin de la saison est franchement plaisante et me réconcilie avec la série, notamment dans son écriture. Il y a bien un épisode musical en mode craquage de slip assez dispensable mais vraiment très drôle (la meilleure chanson étant celle de Regina), et ensuite, on conclut cette histoire de Bataille Finale sans effet de pétard mouillé avec au passage toutes sortes de clins d’œil aux premières saisons, comme un hommage à cette période de la série qui prend fin.

Mais avant de parler de cette dernière scène et de son nouveau coup de théâtre, tâchons de lister toutes les erreurs commises au long de la série, ne serait-ce que pour la thérapie cathartique :

Des concepts récurrents utilisés ad nauseam

Genre la dichotomie manichéenne entre le Bien et le Mal. Surtout qu’ils sont sacrément inconséquents sur le sujet : ils passent leur temps à nous bassiner insister sur le fait que personne n’est tout noir ou tout blanc, mais à côté de ça nous pondent des intrigues où Regina essaye littéralement de couper sa personnalité en deux pour se retrouver avec deux versions d’elle-même, l’une entièrement pure, et l’autre entièrement pourrie. Et de nous répéter trois millions de fois que les méchants ne gagnent jamais et n’ont pas le droit à un happy end, ce qui suppose qu’ils ont une idée très précise de qui est un méchant et de qui est un héros (au sens « personnage vertueux ») et tout le monde se fait étiqueter l’un ou l’autre.

Autre concept récurrent : la famille Neige et leur leitmotiv comme quoi leurs liens sont tellement sacrés que rien ne peut les séparer, qu’ils se retrouveront toujours grâce à la magie de l’espoir blablabla…D’accord, c’est un joli message, mais du coup, tous les plans des méchants impliquent à un moment ou un autre de les séparer histoire de vérifier si c’est vrai, ce qui est très répétitif. Et puis, chaque fois que l’un d’eux dit « Nous nous retrouvons toujours », je finis par entendre : « Un Lannister paye toujours ses dettes ! »

Et puis, il y a le Baiser d’Amour Véritable (ou BAV). Bien sûr, nous sommes dans un univers de conte de fée, avec de la magie de conte de fée, un BAV pour conjurer les plus puissantes malédictions, c’est logique. Et, bon point, l’amour en question peut prendre diverses formes, pas seulement celui de deux amants, mais celui d’une mère pour son enfant par exemple. Mais c’est devenu la solution à tout. Peu importe l’intelligence et la sophistication du sortilège de la semaine, un BAV et c’est réglé ! Deus ex machina ! La pire occurrence étant quand à la toute fin, après qu’Emma ait accepté son destin de mourir dans la Bataille Finale pour que tous les autres puissent vivre heureux, la beauté de son sacrifice héroïque est brutalement ruinée par Henry qui la ressuscite par un BAV.

Rumple et Regina qui font le yoyo entre le Bien et le Mal

Rumple et Regina sont à la base des méchants. Mais. Il y a du bon en eux. D’ailleurs, ils ont un passé tragique au cours duquel ils ont été brisés par des personnages bien plus vils et cruels qu’eux-mêmes, ce qui les a menés tout droit à céder à l’appel du côté obscur et de la magie noire. Mais au contact de personnages positifs comme la famille Snow ou Belle, ils tentent de trouver leur rédemption et de devenir meilleurs. Je sais que c’est difficile, et c’est quelque part ce qui les rend attachants. Mais une fois ou deux par saison, on subit un nouveau round de leur lutte acharnée contre le Mal qui est en eux en passant systématiquement par les mêmes étapes qui étaient supposément acquises. Dans le cas de Rumple, j’ai même l’impression qu’il a un bouton « reset » qui annule sa progression et sur lequel on appuie à chaque fois que le spectateur s’imagine que cette fois il a changé pour de bon. C’est énervant. Très énervant.

Pour définitivement mettre fin à ce cycle répétitif, il a fallu le confronter à un être ayant la même tare : sa propre mère. Et les excuses qu’elle sort pour justifier tous les coups bas qu’elle lui fait sont étrangement similaires à celles qu’ils a de nombreuses fois sorties à Baelfire ou Belle. Ah, là, c’était brillant, je l’avoue. Et cette fois, Rumple brise enfin le cycle….en la tuant en l’espace de cinq secondes ! Au moins, ça compense le BAV d’Henry à Emma dans le même épisode.

Les références lourdingues à Disney

Avant tout, j’adore Disney. Et je ne suis pas du genre à reprocher les libertés prises par les adaptations, même les plus flagrantes comme Hercule ou Le Bossus de Notre-Dame. Dire que Disney édulcore, rend niais et retire la profondeur des œuvres d’origine, c’est pour moi un commentaire réducteur et naïf. Une adaptation par Disney est tout aussi légitime et digne d’intérêt que n’importe quelle autre sur la même œuvre. Mais elle n’est pas la seule et l’unique. Les contes (et autres types d’histoires) intégrés dans OUAT tirent leur richesse de leur côté universel qui leur a permis d’être adaptés de nombreuses fois, avec des interprétations différentes. Or, à partir d’un certain point, la série nie tout bonnement l’existence de ces autres versions et se comporte comme si l’entièreté de l’univers des contes de fée, séculaires et riches en interprétations multiples, se réduisait à une seule vision, celle de l’Empire Disney. Ce qui réduit également le potentiel de créativité. Les personnages finissent par déambuler en cosplay, les intrigues sont des reproductions des films, certains dialogues sont parfois des reprises intégrales…Plus d’une fois nous avons été au bord de la publicité pour le marchandising déguisée.


Si Elsa et Anna pensent gagner le concours de cosplay...elles n'ont aucune chance face à nous!


Nawak, c'est moi qui vais gagner!

En outre, bien que je n’aie aucune preuve de ce que j’avance, je tiens quand même à le signaler parce que je me suis sincèrement posé la question : la Fée Noire, alias la Grande Méchante, celle qui est à l’origine de tout ce qui est mauvais, a pour véritable prénom…Fiona. Oui, comme dans Shrek. De Dreamworks. Le concurrent. Shrek dont la trame principale consiste à pasticher et détourner Disney. Encore une fois : je n’ai aucune preuve que ce n’est pas une coïncidence, mais avouez que c’est troublant.

Le pire couple lesbien que je n’ai jamais vu

Autant je suis contente de voir que les couples homosexuels sont de plus en plus représentés dans les média, autant je me demande parfois si ce n’est pas fait exprès pour être dans l’air du temps et pouvoir dire : « Regardez comme nous sommes ouverts d’esprit et teeeellement avant-gardistes ! ». Aussi OUAT m’a donné l’impression de vouloir se vanter d’avoir sa caution gay-friendly en casant Chaperon Rouge (un personnage semi-récurrent des premières saisons qui revient le temps d’un épisode de la 5) avec Dorothy du Magicien d’Oz (qui n’apparaît que dans ledit épisode). Toutes deux pour ne plus jamais être vues dans la série par après, once again. Bien entendu, les couples secondaires hétéros ne sont pas forcément mieux développés quand on leur accorde un seul épisode, mais souvent il s’agit de couples déjà existant dans leur conte d’origine avec un background supposé, ça aide. Ici, aucune transition, aucune évolution qui prend son temps pour cette relation de Rouge et Dorothy, comme si les scénaristes comptaient uniquement sur l’aspect lesbien pour attirer notre attention. Ah, et vous aurez sans doute pensé à Mulan, plus vue depuis belle lurette non plus, et que nous avions laissée avec son crush pour la princesse Aurore, crush hélas pas réciproque. Eh bien, elle revient aussi dans cet épisode, juste pour dire à Rouge de ne pas commettre la même erreur qu’elle et d’avouer son amour à Dorothy tant qu’il en est encore temps. Et pour couronner le tout, l’épisode se résout grâce à un BAV sous l’œil attendri de Snow qui est heureuse que tous ces amis trouvent l’amour. Ouais, ben désolée, mais je venais de visionner une saison entière de de Steven Universe, et vous ne pouvez pas vous y comparer !

 Ils n’assument pas Wonderland

À croire que le spin-off leur fait honte au point de faire comme s’il n’existait pas. Tout en y faisant quand même quelques références impossibles à ignorer. Zarb. Ils ont le cul entre deux chaises. Notamment, Will Scarlett aka le Valet de Cœur était supposé avoir trouvé le bonheur dans Wonderland avec la Reine Rouge et être devenu le Roi Rouge pour régner à ses côtés. Mais le voilà qui ressurgit dans la série-mère sans explication crédible pour frencher Belle qui veut rendre jaloux Rumple. Il y a aussi que la Reine Rouge était aussi, puisque la série aime les personnages composites, Anastasie la demi-sœur de Cendrillon. Dans la saison 6, il y a un épisode loner consacré à Cendrillon, où l’on apprend l’existence d’une troisième demi-sœur appelée Clorinda, mais pas d’Anastasie. Wonderland avait aussi pour méchant principal Jafar. Dans OUAT, celui-ci apparaît durant la saison 6 (dans le mini-arc d’Aladdin évidemment). Sauf que c’est pas le même. Qu’ils aient changé l’acteur, passe encore, ce n’est pas la première fois qu’on voit ça. Mais son histoire a été également changée. Bref. Deux mecs différents qui se trouvent avoir le même prénom.

OUAT…the…heck ?

Certes, Wonderland était remplie de défauts et je comprends son annulation. Mais après avoir vu les saisons 4 et 5 (et même la 6) de la série-mère, je ne trouve pas que ce spin-off infamant soit nécessairement plus mauvais (et franchement, à choisir, je préfère l’arc d’Alice à celui de la Reine des Neiges). Wonderland aurait pu être intégré dans la série-mère. Ou mieux : tous les arcs inutiles et mal-fichus de la série-mère auraient dû être des spin-off. Les traiter sous forme de mini-séries d’une dizaine d’épisodes chacun aurait à la fois permis de mieux les développer, tout en les empêchant d’empoisonner la série-mère avec des histoires secondaires parasites.

Ils ne savent pas quoi faire de Zelena

Zelena, à savoir la Sorcière de l’Ouest, a le swag même quand elle est peinturlurée en vert. C’est la demi-sœur de Regina, et leur rivalité sororale (qui ici est la source de la jalousie qui a rendu Zelena verte) est intéressante et bien exploitée. Du moins dans l’arc qui lui est consacré. C’est après que ça se gâte.

Reprenons : Regina avait enfin retrouvé l’amour avec Robin des Bois. Comme Lady Marian est morte, cet amour n’est pas impossible, et puis Regina aussi a perdu son premier amoureux, Daniel. Mais, mais, mais.

Lors de l’épisode à la Retour vers le futur, Emma profite du voyage dans le temps pour libérer une demoiselle prisonnière dans un cachot et la ramener à son époque à Storybrook, geste motivé uniquement par son sens de l’héroïsme. Mais il s’avère que la meuf n’est autre que Marian. Aïe. Robin se voit donc partagé entre sa première épouse (occasionnellement, ils ont un fils) et sa nouvelle copine. Et là, Regina fait un truc vraiment bien : elle laisse Robin à Marian, prouvant ainsi son évolution et sa maturité. Mais, mais, mais.

En vrai, c’était pas Marian, c’était Zelena qui a utilisé son sortilège temporel pour prendre l’apparence de Marian, se faire sauver par Emma et se faire engrosser par Robin. Tout ça dans un unique but, dire à sa sœur :

« Nanana nanère-euh ! Je t’ai volé ton homme ! »

C’est débile et ça ruine le beau geste de Regina.

Après cela, Zelena se contente d’exister et d’être une nuisance minime. Mais on ne peut pas se contenter de la laisser se faire oublier, alors elle se tape l’incruste ponctuellement bien que ses interventions fassent rarement progresser l’histoire : ils ne savent pas quoi faire de ce personnage encombrant. Elle a bien droit à une relation amoureuse passée avec Hadès, mais pour ce qu’on en fait…Elle est là pour faire du remplissage, comme s’il n’y en avait déjà pas assez.

Une fois de plus, la saison 6 a réussi à me surprendre et à me réconcilier avec Zelena. Ça ne me guérit pas du reste, mais ne crachons pas dessus :

Alors que l’épisode en question démarrait mal et m’avait arraché un soupir d’agacement parce qu’on allait encore se farcir la donzelle et sa jalousie envers Regina, voilà qu’elle aussi se met à faire un beau geste de sacrifice : elle renonce à tous ses pouvoirs de sorcière pour permettre aux autres de progresser dans la lutte contre la Fée Noire. Suite à cela, Zelena, qui ne sait plus se téléporter grâce à la magie, se voit obligée d’apprendre à conduire une voiture, et se montre très mauvaise à cet exercice. Ce qui revient à la fin comme un boomerang quand, déboulant comme la conductrice du dimanche qu’elle est devenue, elle renverse cette grognasse de Fée Noire en plein pendant son discours emphatique de méchante très méchante ricanant devant les gentils. Bon, ça ne la met pas définitivement hors de nuire, mais à ça leur fait gagner du temps. La scène est d’autant plus hilarante qu’elle est inattendue.

 

Et maintenant, allons-y pour la révélation finale :

 

10 ans après le happy end, nous retrouvons Henry devenu adulte. Il a quitté Storybrook et visiblement sa mémoire a été effacée. Une petite fille frappe à sa porte : « Henry Mills ? Je suis ta fille, Lucy. »

Et ouais, l’histoire se répète. Reste à voir ce qu’ils vont en faire dans la future saison 7. D’une part, je pense qu’ils auraient dû s’arrêter là, ce n’est après tout pas la première fois que cette série manque l’occasion de se conclure de manière satisfaisante. La saison 6 leur a accordé une seconde chance, ce serait dommage de la gâcher en faisant encore une suite. Après, si c’est avec une nouvelle génération, il y a moyen d’en faire un nouveau départ. À condition d'éviter toutes les erreurs que j'ai listées ci-dessus, ça devrait bien se passer.

 

Sinon, évidemment que oui, les fées sont toujours fringuées comme des sapins de Noël, vous vous attendiez à quoi ?

 

Oops ! Mauvaise image.

 



Voilà. Celle en rouge, c’est Lily la Tigresse. Oui, c’est une fée. Et la marraine de Rumple. Eh ouais !

Ecrit par Campanita, à 18:34 dans la rubrique "Critiques séries".
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Samedi (01/04/17)
Legend of Zelda : Breath of the Wild
--> Savotta, vaïs et voïs !


Ça y est ! Mon second test de jeu vidéo ! Qui, comme le premier, porte sur le dernier opus de ma licence préférée, et autant dire que les chances sont faibles de me voir parler d’autre chose. Comme je l’avais précisé dans l’intro de cet article sur Triforce Heroes, je suis d’avantage une geek de Zelda qu’une gameuse. Un geek étant pour moi un passionné d’univers imaginaires indépendamment du support, alors qu’un gamer aime avant tout le jeu vidéo pour ce support en lui-même. J’aime Zelda de la même manière que j’aime Harry Potter ou Doctor Who (à savoir comme une religion) et à côté de ça je ne joue pas à grand-chose d’autre, n’ai pas de curiosité particulière envers d’autres jeux (juste ce qu’il faut pour être à jour sur ma culture G).

Quoi qu’il en soit, j’avais exprimé, à la fin de l’article sur TFH, mon sentiment que le Zelda suivant serait un tout autre trip. Je ne m’étais pas trompée.

 

C’est une tuerie (au propre comme au figuré) !

 

C’est parti pour ma critique de Breath of the Wild (que vous pouvez traduire par « le souffle de la nature », ou « l’haleine du sauvage », comme bon vous semble). Je ne vais pas en parler de façon succincte, mais en long et en large, alors gare aux

 

La console

Sans doute vous demandez-vous, au préalable, si j’y ai joué sur la Wii U ou sur la Switch, le tout nouveau joujou de Nintendo ? Après moult cogitations et visionnages d’avis de youtubeurs contradictoires sur la question, mon compagnon et moi avons opté pour la seconde proposition. Sans doute en grande partie parce que nous sommes suffisamment fans de Zelda pour acheter une console rien que pour ça alors qu’il s’agit du seul grand jeu du catalogue disponible pour l’instant et sur le succès duquel ils semblent tout miser (bon, y’aura un Mario d’ici la fin de l’année…nous l’achèterons…ou pas).

Aussi, les graphismes sont plus beaux et la possibilité de passer du mode salon au mode portable est pratique pour jouer dans la voiture ou dans la file pour la dédicace d’Amélie Nothomb à la Foire du Livre (true story).

Au moins cette fois, la possibilité de créer plusieurs comptes nous a permis d’y jouer tous les deux malgré l’unique fichier de sauvegarde, ce qui n’était pas le cas et avait été relou pour TFH sur 3DS.

Et non, je ne me suis pas amusée, comme l’a fait tout Internet, à lécher la cartouche pour voir si le goût est amer. On ne sait jamais qu’un chien ait fait pipi dessus comme dirait ma grand-mère !


Achetez la Switch!

Le scénario


Lendemain de cuite...

Link se réveille à poil dans une cuve de liquide régénérateur au milieu d’un sanctuaire décoré à la Tron. Une mystérieuse voix féminine l’exhorte par télépathie de sortir jeter un œil à l’extérieur et de sauver tout le monde, car une fois de plus il est le seul espoir sur lequel repose le destin d’Hyrule. Un souci : notre héros est amnésique et n’a aucune idée ni d’où il vient ni d’où il va. Pour l’aider, et histoire d’être en phase avec la modernité de l’air du temps, on lui remet une tablette sheikah (qui ressemble de manière troublante à la console que nous avons entre les mains en mode portable) possédant quelques applications utiles. Et si le choix du terme « application » vous semble douteux, vous comprendrez très vite qu’il est pertinent même si jamais employé dans le jeu. Même que plus tard, il pourra en « télécharger » d’autres, et aussi les « mettre à jour ».


Réception des données

Une fois dehors, un monde gigantesque s’offre à lui, ne demandant qu’à être exploré. Après une brève rencontre avec un ermite (non, pas celui-là), Link comprendra peu à peu quelle est sa mission : poursuivre le sempiternel combat contre Ganon et délivrer la princesse Zelda (dont tout le monde aura compris qu’elle était la détentrice de la voix du début). Un combat qu’ils avaient entamé il y a 100 ans, et qu’ils ont perdu. Link ayant été sauvé in extremis en étant mis en stase dans le Sanctuaire de la Renaissance alors qu’il était aux portes de la mort, Zelda utilisant ses dernières forces pour contenir Ganon, leur affrontement figé depuis un siècle (grâce à une sorte de verrou temporel, c’est en tous cas comme ça que je m’explique qu’elle soit toujours en vie, toute réincarnation d’une déesse qu’elle soit, elle n’est pas immortelle), attendant que le Héros ait fini de se régénérer pour reprendre la lutte.

Dans la plus pure tradition de la franchise Zelda, le but est de vaincre Ganon, et il est possible, une fois le chapitre « tutoriel » terminé, de directement se rendre dans la ruine du château d’Hyrule pour l’affronter, mais le jeu a bien plus à offrir. En cherchant à reconstituer sa mémoire brisée, Link découvrira bien des secrets du passé, notamment que l’histoire commence en réalité 10 000 ans environ auparavant avec les créations de la brillante civilisation des Sheikahs, dont la technologie avancée ne subsiste plus que sous forme de vestiges. Il découvrira également qu’il y a un siècle, lui et la princesse avaient quatre alliés, un Goron, une Zora, une Gerudo et un Piaf, qui pilotaient les Créatures Divines, d’immenses mechas carburant au magitek, tous morts à ce jour. Sans oublier les Gardiens, de redoutables machines sensées les aider mais retournées contre eux, cherchant désormais à exterminer tout ce qui bouge.

Thèmes principaux

Le jeu insiste beaucoup, d’avantage que ses prédécesseurs, sur deux points:

Premièrement, l’utilisation du magitek. Ce concept faisant référence à l’idée que science et magie coexistent au sein du même univers, évoluent parallèlement tout en s’influençant l’une l’autre, le tout aboutissant à une technologie hybride. Pour donner un exemple, la saga des Final Fantasy adore ce trope. Cela permet notamment de créer un univers cohérent qui à la fois semble bloqué dans une époque (dans le cas qui nous concerne, le Moyen-Âge, c’est du moins l’impression générale qui ressort du fait que Zelda c’est l’histoire d’un mec avec une épée et qu’en plus il y a des châteaux avec des ponts levis etc…ah, la vision hollywoodienne de l’Histoire !) tout en y introduisant une technologie qui y semble complètement anachronique (genre des donjons qui sont en fait des usines abandonnées de l’ère industrielle, des mécanismes électriques, des robots,…), ou encore une esthétique qui paraîtrait déplacée (par exemple, du steampunk). Quand je pense que certains fans râlent à propos de la présence de trains à vapeur roulant sur des rails forgés par les dieux dans Spirit Tracks, arguant que cela n’a rien à faire dans l’univers de Zelda, les mots me manquent pour leur dire à quel point ils n’ont rien compris… Quoi qu’il en soit, Breath of the Wild va plus loin, car si vous étiez gênés par un Link cheminot, que dites vous d’une incarnation de notre héros se promenant avec un ordinateur accroché à sa ceinture ? Parce que la tablette sheikah est un ordinateur. Même le vocabulaire employé va dans ce sens, si on évite « application » ou « téléchargement », il y a « module » et « mise à jour ». Et pour les Créatures Divines, les contrôler nécessite d’activer des « terminaux de contrôle » et « l’unité centrale ». Simplement, la mise en scène et l’animation sont pensées pour rendre le tout plus « mystique ».


Alors, réservons nos tickets de train sur Sheikahnet...oh, il fait une réduction si on s'appelle Link!

Secondement (ça alors, ce mot existe !), il y a l’aspect cyclique de l’affrontement sans fin de Link et Zelda contre Ganon (avec ou sans -dorf), cette histoire qui se répète encore et toujours à travers les générations, et qui, on est maintenant fixés, date d’au minimum 10 000 ans. Seul élément permanent et immuable : l’épée légendaire (dans laquelle Fay semble être toujours présente). Ou comment construire une mythologie. Ici, Ganon n’est ni un sorcier maléfique, ni un guerrier surpuissant, ni un gros porcin infernal. Ayant volontairement renoncé à sa capacité de réincarnation, il n’est plus qu’une abomination eldritchienne, un cauchemar inhumain à l’état brut. Notre duo héroïque n’en paraît que plus fragile, et y a une grande mise en évidence de l’humanité et de la faiblesse de Link et Zelda face à cette situation, rappelant qu’on a beau être l’Élu ou la déesse Hylia réincarnée, la réussite ne coule pas de source. Un grand soin est apporté, via une des quêtes secondaires, au développement de leur personnalité, de leur relation pas évidente au début, et de leur rapport à la pression immense qu’ils subissent en raison de leurs rôles respectifs. Zelda souffre d’un immense complexe d’infériorité qui peut la rendre…on va dire « sensible et émotive » (et son père est tellement horrible avec elle que j’ai eu envie d’entrer dans l’écran pour le taper !). Quant à Link…eh bien, son célèbre mutisme trouve enfin une explication autre que « c’est plus pratique quand on est l’avatar du joueur ».

Place dans la chronologie

Oh…C’est maintenant que je dois aborder le sujet ? Aïe. Je suppose que c’était inévitable.

Pour les non-initiés, la chronologie Zelda est un beau bordel timey-wimey suffisamment alambiqué pour que je soupçonne Steven Moffat d’être impliqué dans son élaboration. Il faut dire, pour remettre en contexte, que lors de la diffusion des premiers jeux la question ne se posait pas vraiment, mais qu’au fil du temps, la licence s’enrichissant à chaque opus et ceux-ci s’enchaînant dans le désordre, le besoin de mettre une continuité en place s’est fait ressentir. Ainsi, en 2011 paraît la Bible Hyrule Historia pour les 25 ans de la saga, dans laquelle on peut trouver une chronologie reprenant les seize jeux alors sortis, mettant fin aux théories de fans. Une chronologie qui vu les circonstances était forcément bricolée et complexe. D’autant plus que, certains jeux tournant autour du voyage dans le temps, il était prévisible qu’on se retrouve avec plusieurs timelines, et c’est sans compter les jeux se déroulant dans une dimension parallèle ou un univers de poche.

Depuis, trois jeux sont sortis, et si A Link Between Worlds et Triforce Heroes trouvent leur place sans peine, Breath of the Wild est bien plus difficile à situer. Au point que moi-même je ne pourrais rien vous apprendre, mes recherches sur le sujet s’étant révélées infructueuses à ce jour. Tout ce qui a été confirmé officiellement pour l’instant par Kami-Sama Shigeru Myamoto et Eiji Aonuma étant : c’est après Ocarina of Time mais pas dans la timeline de Wind Waker. Les trois timelines ont en réalité leur lot de partisans avec des arguments plus au moins probants. Un résumé ici. Il y a même d’autres théories, comme celle d’une quatrième timeline, ou encore, plus fou, l’idée que les trois lignes fusionnent en une seule (j’avoue que tout aussi grisant que cela soit, je ne vois pas trop comment c’est possible…). À moins qu'on ait complètement retconné cette chronologie, qui sait...

Pour ma part, mon plaisir personnel était, à chaque fois que je débloquais une partie de la carte, d’examiner la toponymie pour y repérer les clins d’œil aux autres jeux, comme des noms de personnages ou de lieux. Et j’en ai trouvé pour tous les jeux, ce qui rend donc impossible d’en faire des indices. Si les ruines du Temples du Temps et du Ranch Lon Lon sont peut-être de véritables indications, on trouve aussi des références à TFH et au dyptique des Oracles (trois jeux se déroulant dans des pays différents), à Spirit Tracks (sur un autre continent), Wind Waker (où Hyrule est englouti suite à un déluge tel l’Atlantide), Phantom Hourglass (dans une portion d’océan qui est l’équivalent zeldaesque du Triangle des Bermudes), Majoras’Mask (dans un monde parallèle) ou encore Link’s Awakening (dans un rêve !). J’en déduis donc qu’il ne peut s’agir que de fan-service.

Bref, je suis toujours dans l’attente d’informations concrètes.


L’univers et le gameplay

Une des missions que ce jeu s’était données était un retour aux sources, tout en renouvelant un maximum de concepts (vous le croirez pas, Link est droitier et il s'habille plus en vert...comment ça c'est pas important?). À savoir, le tout premier Legend of Zelda sur NES avait en son temps révolutionné le jeu vidéo en offrant un monde ouvert à explorer dans lequel le joueur était largué sans explication. Juste un vieux schnock pour te filer une épée en bois parce que ‘It’s dangerous to go alone, take this !’ et c’était parti, dépatouille-toi tout seul, Link ! C’est effectivement le cas ici. Vous débutez l’aventure sur le Plateau du Prélude, qui s’avèrera être la plus petite province du pays est la plus dépeuplée. À part le mystérieux ermite et quelques camps de Bokoblins, personne ! Le silence, seulement rompu par de discrètes notes de piano, une atmosphère contemplative à la Ghibli, un monde sauvage fleurant bon la post-apocalypse, la sensation d’être seul sans âme qui vive aux alentours, des monuments en ruines et d’étranges machines détériorées enlisées dans la mousse qui les recouvre…Très vite, on a le sentiment d’évoluer dans un environnement où la nature a repris ses droits après un évènement terrible. Et cette première partie, pourtant très intense tant notre héros se voit en mode fight for life alors qu’il est largement sous-équipé à ce stade, vous semblera bien infime quand vous obtiendrez votre paravoile (une sorte de planeur transportable) et passerez les frontières du plateau pour vous lancer à la découverte du reste du monde…enfin de la civilisation ! Mais c’est un pays qui essaye de se reconstruire après une fin du monde, des villages, des gens, des secrets détenant les clefs de votre passé…

Vous pouvez choisir d’affronter Ganon tout de suite, le jeu vous le permet, et c’est le seul objectif indispensable pour gagner, tout le reste est facultatif ! Ce que les speedrunners ne se sont pas privés de faire, afin de boucler le jeu en quelques heures. Pour ma part, je n’ai jamais compris l’intérêt du speedrun (à part pour la forfanterie d’avoir établi un record) a fortiori dans un jeu comme les Zelda, qui ont toujours tiré leur force de la richesse de l’exploration et des quêtes secondaires. D’ailleurs, ils ont pensé à tout : ceux qui se lanceront dans le combat final sans un regard pour le reste non seulement subiront ce combat comme une purge, mais se verront infligés d’une fin alternative leur expliquant qu’ils ne méritent qu’une victoire à la Pyrrhus et insistant sur le fait qu’ils sont passés à côté de l’essentiel du jeu.

D’habitude, il y a une quête principale et des quêtes secondaires. Ici, j’établirais plutôt trois niveaux d’importance :

La quête primaire, c’est abattre Ganon, c’est la seule condition de réussite. Simple. Efficace.

Les quêtes secondaires visent à rendre cette tâche plus aisée tout en faisant progresser l’histoire et en permettant au joueur de découvrir l’univers sous toutes ses coutures. Cela comprend les quatre Créatures Divines (que l’on peut considérer comme les quatre « donjons » au sens classique, et initiant des intrigues secondaires avec des personnages attachants et/ou charismatiques qui seront vos partenaires lors d’un combat, mentions spéciales à Sidon, le prince Zora au sourire ravageur et au super thème musical, et à Yunobo, le Goron doublé par Donald Reygnoux ce qui fait que je le surnomme Titeuf), les souvenirs de Zelda (pour aider Link à retrouver la mémoire et comprendre son passé), la quête de l’épée de légende (avec les Bois Perdus évidemment, et la seule arme du jeu à être incassable) et les 120 sanctuaires (des mini-donjons qui font gagner des réceptacles de cœur, d’endurance, et toutes sortes de chouettes trésors).

Enfin, les quêtes tertiaires sont faites de tout et n’importe quoi, et sont d’une utilité variable, c’est à vous d’expérimenter pour le découvrir. Moi-même je ne les ai pas toutes complétées, et il y en a dont j’ignore tout simplement l’existence, l’univers de ce jeu étant immense à ce point. En vrac, vous pourrez : faire de la paella, crafter toutes sortes de trucs, acheter une maison, fonder un village multi-ethnique, faire du commerce avec Fétide Adams, élever des canassons, chevaucher des bestioles qui ne sont pas des canassons (genre un ours…et après l’avoir immolé…oui), jouer à Koh-Lanta, rencontrer un barde emplumé, suivre un cours de séduction de voïs (c’est ainsi que les Gerudos, peuple constitué entièrement de femmes, nomment les individus nantis d’un chromosome Y), prendre des photos dans un but archéologique, contribuer à une encyclopédie, surfer sur votre bouclier en vous faisant tracter par un morse des sables…et évidemment, sinon ce ne serait pas un vrai Zelda : aller chercher les poules d’un péquenot.

Innovation pour la série : chaque PNJ a sa personnalité et une grosse majorité d’entre eux ont une utilité (même si c’est une quête dont la récompense est 50 rubis). La diversité parmi eux commence aussi à s’approcher du réalisme : on trouve des individus de tous âges, couleurs de peau et sexes, fini le Syndrome de la Schtroumpfette qu’on retrouvait chez certains peuples, comme les Zoras et les Piafs (Ocarina of Time : Ruto et plein de Zoras mâles, Majora’s Mask : Lulu et plein de Zoras mâles, Wind Waker : Medolie et plein de Piafs  mâles, Twilight Princess : Rutela et plein de Zoras mâles, A Link Between Worlds : Orlène et plein de Zoras mâles, Breath of the Wild : des Zoras et des Piafs de tous sexes, les femelles n’étant pas obligées d’être des reines/princesses/prêtresses/chanteuses vedettes indispensables au scénario, certaines se payant même le luxe de ne servir à rien, de juste exister parmi une population, comme dans la vraie vie !)

Et je ne vous ai même pas encore parlé des Yigas (sorte de mafia constituée de ninjas obsédés par les bananes) ou de la Lune de Sang (qui sait, si Link se déshabille quand elle se lève, il passera peut-être un truc…), il y a tant de sous-intrigues !

Breath of the Wild a, depuis sa sortie mais aussi peu avant, été comparé à d’autres jeux célèbres, parfois même au point de faire tomber des accusations du style « C’est trop nul ils ont copiééééé ! », Skyrim pour le monde ouvert et l’ambiance contemplative, Shadow of Colossus pour le fait de partir à l’assaut de créatures titanesques, Metal Gear Solid pour l’aspect infiltration, Tomb Raider pour l’exploration de ruines et le fait de chasser du gibier, Dark Souls pour la difficulté et l’esthétique de certains combats,…et même d’autres œuvres non vidéo-ludiques : j’ai déjà évoqué les Studio Ghibli, et effectivement, il y a de quoi remplir un bingo Miyazaki (même, paraît-il parce que je ne l’ai pas trouvé, un cervidé tout droit sorti de Princesse Mononoké).

Une liste non-exhaustive ici.

Même si l’inspiration est évidente, je n’irai pas jusqu’à parler de plagiat, ni même de fainéantise créative. Les p’tits gars, les œuvres littéraires et artistiques (et je considère le jeu vidéo comme un art) se repompent les unes les autres depuis la nuit des temps ! C’est même un processus vital pour que la culture évolue et se transmette à travers le temps et l’espace : toujours reprendre ce que font les autres, se le réapproprier, le réinventer, le mélanger avec d’autres sources d’inspiration, l’upgrader… Comme le disait Paul Valéry : « Rien de plus original, rien de plus soi, que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le lion est fait de mouton assimilé.»

Breath of the Wild n’est peut-être pas la révolution qu’on attendait, ni le meilleur jeu de tous les temps (cela étant trop subjectif), mais je suis convaincue que l’Histoire s’en souviendra comme d’une excellente synthèse de ce qu’était le jeu vidéo à notre époque. Si vous me permettez une analogie avec la génétique, ce jeu est une chimère !

Il y a aussi que chacun découvre le jeu avec son propre bagage référentiel. Comme je l’ai dit, je ne me considère pas comme une gameuse et je connais mal les univers des jeux cités plus haut. Mais j’ai mes propres références, et j’en ai repérées des totalement fortuites dans ce jeu. Les cœurs jaunes « temporaires » et le côté try and die me rappellent The Biding of Isaac (qui s’inspire des premiers Zelda sur NES, donc l’ascenseur revient), les tours à activer me font penser à Code Lyoko, quant aux Gardiens, vous savez, ces monstres emblématiques du jeu très mis en avant dans les trailers et disposant de leur propre amiibo ? Réfléchissons, ce sont des créatures robotiques, créées il y a très longtemps par probablement quelqu’un de brillant mais sans doute pas très net dans sa tête, expérience qui a mal tourné, qui sous un design plutôt rigolo voire ridicule cachent d’implacables machines à tuer ayant pour but existentiel d’exterminer tout ce qui n’est pas eux, mais en particulier le héros de l’histoire, via un laser tiré depuis leur œil unique ?

Ce sont des putains de Daleks ! Si vous pensiez que je ne trouverais pas de référence à Doctor Who, c’est que vous ne me connaissez pas !

Il y a beaucoup plus d’éléments de RPG. L’environnement qu’on explore est très réactif, les interactions possibles sont nombreuses avec celui-ci, et la météo n’est pas là juste pour créer une ambiance (on peut mourir de froid, prendre feu ou se faire frapper par la foudre, la pluie rend l’escalade plus ardue,…) et nécessitera de s’adapter. Les lois de la physique sont globalement mieux respectées qu’à l’accoutumée, ce qui peut être exploité de manière originale (allumer un feu réchauffe l’air, crée un courant ascendant qui permet de s’envoler avec la paravoile) mais faut pas non plus pousser Mémé dans les orties exagérer , certains points restent sacrément chelous et incitent à invoquer la licence artistique (non, dans la vraie vie on ne grimpe pas une paroi verticale sans aspérité à moins d’être Spiderman, pas plus qu’on ne fait avancer un radeau sur lequel on se tient en agitant un gros éventail…)


T'as froid? Ooooh...pauvre petit chat! Si tu ne te baladais pas à moitié à oualp aussi...

Que dire de plus : ce jeu est dur, mais vraiment très prenant. Les armes qui se brisent au bout d’un certain nombre d’utilisations, le fait de devoir bouffer pour retrouver de l’énergie (fini de trouver des cœurs en cassant des pots !) et des ennemis capables de one-shoter Link dès les premières minutes produisent un effet d’insécurité, voire de peur et de panique : on meurt très souvent, et le fait de ne pas savoir où on va et quoi faire est très perturbant et frustrant surtout si comme moi vous avez un sens de l’orientation avoisinant celui de Zoro dans One Piece. Mais on finit par trouver ses marques et élaborer ses propres stratégies pour atteindre ses objectifs c’est limite une métaphore de ma condition d’Asperger. Il n’y a pas une seule manière de triompher des épreuves, les solutions pour une énigme sont multiples et parfois les créateurs du jeu eux-mêmes n’y avaient pas pensé.

Les combats sont beaucoup plus tactiques, les ennemis ne sont pas des plus diversifiés (on a recours à la bonne vielle astuce du palette swap pour faire les mêmes avec plus de PV, et certains classiques de la série sont absents (quoi que j’aurais pas voulu savoir ce que donneraient les Like-Like ou les Fall Masters) et on en invente pas vraiment d’autres), mais même le moindre Bokolblin ou Octorok peut donner du fil à retordre, quand ils sont en bande, foncer comme un bourrin en spammant le bouton d’action ne fonctionnera pas cette fois, vous l’apprendrez à vos dépends. Et je vous ai dit que les Lynels étaient de la jaquette et qu’ils étaient plus flippants que jamais ? En outre, les armes cassables sont une incitation à tester tout ce qui vous tombe sous la main sans compter uniquement sur votre lame préférée.

La feature intéressante (ou du moins classe), c’est le fameux ralenti à la Matrix : quand on est en l’air (saut ou paravoile), partant du principe que la capacité de concentration de Link s’accroit, le temps semble ralentir et lui permet de mieux viser avec l’arc ou une arme. Le résultat en jette visuellement et renforce la dimension épique de certains combats (Vah’Ruta…).

En plus de pouvoir progresser dans toutes les directions sans balises, on a régulièrement le choix de faire ou de ne pas faire quelque chose. Par exemple, j’ai complètement (et sciemment) mis de côté tout ce qui concernait les chevaux (j’en ai juste apprivoisé un au début, l’ai appelé Lewis comme mon cocker au sale caractère et puis ne m’y suis plus intéressée). Il faut dire que je n’ai jamais aimé ces animaux (pas que je les haïsse, juste que je ne partage pas l’engouement de certaines personnes pour ces bêtes et pour l’équitation). Je n’ai jamais kiffé l’iconique Epona, la fidèle jument de Link dans d’autres jeux, et ai toujours eu en horreur les phases l’impliquant (en particulier quand c’est de l’archerie montée). C’est peut-être un grand classique des Zelda, mais pour moi c’est atroce. Que voulez-vous, il faut de tout pour faire un monde : des gens qui aiment les canassons, et d’autres qui préfèrent les trains à vapeur. J’ai choisi mon camp : tchou-tchou ! Quoi qu’il en soit, j’étais bien heureuse d’avoir le choix d’échapper aux dadas dans ce jeu si j’en avais envie ! J’ai bien eu peur, lors de la dernière phase du combat final, qu’on m’y oblige, mais cette peur fut de courte durée, j’ai pu tout faire à pied, et de manière plus efficace pour moi !

 Par contre, et c’est le plus gros point négatif, qui m’a plus d’une fois mise dans des situations délicates : LA CAMÉRA N’EST PAS TON AMIE ! J’ai aussi trouvé que certains contrôles n’étaient pas pratiques (le centre du joystick gauche qui fait accroupir Link et le fait marcher au ralenti alors que tu veux fuir) en plus d’être parfois en parfaite contradiction avec ceux des jeux précédents, ce qui feront maudire leur mémoire musculaire aux habitués de la saga. 

Autre élément qui pourrait vous plaire ou vous déplaire selon votre sensibilité : les donjons (je récapitule : 4 « grands », les Créatures Divines, et 120 « petits », les sanctuaires) abandonnent la formule habituelle « clefs-carte-boussole-mini-boss-objet-boss-relique » mais sont aussi diantrement répétitifs et manquent d’identité propre, ce qui n’est éventuellement appréciable que si vous enfermer dans une routine vous rassure. Les sanctuaires comportent pour la plupart des énigmes courtes tournant autour d’un même principe, et chacune est unique. D’autres vous feront affronter un Gardien dans une épreuve de force, et ceux-là sont plutôt redondants (à noter que de tous les combats du jeu, ce sont ceux qui m’ont le plus forcée à penser stratégie et combiner différentes techniques). D’autres encore n’apparaissent que suite à la résolution d’une énigme extérieure, et ceux-là sont les plus divertissants. Quant aux Créatures Divines, sans dire que ce sont des copier-coller et bien que de niveaux différents de difficulté, elles ne varient pas les unes des autres et reposent sur le même genre de mécanismes. Alors que, suivant la tradition des donjons Zelda, elles ont chacune leur thème (l’eau, le feu, le vent et la foudre), cela ne se ressent pas en dehors du boss.

Dernier point qui mettra à bout de nerfs quiconque possédant peu de patience : les temps de chargement lors des téléportations. On essaye bien de nous distraire avec des astuces et conseils aléatoires, mais peu d’entre eux sont véritablement utiles (« Évitez de combattre un ennemi puissant s’il ne vous reste plus beaucoup de cœurs, ou alors pensez à vous soigner. » Captain Obvious, welcome among us !).

 

Musiques, graphismes, mise en scène,…

Je vais enfoncer une porte ouverte, mais effectivement c’est une claque visuelle ! Sans doute d’avantage sur Switch que sur Wii U, et sans doute qu’on aurait pu éviter le léger voile brumeux qui apparaît par moment, mais c’est chercher la petite bête. Je n’ai eu à déplorer aucun des lags ou bugs dans l’animation que certains ont repérés, mais peut-être suis-je chanceuse. Ça ne peut en revanche pas être gênant au point d’être un handicap méritant d’être relevé.

La diversité des PNJ est couplée avec un grand travail sur la personnalité du plus insignifiant d’entre eux et ils disposent d’un emploi du temps qu’il faut respecter, ce qui n’était plus arrivé depuis Majora’s Mask. Ils donnent l’impression d’être de vraies personnes, qui protestent quand on les bouscule, et avec qui il est possible d’avoir des dialogues soignés. Car, on l’oublie, Link a beau être le plus iconiques des héros muets, on peut en réalité lui faire dire énormément de choses via les choix de réponses durant les dialogues, qui sont ici très importants. En plus d’influencer la narration, c’est aussi une des sources d’humour, humour dont le jeu n’est pas dépourvu malgré un scénario de fond très sérieux, dans la lignée de ses prédécesseurs. Si cela vous correspond, il y a moyen de « jouer » Link comme un petit morveux insolent qui balance des piques et inflige râteau sur râteau à ceux et celles qui ne cachent pas leur intérêt pour sa personne (et sérieusement, il y en a un étonnant paquet qui veulent le pécho…y’en a aussi plein qui ne peuvent pas le saquer voire qui tenteront de l’étriper sans sommation, ça compense).

Pour ce qui est du son, la grande nouveauté est le doublage des personnages principaux (sauf bien évidemment Link qui est toujours abonné aux « Hyaaaaa !!! Euhaaa ! Yahaaaa !!! » il a un peu moins l'air demeuré cependant), doublage bien entendu différent pour chaque langue. Ce que j’en ai pensé ? Eh bien, au-delà de ma joie de reconnaître certains doubleurs : Donald Reygnoux (Titeuf, Robin dans Kim Possible, Shinji dans Evangelion,…), Benoît Dupac (Onizuka dans GTO, Leo dans Charmed, Shadow dans Sonic,…) ou encore Charlyne Pestel (Misa dans Death Note, Fifi brindacier…), je les ai trouvé complètement…dispensables. C’était sympa mais ça n’apportait pas grand-chose. Et la synchronisation labiale de Zelda, c’était pas trop ça (pas vraiment par la faute de la doubleuse, mais le personnage à l'écran a des mouvements de bouche qui sonnent faux), ce qui rendait ses nombreuses scènes un peu artificielles.


Pauv' niouk!

La musique est, comme il fallait s’y attendre, à la hauteur. Quoi que vraiment discrète dans le premier chapitre pour renforcer la sensation d’isolement dans un monde dévasté. Mais quand on rejoint la civilisation, les thèmes marquants se multiplient, le tout diffusé avec parcimonie.

Ma liste coups de cœur :

Le thème principal, comme si on pouvait passer à côté de celui-là. 

Le village Piaf , un remake de Dragon Roost Island de Wind Waker. 

Le thème d'Urbosa. Les Gerudos sont badass, les Gerudos sont sexy. De toutes façons si t’es pas d’accord, elle va claquer des doigts, et crois-moi, tu n’as pas envie d’être là quand elle claque des doigts.  Même le modèle de poche est une terreur.

Le thème du prince Sidon. Okay, c’est un homme-requin qui fait trois fois la taille de Link, un rouleur de mécaniques et une pub ambulante pour Colgate, mais il a une personnalité juste adorable. On ne peut s’empêcher de se dire : ce mec est trop cool. Pourquoi je ne suis pas étonnée de découvrir l’existence de ceci ?

Les combats contre les Créatures Divines ont tous les quatre une musique vraiment épique, que ce soit le vieux chameau, l’éléphant , le gros pigeon ou la petite salamandre.

Le combat contre le Moldarquor. Depuis Wind Waker, on sait que combattre un ver des sables géant à la Dune est toujours génial si ça se passe dans l’univers de Zelda. 

Et bien sûr, la franchise agrandit son catalogue de musiques trauma adrénaline infarctus instantané avec ceci: you hear that you know you're fucked! 

 
En conclusion...

Je crois que ça n'étonnera personne, mais j'ai adoré ce jeu. Pas juste passé un bon moment avec (comme pour TFH), mais adoré. Après l'avoir fini (avec un taux de complétude ridiculement bas tant il y a à faire, mais au moins j'ai bouclé les quêtes vraiment importantes), j'éprouve un sentiment assez paradoxal: j'ai envie d'y rejouer et en même temps pas envie. Il en va comme pour ces livres, briques d'un millier de pages, qu'on a aimé du début à la fin et qu'on est heureux d'avoir lus, mais qu'on ne va pas relire pour autant. Du moins pas tout de suite.

Et pourtant, je ressens déjà la nostalgie. Même une fois l'objectif final atteint, on a encore envie de s'y promener, d'en fouiller le moindre centimètre carré.

Je terminerais tout de même par cette anecdote alarmante: j'ai trouvé un perso secondaire à l'utilité contestable qui m'horripile encore plus que f*#%ing Tingle, et ça, c'est un exploit en soi!

Je vous présente Noïa, un Korogu géant supposé aider en agrandissant l'inventaire. Mais passée ma première rencontre avec lui, il n'a plus donné signe de vie! Et ce n'est certainement pas moi qui ai mal cherché: j'ai même été sur Internet pour savoir à quels endroits il était sensé apparaître, et il n'y est jamais apparu (j'ai même comparé les captures d'écran), et ce même avec plusieurs centaines d'heures de jeu à mon actif! J'ai beau siffler là-haut sur la colline avec un bouquet d'églantines, il n'est jamais venu, zaï zaï zaï zaï...Et je ne serais pas la seule dans le cas, d'autres joueurs ont eu ce problème. Noïa est aussi lié à une quête, la quête la plus fastidieuse et lourdingue de tout le jeu, nécessitant de collecter 900 items (rien que ça!), afin d'obtenir, à ce que j'ai compris, une grosse noix qui pue en forme de caca et qui permet de le voir danser avec ses maracas débiles à volonté. Le concept de récompense cosmétique poussé à son paroxysme!


Crève, grosse merde!

Je pourrais éditer cet article dans le courant de l'année, sachant que quelques nouveautés seront disponibles d'ici là grâce au Season Pass.



Edit 02/08/2017

Bon bon bon, nous avons acheté le Season Pass et testé la seconde vague d’extensions (la première, c’était juste le tee-shirt Nintendo Switch à trouver sur le Plateau du Prélude, vous conviendrez ça ne valait pas une review détaillée). J’ai donc entamé une seconde partie pour tester tout ça (et en essayant de ne pas faire le scénario dans le même ordre que lors de la précédente, puisque c’est un peu le principe de ce jeu que de pouvoir le redécouvrir sous un autre angle).

Au programme : le Mode Expert, quelques tenues, les Épreuves de l’Épée, l’Amulette de Téléportation et le Mode Empreintes.

Pas grand-chose à dire sur les deux derniers cités : ce sont de sympathiques petits ajouts, qui n’étaient pas nécessaires mais qui peuvent se révélés utiles de temps en temps (les Empreintes par exemple, pour repérer les coins de la carte qu’on a négligés sans le savoir).

Les tenues étaient surtout là pour le fan service, mais le genre de fan service qu’on ne boude pas même quand ça ne sert strictement à rien. Pareil pour la tenue de Dark Link, disponible dans le jeu de base, son seul intérêt, c’est que Link est trop stylé avec, sinon…Par contre, celle qui n’est pas stylée, c’est la Tenue Tingle ! Moi qui croyais qu’ils ne nous referaient plus ce coup-là après Triforce Heroes, quelle naïve ! En plus, je n’ai pas encore compris quel effet ce si seyant collant était supposé avoir…Au moins, l’Armure Spectrale de Spirit!Zelda donne un bonus d’attaque et a une résistance plus que décente (et puis, c’est un peu comme si c’était elle qui était là…). Le masque Korogu est utile (enfin, moi je ne l’ai jamais employé, mais faut dire que je ne m’intéresse pas trop aux Korogus, et pourtant cette fois-ci je n’ai pas eu l’espèce de bug avec le gros con Noïa). La couronne de Midona était aussi un bon ajout, car elle confère une résistance face aux Gardiens, elle n’est pas la seule avec cette particularité et comme les autres tenues de l’extension on ne peut pas l’améliorer avec les fées, mais les autres vêtements archéoniques sont rares, assez chers et pas le genre qu’on trouve en début de partie. Alors que la Couronne de Midona est facile à localiser, elle se révèle donc un bon dépannage en attendant de se dégoter mieux. Mais bien entendu, la meilleure nouvelle tenue est le Masque de Majora ( rien de bien étonnant venant d’un artefact tiré du meilleur jeu de la franchise, ceci étant parfaitement objectif et impartial de ma part) : j’ai lu que certains avaient été déçus de sa faible résistance, mais son effet de dissuader les ennemis d’attaquer (sauf pour les Gardiens, les Lynels et les pt’tites merdouilles comme les  Keeses et les Chuchu) est très efficace. Ce n’est pas que je cherche à fuir les combats, mais quand on a un objectif autre et qu’on n'a ni le temps, ni la patience, ni l’envie de taper tous les Lézalfos qui jaillissent de derrière un rocher, ce masque est un soulagement (et aussi parce que c’est marrant de voler les coffres des Bokoblins sous leur nez sans qu’ils ne fassent rien).

Les Épreuves de l’Épée…ahem…j’ai essayé, et après trois tentatives où j’ai échoué lamentablement (alors que c’était le niveau facile), j’ai renoncé. J’impute ce fisaco au Mode Expert (voir ci-dessous) et retenterai l’affaire lors de ma troisième partie fin de cette année (que je ferai en Mode Classique). À suivre donc. Mais pour ceux qui voudraient savoir en quoi ça consiste : c’est comme l’Île Finalis (que je surnomme « Île Koh-lanta »), mais avec l’obligation de tuer tous les ennemis, des pièces plus petites (donc moins de place pour esquiver ou battre en retraite), moins de munitions et de bouffe pour se soigner, des ennemis plus hard (dont des Gardiens 4.0), et les pouvoirs des Prodiges désactivés. Et trois niveaux de difficulté. On ne peut nier qu’il y a du challenge.

Quant au Mode Expert…eh bien, déjà que le jeu était loin d’être facile à la base, là il y a de quoi suer à grosses gouttes : non seulement les ennemis ont tous monté d’un pallier dans le palette swap qui indique leur résistance, mais maintenant ils regagnent de la vie si vous ne les tuez pas assez vite (et cela vaut aussi pour les boss…oui, même Calamity Ganon, vous croyiez quoi ?). Ce qui force le joueur à repenser toutes les stratégies qu’il croyait avoir rodées lors de sa partie précédente en Mode Classique (moi qui avait pris l’habitude de les avoir à l’usure en me mettant dans un coin hors de leur portée et en leur balançant des bombes…). Personnellement, j’ai trouvé intéressant de faire une partie en Mode Expert, c’était une chouette expérience, mais que je ne compte pas renouveler.

La prochaine extension sera pour fin 2017 et devrait mettre le focus cette fois sur l’histoire et les personnages. Cet article subira donc un nouvel edit dès lors.

Ah j’oubliais : maintenant on peut aussi avoir le doublage dans la langue qu’on désire (pas besoin du Season Pass, il faut juste mettre à jour la console). J’ai mis du japonais : c’est sympa d’entendre Sidon me dire : « Arigatô, Rinku ! »


Ecrit par Campanita, à 12:47 dans la rubrique "Divers".
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Lundi (27/03/17)
Affiche L'héritage presque parfait
--> notre dernière pièce de théâtre
Ecrit par Campanita, à 14:16 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Vendredi (03/03/17)
Dad
--> par Nob


Il n'y a pas que Les Nombrils qui font vibrer mon cœur en matière de bédé francophone nouvelle vague (même si c'est la meilleure, et ce, de manière totalement objective). Il y a Tamara (dont je pourrais dire autant de bien que de mal...), Seuls (que je devrais sérieusement me mettre à lire parce que visiblement ça déchire, et le film adapté récemment sorti serait une telle tuerie que même Durendal l'a kiffé...Durendal, quoi!), et bien d'autres. Aujourd'hui je mets le focus sur un récent coup de cœur, Dad.

On y suit les déboires de ce personnage rondouillard et d'allure bonhomme qu'on ne connaîtra que par son surnom, Dad, à la tête (quoi que sa position dans la hiérarchie est discutable) d'une famille qu'on qualifierait de bien moderne. Père de quatre filles de mères différentes qui l'ont apparemment toutes laissé avec un cœur brisé et un nouveau bébé sur les bras, il tente de concilier sa carrière calamiteuse d'acteur avec l'éducation de quatre petites pestes charmantes jeune-filles au caractère bien trempé. L'aînée, Pandora dite Panda, est l'intello à lunettes passionnée par les finances et la comptabilité. D'un humour cynique et pince sans rire, elle est vite devenue mon personnage favori. Viennent ensuite la puinée Ondine, girly jusque dans ses cheveux roses, prototype même de l'ado branchée mauvaise à l'école et craignant que son père lui mette la honte en lui parlant devant ses amis ; Roxanne, la sportive garçon manqué accro à la console ; et enfin Bérénice, qui est un bébé et...et être un bébé est déjà bien assez quand on sait l'attention que demandent ces machins-là. Et si toutes les quatre sont au fond adorables et affectueuses envers leur pauvre paternel, elles sont implacables et lui mènent la vie dure.

En trois tomes, on ne sort pas trop de la formule gag d'une planche, mais tout de même quelques petits fils rouges se tissent, alors qu'on en apprend un peu plus sur le passé de Dad et que ses ex-femmes ressurgissent les unes après les autres (bon, on en a vu que deux pour l'instant, mais c'est la moitié!).

Très rafraîchissante, cette bédé procure beaucoup de rire et de bonne humeur, le tout servi par un dessin simple et des couleurs douces comme de l'aquarelle.

Ecrit par Campanita, à 16:49 dans la rubrique "Critiques 9ième art".
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Amigurumi BMO
Juste au moment où je termine de tricoter cette petite console vivante de dessin animé, le facteur vient m'apporter la Switch (avec Breath of the Wild évidemment) !




Ecrit par Campanita, à 15:51 dans la rubrique "Mes autres modestes petites créations".
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Vendredi (23/12/16)
Les animaux fantastiques...
Tout est dit.

Non pas vraiment, en fait. Mais c'est amusant.

Ecrit par Campanita, à 12:57 dans la rubrique "Divers".
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